Paroles de la chanson Les âmes brûlées par
[Hemiosphere & Yuston XIII]
Au-delà du temps, emportée par le vent, je t'attendrai
Au-delà du temps, on savait bien qu'un jour plus rien ne serait comme avant
Le froid nous a rendu méfiants, et si j'avais fait autrement
Au fond de ma cage, les images me reviennent
Au travers de l'orage, elles hurlent et me rappellent
Toutes ces vies perdues dans l'oubli
Enfant solitaire envoyé en enfer
J'traverserai la vallée jusqu'à l'aube
On survit, gros, j'attends pas qu'on nous sauve
Comme un faucon dans les montagnes, j'pense à ceux
Au-delà du temps, emportée par le vent, je t'attendrai
Au-delà du temps, on savait bien qu'un jour plus rien ne serait comme avant
Le froid nous a rendu méfiants, et si j'avais fait autrement
Au fond de ma cage, les images me reviennent
Au travers de l'orage, elles hurlent et me rappellent
Toutes ces vies perdues dans l'oubli
Enfant solitaire envoyé en enfer
J'traverserai la vallée jusqu'à l'aube
On survit, gros, j'attends pas qu'on nous sauve
Comme un faucon dans les montagnes, j'pense à ceux
Qu'on a perdus sans même pouvoir dire adieu
Dis-moi si un jour, on sera heureux
On cherche tous l'oasis dans cette mer de feu (mer de feu)
Paraît qu'la vue est plus belle depuis les cieux
Mais j'crois que le chaos m'a brûlé les yeux
J'sais que tes larmes peuvent inonder les rivières
Mais tu pourras brûler le monde, ça chassera jamais la colère
Comme un ange tombé du ciel, j'vois qu'dans ses yeux, y a plus trop d'lumière
Y a pas d'paradis sans enfer, y a pas de haine sans guerre
Au travers des ruines, j'vois le monde s'assombrir (Ouh, oh, oh)
Des vies s'embraser et brûlées par nos incendies (Ouh, oh, oh)
Dis-moi si un jour, on sera heureux
On cherche tous l'oasis dans cette mer de feu (mer de feu)
Paraît qu'la vue est plus belle depuis les cieux
Mais j'crois que le chaos m'a brûlé les yeux
J'sais que tes larmes peuvent inonder les rivières
Mais tu pourras brûler le monde, ça chassera jamais la colère
Comme un ange tombé du ciel, j'vois qu'dans ses yeux, y a plus trop d'lumière
Y a pas d'paradis sans enfer, y a pas de haine sans guerre
Au travers des ruines, j'vois le monde s'assombrir (Ouh, oh, oh)
Des vies s'embraser et brûlées par nos incendies (Ouh, oh, oh)
Des larmes de sable ont changé les visages
Pourtant, le souffle d'un nouveau départ
[Yuston XIII & Ensemble]
[Aya sai o
Filassi asso
Fais danser pafo-o-o
Aya sai o
Filassi asso
Fais danser pafo-o-o ?]
[Yuston XIII]
Comme un déjà-vu, le volcan brûle ma peau (brûle ma peau)
Forgé dans la lave, comme un enfant du chaos (enfant du chaos)
Il fallait souffrir, sans ça, on aurait jamais grandi
Pourtant, le souffle d'un nouveau départ
[Yuston XIII & Ensemble]
[Aya sai o
Filassi asso
Fais danser pafo-o-o
Aya sai o
Filassi asso
Fais danser pafo-o-o ?]
[Yuston XIII]
Comme un déjà-vu, le volcan brûle ma peau (brûle ma peau)
Forgé dans la lave, comme un enfant du chaos (enfant du chaos)
Il fallait souffrir, sans ça, on aurait jamais grandi
Ils peuvent nous laisser pour mort, dis-leur qu'on respire encore
[Hemiosphere]
Au fond de ma cage, les images me reviennent
Au travers de l'orage, elles hurlent et me rappellent
Toutes ces vies perdues dans l'oubli
Enfant solitaire envoyé en enfer
[Hemiosphere]
Au fond de ma cage, les images me reviennent
Au travers de l'orage, elles hurlent et me rappellent
Toutes ces vies perdues dans l'oubli
Enfant solitaire envoyé en enfer
Que racontent les paroles de la chanson Les âmes brûlées de Yuston XIII ?
Quelque chose brûle, et ça ne s'éteint pas
Il y a des chansons qui commencent doucement et te rattrapent par surprise. Les Âmes brûlées n'est pas de celles-là. Dès les premières lignes, portées conjointement par Hemiosphere et Yuston XIII, on est happé dans un espace-temps suspendu — "au-delà du temps, emportée par le vent, je t'attendrai" — une promesse lancée dans le vide, à quelqu'un ou à quelque chose qu'on a perdu sans vraiment pouvoir le nommer.
L'incendie intérieur
Le morceau construit peu à peu le portrait d'un monde ravagé, mais le vrai terrain de guerre est intérieur. La cage dont il est question n'a pas de barreaux visibles — c'est celle des images qui reviennent, des souvenirs qui hurlent dans l'orage. Yuston XIII raconte une existence forgée dans la douleur, presque fière de ses cicatrices : "forgé dans la lave, comme un enfant du chaos". Il ne s'agit pas d'apitoiement. C'est une généalogie — comprendre d'où on vient pour expliquer pourquoi on tient encore debout.
Le passage choral au cœur du morceau, avec ses syllabes rituelles et répétées ("Aya sai o / Filassi asso"), introduit une dimension presque chamanique. Comme si la langue ordinaire ne suffisait plus pour dire ce qui a été traversé. Comme si certaines vérités n'avaient pas de mots, seulement des sons.
Ceux qu'on a perdus, ceux qui restent
Ce qui touche le plus dans ce texte, c'est la façon dont il tient ensemble le deuil et la résistance. "J'pense à ceux qu'on a perdus sans même pouvoir dire adieu" — la peine est là, brute, sans fioritures. Mais juste à côté, il y a cette affirmation têtue : "ils peuvent nous laisser pour mort, dis-leur qu'on respire encore". Pas de triomphe, pas de happy end. Juste le souffle. Juste la preuve qu'on est toujours là, quelque part entre les ruines et ce que le texte appelle, à la toute fin, "le souffle d'un nouveau départ" — une ouverture minuscule mais réelle, comme une fenêtre dans un mur de cendres.
Il y a des chansons qui commencent doucement et te rattrapent par surprise. Les Âmes brûlées n'est pas de celles-là. Dès les premières lignes, portées conjointement par Hemiosphere et Yuston XIII, on est happé dans un espace-temps suspendu — "au-delà du temps, emportée par le vent, je t'attendrai" — une promesse lancée dans le vide, à quelqu'un ou à quelque chose qu'on a perdu sans vraiment pouvoir le nommer.
L'incendie intérieur
Le morceau construit peu à peu le portrait d'un monde ravagé, mais le vrai terrain de guerre est intérieur. La cage dont il est question n'a pas de barreaux visibles — c'est celle des images qui reviennent, des souvenirs qui hurlent dans l'orage. Yuston XIII raconte une existence forgée dans la douleur, presque fière de ses cicatrices : "forgé dans la lave, comme un enfant du chaos". Il ne s'agit pas d'apitoiement. C'est une généalogie — comprendre d'où on vient pour expliquer pourquoi on tient encore debout.
Le passage choral au cœur du morceau, avec ses syllabes rituelles et répétées ("Aya sai o / Filassi asso"), introduit une dimension presque chamanique. Comme si la langue ordinaire ne suffisait plus pour dire ce qui a été traversé. Comme si certaines vérités n'avaient pas de mots, seulement des sons.
Ceux qu'on a perdus, ceux qui restent
Ce qui touche le plus dans ce texte, c'est la façon dont il tient ensemble le deuil et la résistance. "J'pense à ceux qu'on a perdus sans même pouvoir dire adieu" — la peine est là, brute, sans fioritures. Mais juste à côté, il y a cette affirmation têtue : "ils peuvent nous laisser pour mort, dis-leur qu'on respire encore". Pas de triomphe, pas de happy end. Juste le souffle. Juste la preuve qu'on est toujours là, quelque part entre les ruines et ce que le texte appelle, à la toute fin, "le souffle d'un nouveau départ" — une ouverture minuscule mais réelle, comme une fenêtre dans un mur de cendres.