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Paroles de la chanson Tongue (Traduction) par

Oh, elle a une langue pour démanteler ta vie
Oh, elle a une — oh, elle a une langue pour démanteler ta vie, vie
Oh, elle a une langue pour démanteler ta vie
Oh, elle a une — oh, elle a une langue pour démanteler ta vie, vie

Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
J'ai toujours imaginé qu'on aurait partagé la compétition
Tu dis que non, moi je dis que ton bonheur est en train de disparaître
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
J'ai toujours imaginé qu'on aurait partagé la compétition
Tu dis que non, moi je dis que ton bonheur est en train de disparaître

Oh, elle a une langue pour démanteler ta vie
Oh, elle a une —

Au plus profond de ta douleur
Je ressens la même chose
Plus on s'enfonce
Je crois que tu le sais

Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé

Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
J'ai toujours imaginé qu'on aurait partagé la compétition
Tu dis que non, moi je dis que ton bonheur est en train de disparaître
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
Ai-je le droit de le dire si personne ne va écouter ?
J'ai toujours imaginé qu'on aurait partagé la compétition
Tu dis que non, moi je dis que ton bonheur est en train de disparaître

Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Plus destructeur qu'un Adderall
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé
Merde, désolé, j'avais pas réalisé que j'avais appelé

Oh, elle a une langue pour démanteler ta vie
Oh, elle a une — oh, elle a une langue pour démanteler ta vie, vie
Oh, elle a une langue pour démanteler ta vie
Oh, elle a une — oh, elle a une langue pour démanteler ta vie

Que racontent les paroles de la chanson Tongue (Traduction) de Fontaines D.C. ?

Quand les mots font plus mal que tout le reste

Il y a quelque chose d'immédiatement inconfortable dans "Tongue". Dès les premières secondes, cette phrase qui revient comme une gifle répétée — "she has a tongue to take apart your life" — installe une ambiance où la douceur n'a pas sa place. Fontaines D.C. ne ménage jamais vraiment, mais ici le groupe dublinois touche à quelque chose de particulièrement intime : la manière dont certaines personnes, avec rien d'autre que leurs mots, réussissent à tout défaire.

On entre dans la chanson comme on entre dans une dispute dont on ne comprend pas encore tous les enjeux. Il y a quelqu'un en face. Il y a une relation qui grince. Et il y a ce narrateur qui tourne en rond autour d'une question qu'il n'arrive pas à poser franchement.

L'impasse du dialogue

"Am I allowed to say it if nobody's gonna listen ?" — cette phrase-là, elle revient trop souvent pour qu'on puisse l'ignorer. C'est la question de quelqu'un qui a déjà essayé. Qui a parlé, ou tenté de parler, et qui a senti ses mots tomber dans le vide. Pas parce qu'il manquait d'éloquence, mais parce que l'autre avait décidé de ne pas entendre. Le narrateur observe que "your happiness is going missing" — le bonheur de l'autre s'efface — et pourtant l'autre dit que non, tout va bien. Ce décalage-là, cette solitude d'avoir raison sans pouvoir le prouver, c'est le cœur battant du morceau.

Un appel passé par erreur

Puis arrive ce moment étrange, presque drôle si ce n'était pas si triste : "More abuse than an Adderall, shit, I'm sorry, didn't realise I called." La comparaison est violente — la relation consume davantage qu'un médicament détourné de son usage — mais ce qui suit la désamorce aussitôt. Un appel passé sans le vouloir. Une voix au bout du fil qu'on ne cherchait pas vraiment. Ou peut-être qu'on cherchait, justement, et qu'on ne veut pas l'admettre.

C'est dans ces petits accidents du quotidien que Fontaines D.C. excelle : transformer l'anecdotique en révélateur émotionnel. "Tongue" finit comme elle a commencé, sur cette image de langue qui démantèle une vie, et on repart avec la sensation étrange d'avoir assisté à quelque chose de très privé, sans tout à fait comprendre la fin de l'histoire.

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