Paroles de la chanson Naïve par
Toutes ces promesses
Tous ces maudits mots doux
Me laissent sur la langue
Un drôle de goût
Comme si j'avalais le Monde
De travers
Bu trop vite ses couleuvres
Ces phrases en l'air
Dis, qu'est-ce qu'on va en faire ?
L'amour ?
La guerre ?
Naïve
On a pu croire que je l'étais
C'était avant, quand c'était vrai
Rien n'y fait
Tous ces maudits mots doux
Me laissent sur la langue
Un drôle de goût
Comme si j'avalais le Monde
De travers
Bu trop vite ses couleuvres
Ces phrases en l'air
Dis, qu'est-ce qu'on va en faire ?
L'amour ?
La guerre ?
Naïve
On a pu croire que je l'étais
C'était avant, quand c'était vrai
Rien n'y fait
Naïve
Moi, je veux croire farouchement
Ce qu'on me dit, quand on me ment
Croire en tout ce qu'on ne se dit pas
Ce cœur qui bat, lui, ne ment pas
De nos aveux
Nos aventures d'un soir
Non, je ne veux
Plus rien savoir
L'abus de pouvoir
De nos langues vipères
Appuie sur la blessure
Alors que dans nos silences
Je peux voir
Le jour qui perce entre les murs
Et puis l'espoir
Naïve
On a pu croire que je l'étais
C'était avant, quand c'était vrai
Rien n'y fait
Naïve
Moi, je veux croire farouchement
Ce qu'on me dit, quand on me ment
De ces enfants qu'on était
Je veux garder la candeur
Viens, restons sourds à la rumeur
Cette fin du monde au bras des hommes
Qu'on aurait croisée
Je ne veux pas faire du malheur
Ma seule vérité
Naïfs
Comme il faut croire que l'on pourrait
Faire comme avant, quand c'était vrai
Sait-on jamais ?
Naïfs
Ils pourraient vivre encore un peu
Les hommes, libres, les hommes, heureux
Croire en tout ce qu'on ne leur dit pas
Tant qu'il bat, le cœur
L'amour ne meurt pas
Sait-on jamais ?
Naïfs
Ils pourraient vivre encore un peu
Les hommes, libres, les hommes, heureux
Croire en tout ce qu'on ne leur dit pas
Tant qu'il bat, le cœur
L'amour ne meurt pas
Que racontent les paroles de la chanson Naïve de Zazie ?
On a tous avalé des couleuvres
Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans les premières secondes de « Naïve ». Ce goût bizarre sur la langue après qu'on nous a dit des choses trop belles pour être vraies. Ces « maudits mots doux » que Zazie crache avec une douceur presque ironique, comme si elle savait exactement à quel point ils ont fait mal, et exactement pourquoi elle y a quand même cru.
On entre dans la chanson avec cette image — avaler le monde de travers, boire trop vite ses couleuvres — et ça suffit à poser le décor. Une histoire qui a mal tourné, ou plusieurs. Des promesses qui se sont évaporées. La question qui reste, sèche et sans réponse : « Dis, qu'est-ce qu'on va en faire ? L'amour ? La guerre ? »
Une voix qui refuse de durcir
Ce qui touche le plus dans ce texte, c'est le refus de la cynisme. On attendrait, après pareille désillusion, que la chanteuse claque la porte et parte amère. Mais Zazie fait l'inverse. Elle dit vouloir croire « farouchement » — le mot est fort, presque violent — même quand on lui ment. Pas par bêtise. Par choix.
Il y a une tension magnifique dans ce « croire en tout ce qu'on ne se dit pas ». Ces silences entre deux personnes qui s'aiment mal ou s'aiment trop, ces non-dits où pourtant « le jour perce entre les murs ». L'espoir n'est pas proclamé à grands cris ici, il filtre. Discrètement, obstinément, comme une lumière sous une porte.
Le monde comme horizon
Au fil des refrains, quelque chose s'élargit. La blessure intime devient une question plus grande. La naïveté n'appartient plus à une femme seule — elle devient « naïfs », pluriel, une sorte de rêve collectif un peu fou : que les hommes puissent encore être libres, heureux, capables de croire à ce qu'on ne leur dit pas. Dans un monde qui sature de cynisme et de « fin du monde au bras des hommes », choisir de ne pas faire du malheur sa seule vérité, c'est presque un acte militant.
Zazie termine avec une évidence qu'on avait presque oubliée à force de se méfier de tout : tant que le cœur bat, l'amour ne meurt pas. Simple, direct, imparable.
Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans les premières secondes de « Naïve ». Ce goût bizarre sur la langue après qu'on nous a dit des choses trop belles pour être vraies. Ces « maudits mots doux » que Zazie crache avec une douceur presque ironique, comme si elle savait exactement à quel point ils ont fait mal, et exactement pourquoi elle y a quand même cru.
On entre dans la chanson avec cette image — avaler le monde de travers, boire trop vite ses couleuvres — et ça suffit à poser le décor. Une histoire qui a mal tourné, ou plusieurs. Des promesses qui se sont évaporées. La question qui reste, sèche et sans réponse : « Dis, qu'est-ce qu'on va en faire ? L'amour ? La guerre ? »
Une voix qui refuse de durcir
Ce qui touche le plus dans ce texte, c'est le refus de la cynisme. On attendrait, après pareille désillusion, que la chanteuse claque la porte et parte amère. Mais Zazie fait l'inverse. Elle dit vouloir croire « farouchement » — le mot est fort, presque violent — même quand on lui ment. Pas par bêtise. Par choix.
Il y a une tension magnifique dans ce « croire en tout ce qu'on ne se dit pas ». Ces silences entre deux personnes qui s'aiment mal ou s'aiment trop, ces non-dits où pourtant « le jour perce entre les murs ». L'espoir n'est pas proclamé à grands cris ici, il filtre. Discrètement, obstinément, comme une lumière sous une porte.
Le monde comme horizon
Au fil des refrains, quelque chose s'élargit. La blessure intime devient une question plus grande. La naïveté n'appartient plus à une femme seule — elle devient « naïfs », pluriel, une sorte de rêve collectif un peu fou : que les hommes puissent encore être libres, heureux, capables de croire à ce qu'on ne leur dit pas. Dans un monde qui sature de cynisme et de « fin du monde au bras des hommes », choisir de ne pas faire du malheur sa seule vérité, c'est presque un acte militant.
Zazie termine avec une évidence qu'on avait presque oubliée à force de se méfier de tout : tant que le cœur bat, l'amour ne meurt pas. Simple, direct, imparable.