Paroles de la chanson Japan (traduction) par
Tu sais, elle est la mime, elle a un petit ami au Japon
Et il est meilleur que sa parole, oh, du moins, c'est ce que j'ai entendu
Quand ils baisent, elle quitte son corps un moment
Et elle paie pour toutes ses conneries jusqu'à ce qu'il dise merci sans sourire
Et sa voiture est dans la cour, il fait semblant qu'elle ne démarre pas
Mais elle voit en son cœur et la gare n'est pas si loin
Au coin de la rue, elle le dépose, pleurant comme un enfant
Il dit merci pour les promesses connues, j'apprécie ton style
Et il est meilleur que sa parole, oh, du moins, c'est ce que j'ai entendu
Quand ils baisent, elle quitte son corps un moment
Et elle paie pour toutes ses conneries jusqu'à ce qu'il dise merci sans sourire
Et sa voiture est dans la cour, il fait semblant qu'elle ne démarre pas
Mais elle voit en son cœur et la gare n'est pas si loin
Au coin de la rue, elle le dépose, pleurant comme un enfant
Il dit merci pour les promesses connues, j'apprécie ton style
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée ?
Tu sais, elle est la mime, elle a un petit ami au Japon
Et il est meilleur que sa parole, oh, du moins, c'est ce que j'ai entendu
Quand ils baisent, elle quitte son corps un moment
Et elle paie pour toutes ses conneries jusqu'à ce qu'il dise merci sans sourire
Ah-ah-ah
Quel tournant à prendre
Ah-ah-ah
Et si tu craquais ? Yeah
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée ?
Tu sais, elle est la mime, elle a un petit ami au Japon
Et il est meilleur que sa parole, oh, du moins, c'est ce que j'ai entendu
Quand ils baisent, elle quitte son corps un moment
Et elle paie pour toutes ses conneries jusqu'à ce qu'il dise merci sans sourire
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée le rendre réel ?
Pourquoi t'es allée ?
Tu sais, elle est la mime, elle a un petit ami au Japon
Et il est meilleur que sa parole, oh, du moins, c'est ce que j'ai entendu
Quand ils baisent, elle quitte son corps un moment
Et elle paie pour toutes ses conneries jusqu'à ce qu'il dise merci sans sourire
Que racontent les paroles de la chanson Japan (traduction) de Fontaines D.C. ?
Elle pleure au coin de la rue et personne ne la regarde
Il y a quelque chose d'inconfortable dans "Japan", une gêne qu'on n'arrive pas tout à fait à nommer pendant les premières écoutes. Fontaines D.C. ont ce talent particulier de rendre la banalité du mal quotidien presque insupportable à entendre — non pas en criant, mais en décrivant, froidement, précisément, comme si la caméra tournait sans que les personnages le sachent.
Le film qu'on ne voulait pas voir
On entre dans la scène par un détail : elle est la mime, lui a une voiture qui fait semblant de ne pas démarrer. Ces deux images suffisent à tout comprendre. Elle joue un rôle dans une pièce dont il a écrit les règles. Lui joue la comédie de la contrainte pour ne pas avoir à admettre qu'il choisit de se faire conduire. Et elle, au coin de la rue, le dépose en pleurant pendant qu'il la remercie avec la chaleur d'un ticket de caisse. "Thanks for the known promises" — merci pour les promesses connues, celles dont tout le monde savait qu'elles ne tiendraient pas. C'est dit avec style, comme il dit lui-même : "I appreciate your style." Il sait parler. C'est probablement pour ça qu'elle reste.
La distance comme refuge et comme piège
Le Japon du titre, c'est l'écart géographique qui permet à tout cela d'exister. Quand quelqu'un est loin, on peut l'idéaliser, combler les silences avec ce qu'on veut croire. "He's better than his word, at least that's what I heard" — la rumeur, l'ouï-dire, la construction mentale d'un homme meilleur que celui qu'elle vit réellement. Et quand ils se retrouvent, elle quitte son propre corps pour tenir le coup. Le refrain surgit là-dessus comme une gifle douce : "Why'd you go and make it real ?" Pourquoi avoir rendu tout ça concret, palpable, douloureux ? La vraie cruauté de la chanson, c'est qu'on ne sait pas à qui la question est posée. Peut-être à elle. Peut-être à nous, qui regardons.
Il y a quelque chose d'inconfortable dans "Japan", une gêne qu'on n'arrive pas tout à fait à nommer pendant les premières écoutes. Fontaines D.C. ont ce talent particulier de rendre la banalité du mal quotidien presque insupportable à entendre — non pas en criant, mais en décrivant, froidement, précisément, comme si la caméra tournait sans que les personnages le sachent.
Le film qu'on ne voulait pas voir
On entre dans la scène par un détail : elle est la mime, lui a une voiture qui fait semblant de ne pas démarrer. Ces deux images suffisent à tout comprendre. Elle joue un rôle dans une pièce dont il a écrit les règles. Lui joue la comédie de la contrainte pour ne pas avoir à admettre qu'il choisit de se faire conduire. Et elle, au coin de la rue, le dépose en pleurant pendant qu'il la remercie avec la chaleur d'un ticket de caisse. "Thanks for the known promises" — merci pour les promesses connues, celles dont tout le monde savait qu'elles ne tiendraient pas. C'est dit avec style, comme il dit lui-même : "I appreciate your style." Il sait parler. C'est probablement pour ça qu'elle reste.
La distance comme refuge et comme piège
Le Japon du titre, c'est l'écart géographique qui permet à tout cela d'exister. Quand quelqu'un est loin, on peut l'idéaliser, combler les silences avec ce qu'on veut croire. "He's better than his word, at least that's what I heard" — la rumeur, l'ouï-dire, la construction mentale d'un homme meilleur que celui qu'elle vit réellement. Et quand ils se retrouvent, elle quitte son propre corps pour tenir le coup. Le refrain surgit là-dessus comme une gifle douce : "Why'd you go and make it real ?" Pourquoi avoir rendu tout ça concret, palpable, douloureux ? La vraie cruauté de la chanson, c'est qu'on ne sait pas à qui la question est posée. Peut-être à elle. Peut-être à nous, qui regardons.