Paroles de la chanson Where Is Gone? (Traduction) par
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Le regard que tu fais avec tes mots pervers
La façon parfaite de dire « Je t'aime »
Par un jour de pluie dans ma tête
Le cadre photo, il montre ton visage
Ça ne vaut que ce que tu paies dans ce monde
[ROSALÍA & Grian Chatten]
Je m'en fiche, tellement insouciant
Mais, chéri(e), quand tu souris
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Je me souviens quand
Ils me tenaient face à l'été
Et les larmes couleraient, chéri(e), si tu essaies
Le regard que tu fais avec tes mots pervers
La façon parfaite de dire « Je t'aime »
Par un jour de pluie dans ma tête
Le cadre photo, il montre ton visage
Ça ne vaut que ce que tu paies dans ce monde
[ROSALÍA & Grian Chatten]
Je m'en fiche, tellement insouciant
Mais, chéri(e), quand tu souris
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Je me souviens quand
Ils me tenaient face à l'été
Et les larmes couleraient, chéri(e), si tu essaies
Il n'y a aucun mal à dire : « Laisse tomber, laisse mourir »
Je me souviens quand
Ils me tenaient face au soleil
Jusqu'à ce que je crie : « Chéri(e), si c'est réel
Il n'est pas question que je revienne à ce que je ressens »
[ROSALÍA, Grian Chatten]
Le cadre photo a sûrement tort
Un certain homme viendra te dire
Que tu n'es pas seul(e) du tout
La pièce la plus sombre
Par le jour le plus lumineux
Un sale tour
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Je me souviens quand
Ils me tenaient face au soleil
Jusqu'à ce que je crie : « Chéri(e), si c'est réel
Il n'est pas question que je revienne à ce que je ressens »
[ROSALÍA, Grian Chatten]
Le cadre photo a sûrement tort
Un certain homme viendra te dire
Que tu n'es pas seul(e) du tout
La pièce la plus sombre
Par le jour le plus lumineux
Un sale tour
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Et nous partons pour toujours
Plus un jour de pluie en vue
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Je me souviens quand
Ils me tenaient face à l'été
Et les larmes couleraient, chéri(e), si tu essaies
Il n'y a aucun mal à dire : « Laisse tomber, laisse mourir »
Je me souviens quand
Ils me tenaient face au soleil
Jusqu'à ce que je crie : « Chéri(e), si c'est réel
Il n'est pas question que je revienne à ce que je ressens »
[Grian Chatten]
Plus un jour de pluie en vue
[Grian Chatten & ROSALÍA]
Je me souviens quand
Ils me tenaient face à l'été
Et les larmes couleraient, chéri(e), si tu essaies
Il n'y a aucun mal à dire : « Laisse tomber, laisse mourir »
Je me souviens quand
Ils me tenaient face au soleil
Jusqu'à ce que je crie : « Chéri(e), si c'est réel
Il n'est pas question que je revienne à ce que je ressens »
[Grian Chatten]
Alors, où est le passé ?
Et pourquoi je ne sais pas ?
C'est juste le début
D'un autre spectacle pour te blesser
Et te faire sentir vivant(e)
Et pourquoi je ne sais pas ?
C'est juste le début
D'un autre spectacle pour te blesser
Et te faire sentir vivant(e)
Que racontent les paroles de la chanson Where Is Gone? (Traduction) de Fontaines D.C. ?
Le cadre vide sur le mur
Il y a ce cadre photo. Il revient deux fois dans la chanson, comme un objet qu'on continuerait de fixer sans vraiment savoir pourquoi. "The picture frame, it shows your face" — puis plus loin, "the picture frame is surely wrong". Entre ces deux occurrences, quelque chose a changé dans le regard du narrateur. Peut-être rien dans la réalité, mais tout dans la façon de voir.
"Where Is Gone?" s'ouvre sur une ambiance brumeuse, intime, un peu déréglée. Fontaines D.C. et ROSALÍA avancent ensemble dans un espace qui ressemble à une chambre un jour de pluie — cet état particulier où les pensées tournent en rond et où les souvenirs s'imposent sans prévenir. La voix de Grian Chatten porte cette fatigue douce-amère qui lui est propre, et ROSALÍA lui répond avec une chaleur qui contraste, qui retient.
Porté par l'été, rattrapé par le présent
Le refrain est une boucle mémorielle. "I remember when / They held me up against the summertime" — quelqu'un, autrefois, tenait le narrateur à bout de bras face à la lumière. Une image presque enfantine, d'une tendresse qui fait mal quand on la regarde de trop loin. Et la boucle revient, légèrement différente, "to the sunshine" plutôt qu'"against the summertime", comme si la mémoire elle-même n'était pas sûre de ses propres contours.
Ce que la chanson refuse de faire, c'est de résoudre quoi que ce soit. "There's no way I'm going back to how I feel" sonne moins comme une victoire que comme une ligne tracée dans le sable. On s'y accroche parce qu'il le faut, pas parce qu'on y croit vraiment.
Là où la disparition disparaît
La vraie bascule arrive à la toute fin, quand Chatten murmure seul : "So, where is gone? / And why don't I know?" C'est une question qui se dévore elle-même. Pas "où est la personne qui est partie" — mais où est l'absence, où est l'oubli, pourquoi la disparition n'a-t-elle pas disparu avec ce qu'elle était censée emporter. "It's just the start / Of another show to hurt you / And make you feel alive" — la douleur comme seule preuve d'existence. Fontaines D.C. et ROSALÍA laissent la question ouverte, suspendue, sans fond.
Il y a ce cadre photo. Il revient deux fois dans la chanson, comme un objet qu'on continuerait de fixer sans vraiment savoir pourquoi. "The picture frame, it shows your face" — puis plus loin, "the picture frame is surely wrong". Entre ces deux occurrences, quelque chose a changé dans le regard du narrateur. Peut-être rien dans la réalité, mais tout dans la façon de voir.
"Where Is Gone?" s'ouvre sur une ambiance brumeuse, intime, un peu déréglée. Fontaines D.C. et ROSALÍA avancent ensemble dans un espace qui ressemble à une chambre un jour de pluie — cet état particulier où les pensées tournent en rond et où les souvenirs s'imposent sans prévenir. La voix de Grian Chatten porte cette fatigue douce-amère qui lui est propre, et ROSALÍA lui répond avec une chaleur qui contraste, qui retient.
Porté par l'été, rattrapé par le présent
Le refrain est une boucle mémorielle. "I remember when / They held me up against the summertime" — quelqu'un, autrefois, tenait le narrateur à bout de bras face à la lumière. Une image presque enfantine, d'une tendresse qui fait mal quand on la regarde de trop loin. Et la boucle revient, légèrement différente, "to the sunshine" plutôt qu'"against the summertime", comme si la mémoire elle-même n'était pas sûre de ses propres contours.
Ce que la chanson refuse de faire, c'est de résoudre quoi que ce soit. "There's no way I'm going back to how I feel" sonne moins comme une victoire que comme une ligne tracée dans le sable. On s'y accroche parce qu'il le faut, pas parce qu'on y croit vraiment.
Là où la disparition disparaît
La vraie bascule arrive à la toute fin, quand Chatten murmure seul : "So, where is gone? / And why don't I know?" C'est une question qui se dévore elle-même. Pas "où est la personne qui est partie" — mais où est l'absence, où est l'oubli, pourquoi la disparition n'a-t-elle pas disparu avec ce qu'elle était censée emporter. "It's just the start / Of another show to hurt you / And make you feel alive" — la douleur comme seule preuve d'existence. Fontaines D.C. et ROSALÍA laissent la question ouverte, suspendue, sans fond.