Paroles de la chanson Dans mes rêves 圓夢曲 par Joyce Jonathan
Je suis pas un oiseau fragile
Et même les oiseaux fragiles
Ont des ailes, tu sais
Combien de phrases futiles?
Me juger, c'est facile
Ne rien dire, je l'ai fait
我忘了失眠 抹⼀眼笑臉
不想困倦給看⾒
J'fais comme dans mes rêves, je ne pense plus à rien
Il y a des fleurs que j'arrose tous les matins
Comme dans mes rêves, il y a personne qui me retient
Je me sens bien
Et même les oiseaux fragiles
Ont des ailes, tu sais
Combien de phrases futiles?
Me juger, c'est facile
Ne rien dire, je l'ai fait
我忘了失眠 抹⼀眼笑臉
不想困倦給看⾒
J'fais comme dans mes rêves, je ne pense plus à rien
Il y a des fleurs que j'arrose tous les matins
Comme dans mes rêves, il y a personne qui me retient
Je me sens bien
Oui, je cours, soudain, je m'affole
Je respire, j'assume, je suis folle
Dans mes rêves
Dans mes rêves
這傀儡也會變臉 戴上勇氣的冠冕
不想給牽著線 放任去歷險
現實幻象的兩⾯ 讚美裡虛空的聲線
Do you mean what you mean?
Parfois tout va bien, pourtant tout va mal
Parfois j'me sens pas normale
J'fais comme dans mes rêves, je ne pense plus à rien
Il y a des fleurs que j'arrose tous les matins
Comme dans mes rêves, il y a personne qui me retient
Je me sens bien
Oui, je cours, soudain, je m'affole
Je respire, j'assume, je suis folle
Dans mes rêves
Dans mes rêves
彌留⼈群裡 無從作動
困於出口 點點陣痛
埋藏靈魂裡 仍傳來半滴悸動
還有些種⼦可以夢裡栽種
Il y a des fleurs que j'arrose tous les matins
Oh, il y a personne qui me retient
Je me sens bien
Oui, je cours, soudain, je m'affole
Je respire, j'assume, je suis folle
Oui, je cours, soudain, je m'affole
Je respire, j'assume, je suis folle
Dans mes rêves
Dans mes rêves
彌留⼈群裡 無從作動
困於出口 點點陣痛
埋藏靈魂裡 仍傳來半滴悸動
還有些種⼦可以夢裡栽種
Il y a des fleurs que j'arrose tous les matins
Oh, il y a personne qui me retient
Je me sens bien
Oui, je cours, soudain, je m'affole
Je respire, j'assume, je suis folle
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Dans mes rêves
Que racontent les paroles de la chanson Dans mes rêves 圓夢曲 de Joyce Jonathan ?
Quand les rêves deviennent un territoire
Il y a quelque chose d'immédiatement désarmant dans l'ouverture de cette chanson. Pas de fioritures, pas de métaphore élaborée pour entrer en matière — juste une voix qui dit : je ne suis pas fragile. Et puis, presque aussitôt, un aveu glissé en douceur : même les oiseaux fragiles ont des ailes. Joyce Jonathan installe dès les premières secondes une ambivalence qui ne la quittera plus jusqu'à la fin du morceau.
Le titre lui-même, « Dans mes rêves 圓夢曲 », dit déjà tout de ce que la chanson va faire : tenir ensemble deux mondes, deux langues, deux façons d'exprimer l'inexprimable. Le français porte la mélodie du quotidien, du refrain qu'on retient, des fleurs arrosées le matin comme un rituel salvateur. Le mandarin, lui, descend plus profondément — il dit la foule dans laquelle on flotte sans pouvoir agir, la douleur sourde d'être coincée à la sortie, l'âme dans laquelle il reste encore « une demi-goutte de frisson ».
Dans la foule et hors du monde
On suit la chanson comme on suit quelqu'un qui marche dans une ville trop bruyante avec des écouteurs sur les oreilles. Dehors, le bruit des jugements — « me juger, c'est facile » — et des phrases qui ne servent à rien. Dedans, cet espace rêvé où personne ne retient, où l'on court, où l'on s'affole, et où cette affolement-là a le goût de la liberté plutôt que de la panique. « Je respire, j'assume, je suis folle » : la folie ici n'est pas une pathologie, c'est un passeport.
La section en mandarin au cœur du morceau est particulièrement saisissante. Elle parle d'une marionnette qui apprend à changer de visage, qui coiffe la couronne du courage et refuse qu'on tire ses fils — une image presque théâtrale qui contraste avec la légèreté apparente du refrain en français. Et cette question lâchée en anglais, « do you mean what you mean? », comme un soupçon jeté à la face des louanges creuses.
Des graines plantées dans les songes
La fin de la chanson revient à l'image des graines qu'on peut encore planter dans les rêves — « 還有些種子可以夢裡栽種 » — avant que les fleurs du refrain ne reprennent. C'est peut-être là le cœur de tout : le rêve n'est pas une fuite, c'est un jardin qu'on cultive en secret, loin du regard de ceux qui jugent trop vite.
Il y a quelque chose d'immédiatement désarmant dans l'ouverture de cette chanson. Pas de fioritures, pas de métaphore élaborée pour entrer en matière — juste une voix qui dit : je ne suis pas fragile. Et puis, presque aussitôt, un aveu glissé en douceur : même les oiseaux fragiles ont des ailes. Joyce Jonathan installe dès les premières secondes une ambivalence qui ne la quittera plus jusqu'à la fin du morceau.
Le titre lui-même, « Dans mes rêves 圓夢曲 », dit déjà tout de ce que la chanson va faire : tenir ensemble deux mondes, deux langues, deux façons d'exprimer l'inexprimable. Le français porte la mélodie du quotidien, du refrain qu'on retient, des fleurs arrosées le matin comme un rituel salvateur. Le mandarin, lui, descend plus profondément — il dit la foule dans laquelle on flotte sans pouvoir agir, la douleur sourde d'être coincée à la sortie, l'âme dans laquelle il reste encore « une demi-goutte de frisson ».
Dans la foule et hors du monde
On suit la chanson comme on suit quelqu'un qui marche dans une ville trop bruyante avec des écouteurs sur les oreilles. Dehors, le bruit des jugements — « me juger, c'est facile » — et des phrases qui ne servent à rien. Dedans, cet espace rêvé où personne ne retient, où l'on court, où l'on s'affole, et où cette affolement-là a le goût de la liberté plutôt que de la panique. « Je respire, j'assume, je suis folle » : la folie ici n'est pas une pathologie, c'est un passeport.
La section en mandarin au cœur du morceau est particulièrement saisissante. Elle parle d'une marionnette qui apprend à changer de visage, qui coiffe la couronne du courage et refuse qu'on tire ses fils — une image presque théâtrale qui contraste avec la légèreté apparente du refrain en français. Et cette question lâchée en anglais, « do you mean what you mean? », comme un soupçon jeté à la face des louanges creuses.
Des graines plantées dans les songes
La fin de la chanson revient à l'image des graines qu'on peut encore planter dans les rêves — « 還有些種子可以夢裡栽種 » — avant que les fleurs du refrain ne reprennent. C'est peut-être là le cœur de tout : le rêve n'est pas une fuite, c'est un jardin qu'on cultive en secret, loin du regard de ceux qui jugent trop vite.