Paroles de la chanson Mon bel enfer par
L'enfer n'est jamais loin
Il m'prend par la main (oh, oh, oh, oh)
Mon cœur s'ra toujours très sombre
Sombrement beau
Y a qu'un seul vrai choix : tu restes ou tu pars
Y a du bon même dans les grandes douleurs
J'commence à revoir les couleurs
C'est ma lumière, mon bel enfer
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
J'me demande encore si on gagnera la partie
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
De mon bel enfer, j'en j'f'rai mon paradis
Moi, j'ai failli tout arrêter, comme si le mal, j'méritais
Il m'prend par la main (oh, oh, oh, oh)
Mon cœur s'ra toujours très sombre
Sombrement beau
Y a qu'un seul vrai choix : tu restes ou tu pars
Y a du bon même dans les grandes douleurs
J'commence à revoir les couleurs
C'est ma lumière, mon bel enfer
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
J'me demande encore si on gagnera la partie
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
De mon bel enfer, j'en j'f'rai mon paradis
Moi, j'ai failli tout arrêter, comme si le mal, j'méritais
Et si je partais, est-ce que vraiment j'leur manquerais ?
J'étais seul face aux archers, les flèches sifflaient, j'attendais l'assaut
Les monstres dans la tête et le cœur en morceaux (en morceaux)
Mais fuck, c'est pas la vraie vie, j'suis plus l'même d'puis qu'j'suis parti (hey)
Seul, j'sors de la caverne, leur ciel est gris, le mien est blessé
J'sais qu'ils pensent que j'suis fou, tant mieux, moi, j'suis pas comme vous
Elle m'a dit que j'suis pas d'ceux qu'on oublie
J'vois déjà la fin d'la course
Faut qu'j'prenne mon temps, il m'reste qu'un tour (il m'reste qu'un tour)
C'est plus simple de partir loin quand tu traînes plus rien, qu'elle dit plus "reviens"
J'étais seul face aux archers, les flèches sifflaient, j'attendais l'assaut
Les monstres dans la tête et le cœur en morceaux (en morceaux)
Mais fuck, c'est pas la vraie vie, j'suis plus l'même d'puis qu'j'suis parti (hey)
Seul, j'sors de la caverne, leur ciel est gris, le mien est blessé
J'sais qu'ils pensent que j'suis fou, tant mieux, moi, j'suis pas comme vous
Elle m'a dit que j'suis pas d'ceux qu'on oublie
J'vois déjà la fin d'la course
Faut qu'j'prenne mon temps, il m'reste qu'un tour (il m'reste qu'un tour)
C'est plus simple de partir loin quand tu traînes plus rien, qu'elle dit plus "reviens"
J'ai ça dans la peau, regarde, il est si beau, mon chaos
J'crois qu'ça ira
L'enfer n'est jamais loin
Il m'prend par la main (ouh, ouh, ouh, ouh)
Mon cœur s'ra toujours très sombre
Sombrement beau
Y a qu'un seul vrai choix : tu restes ou tu pars
Y a du bon même dans les grandes douleurs
J'commence à revoir les couleurs
C'est ma lumière, mon bel enfer
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
J'me demande encore si on gagnera la partie
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
De mon bel enfer, j'en j'f'rai mon paradis
J'crois qu'ça ira
L'enfer n'est jamais loin
Il m'prend par la main (ouh, ouh, ouh, ouh)
Mon cœur s'ra toujours très sombre
Sombrement beau
Y a qu'un seul vrai choix : tu restes ou tu pars
Y a du bon même dans les grandes douleurs
J'commence à revoir les couleurs
C'est ma lumière, mon bel enfer
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
J'me demande encore si on gagnera la partie
Ou c'est p't-être juste un peu d'pluie
De mon bel enfer, j'en j'f'rai mon paradis
Que racontent les paroles de la chanson Mon bel enfer de Yuston XIII ?
Quand la douleur tend la main
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à consoler. Qui préfèrent regarder la souffrance en face, lui laisser de la place, et voir ce qu'il en reste une fois qu'on a arrêté de fuir. "Mon bel enfer" de Yuston XIII est de celles-là. Dès les premières secondes, quelque chose accroche : cet enfer qui "prend par la main", presque affectueusement, comme s'il était devenu une vieille connaissance qu'on ne peut plus vraiment chasser.
Le morceau s'installe dans cet espace étrange entre le sombre et le lumineux — "sombrement beau", dit-il, et on comprend immédiatement de quoi il parle. Ce sentiment de trouver une certaine beauté dans ce qui nous abîme, d'être presque attaché à sa propre douleur parce qu'elle fait partie de ce qu'on est.
Le moment où tout aurait pu basculer
Puis vient le couplet, et là la chanson change de peau. Yuston lâche quelque chose de plus cru, de moins poli : "J'ai failli tout arrêter, comme si le mal, j'méritais." Une phrase qui fait l'effet d'une porte qui s'ouvre sur une pièce qu'on n'attendait pas. Derrière, il y a la solitude absolue — "seul face aux archers" —, les pensées qui tournent en boucle, le doute de savoir si on compte vraiment pour ceux qu'on aime. C'est écrit sans filet, sans euphémisme, et c'est pour ça que ça touche.
Ce qui rend le récit encore plus fort, c'est le moment où il bascule. Pas une révélation fracassante, juste un "fuck, c'est pas la vraie vie" qui arrive comme un coup de poing dans l'estomac — dans le bon sens. Le narrateur sort de la caverne, seul, sans attendre que quelqu'un lui ouvre la porte.
Un paradis encore bancal
"J'crois qu'ça ira" — trois mots posés presque en catimini vers la fin, et pourtant ce sont peut-être les plus puissants du texte. Pas "ça va bien", pas "j'ai guéri", juste ce petit "j'crois" qui laisse la porte entrouverte au doute. Le refrain revient avec sa pluie incertaine, sa promesse hésitante de transformer l'enfer en paradis. Yuston XIII ne vend pas une guérison. Il raconte juste, avec une honnêteté désarmante, le chemin qui mène de la caverne vers une lumière encore tremblante.
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à consoler. Qui préfèrent regarder la souffrance en face, lui laisser de la place, et voir ce qu'il en reste une fois qu'on a arrêté de fuir. "Mon bel enfer" de Yuston XIII est de celles-là. Dès les premières secondes, quelque chose accroche : cet enfer qui "prend par la main", presque affectueusement, comme s'il était devenu une vieille connaissance qu'on ne peut plus vraiment chasser.
Le morceau s'installe dans cet espace étrange entre le sombre et le lumineux — "sombrement beau", dit-il, et on comprend immédiatement de quoi il parle. Ce sentiment de trouver une certaine beauté dans ce qui nous abîme, d'être presque attaché à sa propre douleur parce qu'elle fait partie de ce qu'on est.
Le moment où tout aurait pu basculer
Puis vient le couplet, et là la chanson change de peau. Yuston lâche quelque chose de plus cru, de moins poli : "J'ai failli tout arrêter, comme si le mal, j'méritais." Une phrase qui fait l'effet d'une porte qui s'ouvre sur une pièce qu'on n'attendait pas. Derrière, il y a la solitude absolue — "seul face aux archers" —, les pensées qui tournent en boucle, le doute de savoir si on compte vraiment pour ceux qu'on aime. C'est écrit sans filet, sans euphémisme, et c'est pour ça que ça touche.
Ce qui rend le récit encore plus fort, c'est le moment où il bascule. Pas une révélation fracassante, juste un "fuck, c'est pas la vraie vie" qui arrive comme un coup de poing dans l'estomac — dans le bon sens. Le narrateur sort de la caverne, seul, sans attendre que quelqu'un lui ouvre la porte.
Un paradis encore bancal
"J'crois qu'ça ira" — trois mots posés presque en catimini vers la fin, et pourtant ce sont peut-être les plus puissants du texte. Pas "ça va bien", pas "j'ai guéri", juste ce petit "j'crois" qui laisse la porte entrouverte au doute. Le refrain revient avec sa pluie incertaine, sa promesse hésitante de transformer l'enfer en paradis. Yuston XIII ne vend pas une guérison. Il raconte juste, avec une honnêteté désarmante, le chemin qui mène de la caverne vers une lumière encore tremblante.