Paroles de la chanson La fin de ce monde par
Deux ans sous la glace, comment tu veux qu'j'fasse ?
Au fond d'moi, c'est l'incendie, j'vois l'horizon qui s'enfuit
J'me refais tout l'film sur le toit, où tu veux qu'j'aille ?
Personne n'échappe au mauvais sort
Ça fera mal même en changeant l'décor
J'pensais qu'la fame, l'argent, les femmes soigneraient mes scars
Mais l'chant des sirènes ne fait qu'm'éloigner du phare
La ligne est fine entre le rêve et le cauchemar
J'ai pas choisi mon camp, mon cœur est noir depuis l'départ (Oh, ha, ha, ha)
Au fond d'moi, c'est l'incendie, j'vois l'horizon qui s'enfuit
J'me refais tout l'film sur le toit, où tu veux qu'j'aille ?
Personne n'échappe au mauvais sort
Ça fera mal même en changeant l'décor
J'pensais qu'la fame, l'argent, les femmes soigneraient mes scars
Mais l'chant des sirènes ne fait qu'm'éloigner du phare
La ligne est fine entre le rêve et le cauchemar
J'ai pas choisi mon camp, mon cœur est noir depuis l'départ (Oh, ha, ha, ha)
Rah, j'peux plus avancer, j'regrette d'avoir aimé sans l'dire
J'crois bien qu'ce monde est mort, tout le monde est triste et on veut tous s'enfuir
J'regarde tomber la muraille, j'veux plus contenir l'incendie
Pas b'soin d'vos thérapies, ce soir, on tire, ce soir, on brûle la ville
(La fin d'ce monde)
Y a longtemps qu'on les écoute pas
J'les vois parler, c'est des cobras
Si j'rentre pas, qui m'attendra ?
Si j'pose les armes, qui les prendra ?
Tu veux m'voir, mais pourquoi, tu m'prends pour un docteur ?
Y a plus que d'la cendre dans mon cœur, donne pas d'l'amour si t'as peur de la douleur
J'crois bien qu'ce monde est mort, tout le monde est triste et on veut tous s'enfuir
J'regarde tomber la muraille, j'veux plus contenir l'incendie
Pas b'soin d'vos thérapies, ce soir, on tire, ce soir, on brûle la ville
(La fin d'ce monde)
Y a longtemps qu'on les écoute pas
J'les vois parler, c'est des cobras
Si j'rentre pas, qui m'attendra ?
Si j'pose les armes, qui les prendra ?
Tu veux m'voir, mais pourquoi, tu m'prends pour un docteur ?
Y a plus que d'la cendre dans mon cœur, donne pas d'l'amour si t'as peur de la douleur
Hey, bientôt, j'pars dans les montagnes
Si tu veux ma place, faut le mental
Gros, j'ai même plus l'time pour le burn out
J'fais que de bosser, les étages, j'ai voulu monter
Maintenant, j'suis tout seul en haut
J'crois qu'on est tous maudits, si c'est ça, fuck la route, hey
(La fin d'ce monde) (C'est la fin d'ce monde)
J'ai tout détruit si facilement
Si j'brûle toute la ville, c'est que j'ai plus trop l'choix
J'suis pas un guide, enfant maudit sous nuage noir
J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage
Si tu veux ma place, faut le mental
Gros, j'ai même plus l'time pour le burn out
J'fais que de bosser, les étages, j'ai voulu monter
Maintenant, j'suis tout seul en haut
J'crois qu'on est tous maudits, si c'est ça, fuck la route, hey
(La fin d'ce monde) (C'est la fin d'ce monde)
J'ai tout détruit si facilement
Si j'brûle toute la ville, c'est que j'ai plus trop l'choix
J'suis pas un guide, enfant maudit sous nuage noir
J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage
J'ai tout détruit si facilement
Si j'brûle toute la ville, c'est que j'ai plus trop l'choix
J'suis pas un guide, enfant maudit sous nuage noir
J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage (Bien trop d'rage)
Si j'brûle toute la ville, c'est que j'ai plus trop l'choix
J'suis pas un guide, enfant maudit sous nuage noir
J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage (Bien trop d'rage)
Que racontent les paroles de la chanson La fin de ce monde de Yuston XIII ?
Quand on allume l'incendie pour ne plus avoir froid
Il y a des chansons qui ressemblent à des journaux intimes qu'on n'aurait jamais dû lire. "La fin de ce monde" de Yuston XIII est de celles-là. Dès les premières secondes, on entre dans la tête d'un type qui a passé deux ans figé, gelé de l'intérieur — "deux ans sous la glace" — pendant que quelque chose brûlait quand même là-dessous, sans jamais trouver de sortie.
On suit le fil de sa pensée comme on suit quelqu'un qui marche sur un toit la nuit. Il se repasse le film. Il cherche où aller. Il avait cru — comme beaucoup — que la réussite guérirait tout ça. La célébrité, l'argent, les femmes. Que l'extérieur comblerait l'intérieur. Mais non. "La ligne est fine entre le rêve et le cauchemar", et lui, il danse dessus depuis trop longtemps.
Montée vers le vide
Ce qui rend le morceau prenant, c'est qu'il ne se complait pas dans la plainte. Il y a de la lucidité là-dedans, une forme de colère froide qui tranche avec la mélancolie attendue. Yuston XIII a voulu monter — il a monté. "J'fais que de bosser, les étages, j'ai voulu monter, maintenant j'suis tout seul en haut." Et là-haut, il n'y a personne. Juste des cobras qui parlent, des gens qui veulent lui prendre quelque chose sans jamais rien donner. Quelqu'un lui dit qu'il lui manque, qu'il veut le voir — et lui répond avec une brutalité désarmante : "tu m'prends pour un docteur ? Y a plus que d'la cendre dans mon cœur."
Ce n'est pas de la dureté. C'est l'épuisement.
L'enfant maudit qui voulait juste qu'on l'aime
Et puis arrive ce refrain, répété jusqu'à en devenir une prière à l'envers. "J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage." Là, tout s'effondre proprement. Derrière l'incendie, derrière les armes posées ou reprises, derrière la ville brûlée en effigie — il y a juste ça. Un besoin simple, archaïque, que la rage a fini par dévorer. Yuston XIII ne cherche pas à être sauvé dans cette chanson. Il cherche juste à être compris. C'est peut-être la chose la plus humaine qu'on puisse mettre dans un texte.
Il y a des chansons qui ressemblent à des journaux intimes qu'on n'aurait jamais dû lire. "La fin de ce monde" de Yuston XIII est de celles-là. Dès les premières secondes, on entre dans la tête d'un type qui a passé deux ans figé, gelé de l'intérieur — "deux ans sous la glace" — pendant que quelque chose brûlait quand même là-dessous, sans jamais trouver de sortie.
On suit le fil de sa pensée comme on suit quelqu'un qui marche sur un toit la nuit. Il se repasse le film. Il cherche où aller. Il avait cru — comme beaucoup — que la réussite guérirait tout ça. La célébrité, l'argent, les femmes. Que l'extérieur comblerait l'intérieur. Mais non. "La ligne est fine entre le rêve et le cauchemar", et lui, il danse dessus depuis trop longtemps.
Montée vers le vide
Ce qui rend le morceau prenant, c'est qu'il ne se complait pas dans la plainte. Il y a de la lucidité là-dedans, une forme de colère froide qui tranche avec la mélancolie attendue. Yuston XIII a voulu monter — il a monté. "J'fais que de bosser, les étages, j'ai voulu monter, maintenant j'suis tout seul en haut." Et là-haut, il n'y a personne. Juste des cobras qui parlent, des gens qui veulent lui prendre quelque chose sans jamais rien donner. Quelqu'un lui dit qu'il lui manque, qu'il veut le voir — et lui répond avec une brutalité désarmante : "tu m'prends pour un docteur ? Y a plus que d'la cendre dans mon cœur."
Ce n'est pas de la dureté. C'est l'épuisement.
L'enfant maudit qui voulait juste qu'on l'aime
Et puis arrive ce refrain, répété jusqu'à en devenir une prière à l'envers. "J'voulais juste qu'on m'aime, mais j'crois qu'j'ai bien trop d'rage." Là, tout s'effondre proprement. Derrière l'incendie, derrière les armes posées ou reprises, derrière la ville brûlée en effigie — il y a juste ça. Un besoin simple, archaïque, que la rage a fini par dévorer. Yuston XIII ne cherche pas à être sauvé dans cette chanson. Il cherche juste à être compris. C'est peut-être la chose la plus humaine qu'on puisse mettre dans un texte.