Paroles de la chanson With Or Without You par
See the stone set in your eyes
See the thorn twist in your side
I wait for you
Sleight of hand and twist of fate
On a bed of nails she makes me wait
And I wait without you
With or without you
With or without you
Through the storm we reach the shore
You give it all but I want more
And I'm waiting for you
With or without you
See the thorn twist in your side
I wait for you
Sleight of hand and twist of fate
On a bed of nails she makes me wait
And I wait without you
With or without you
With or without you
Through the storm we reach the shore
You give it all but I want more
And I'm waiting for you
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you
And you give yourself away
And you give yourself away
And you give
And you give
And you give yourself away
My hands are tied
My body bruised, she's got me with
Nothing to win and
Nothing left to lose
And you give yourself away
And you give yourself away
And you give
I can't live
With or without you
And you give yourself away
And you give yourself away
And you give
And you give
And you give yourself away
My hands are tied
My body bruised, she's got me with
Nothing to win and
Nothing left to lose
And you give yourself away
And you give yourself away
And you give
And you give
And you give yourself away
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you
Oh...oh...oh...
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you
And you give yourself away
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you
Oh...oh...oh...
With or without you
With or without you
I can't live
With or without you
Que racontent les paroles de la chanson With Or Without You de U2 ?
Quand l'amour ressemble à une prison dorée
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme une euphorie, et puis il y a "With or Without You". U2 choisit l'autre versant : celui où aimer quelqu'un, c'est se retrouver coincé dans un endroit dont on ne veut pas partir mais où on ne peut pas rester. Dès la première image — une pierre dans les yeux, une épine qui tord — on comprend que ce n'est pas une chanson de séduction. C'est une chanson de captivité.
L'attente comme état permanent
Ce qui frappe en suivant le fil du texte, c'est la passivité du narrateur. Il attend. Il attend sur ce lit de clous, il attend à travers la tempête, il attend encore après que la tempête soit passée et qu'ils aient atteint le rivage. "Through the storm we reach the shore" — ils survivent, ils arrivent quelque part, et pourtant rien ne se résout. Parce que l'arrivée n'est pas la solution. La relation continue de le tenir, les mains liées, le corps meurtri, sans rien à gagner ni rien à perdre. Il est là, suspendu, dans cet entre-deux que beaucoup reconnaîtront pour l'avoir vécu.
Un refrain qui ne conclut rien
C'est peut-être là le génie de la chanson : son refrain ne propose aucune sortie. "I can't live, with or without you" revient encore et encore, porté par la voix de Bono qui monte progressivement, comme si répéter l'évidence pouvait suffire à la dépasser. Mais non. La chanson se termine dans les mêmes eaux troubles qu'elle a commencées, avec ces "oh" suspendus dans le vide. Pas de réconciliation, pas de rupture, pas de catharsis propre. Juste le constat nu d'une dépendance que ni la raison ni le temps ne semblent pouvoir défaire. Et c'est exactement pour ça qu'on l'écoute encore, trente ans plus tard, en ayant l'impression qu'elle parle de nous.
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme une euphorie, et puis il y a "With or Without You". U2 choisit l'autre versant : celui où aimer quelqu'un, c'est se retrouver coincé dans un endroit dont on ne veut pas partir mais où on ne peut pas rester. Dès la première image — une pierre dans les yeux, une épine qui tord — on comprend que ce n'est pas une chanson de séduction. C'est une chanson de captivité.
L'attente comme état permanent
Ce qui frappe en suivant le fil du texte, c'est la passivité du narrateur. Il attend. Il attend sur ce lit de clous, il attend à travers la tempête, il attend encore après que la tempête soit passée et qu'ils aient atteint le rivage. "Through the storm we reach the shore" — ils survivent, ils arrivent quelque part, et pourtant rien ne se résout. Parce que l'arrivée n'est pas la solution. La relation continue de le tenir, les mains liées, le corps meurtri, sans rien à gagner ni rien à perdre. Il est là, suspendu, dans cet entre-deux que beaucoup reconnaîtront pour l'avoir vécu.
Un refrain qui ne conclut rien
C'est peut-être là le génie de la chanson : son refrain ne propose aucune sortie. "I can't live, with or without you" revient encore et encore, porté par la voix de Bono qui monte progressivement, comme si répéter l'évidence pouvait suffire à la dépasser. Mais non. La chanson se termine dans les mêmes eaux troubles qu'elle a commencées, avec ces "oh" suspendus dans le vide. Pas de réconciliation, pas de rupture, pas de catharsis propre. Juste le constat nu d'une dépendance que ni la raison ni le temps ne semblent pouvoir défaire. Et c'est exactement pour ça qu'on l'écoute encore, trente ans plus tard, en ayant l'impression qu'elle parle de nous.