Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Hold Me (traduction) par

Je n'ai pas attendu un état ultime quelconque
J'étais prêt, je savais qu'il était tard
Tu savais comment me trouver
La lune juste derrière moi
Et tout perdant son poids

Ne veux-tu pas
Me tenir, me tenir
Et tout perdra son poids
Alors tiens-moi
Tiens-moi
Et les ténèbres quitteront cet endroit
Tout perdra son poids

Et elle a dit :
L'oiseau dans ta main
Ou l'oiseau dans le ciel
Quand tu regardes le monde au-dehors
Tout se renouvelle
À chaque battement de paupière
Maintenant, lequel est le plus digne

Ne veux-tu pas
Me tenir, me tenir
Et tout perdra son poids
Tiens-moi
Tiens-moi
Et les ténèbres quitteront cet endroit
Tout perdra son poids

Je peux entendre le vilain petit canard chanter :
Tu savais comment me trouver
La lune juste derrière moi
Et Dieu ne peut distinguer un clochard d'un roi

Tiens-moi, tiens-moi
Et tout perdra son poids
Alors tiens-moi
Tiens-moi
Et les ténèbres quitteront cet endroit
Et tout perdra son poids
Tout perdra son poids

Tout perdra son poids

Que racontent les paroles de la chanson Hold Me (traduction) de Morten Harket ?

Une main tendue dans le noir

Il y a des chansons qui commencent là où d'autres finissent — dans cet espace précis où l'on a enfin cessé d'attendre sans savoir quoi. Hold Me de Morten Harket ouvre exactement sur ce seuil : quelqu'un qui n'a pas cherché un état parfait, qui était simplement là, prêt, avec la lune dans le dos comme une lumière froide et bienveillante. Quelque chose allait se passer. Il le savait.

La voix de Harket a toujours eu ce don particulier de rendre l'intime universel. Depuis les années a-ha, elle porte une clarté presque douloureuse, comme si chaque note refusait le mensonge. Sur Hold Me, cette voix supplie sans jamais s'abaisser. Le refrain revient, encore et encore — « hold me, hold me » — et ce n'est pas de la faiblesse, c'est de l'honnêteté. Être tenu par quelqu'un, c'est accepter de peser moins lourd. C'est laisser le monde se dépouiller de sa gravité.

L'oiseau, le canard et le roi

Au milieu de la chanson, une voix entre — une femme. Elle pose une question que personne ne pose vraiment : entre l'oiseau qu'on tient et celui qui vole libre, lequel choisit-on ? Et le monde dehors, qui se renouvelle à chaque battement de paupière — est-ce qu'on le voit vraiment ? Ce dialogue bref, presque suspendu, donne à la chanson une profondeur inattendue. Ce n'est plus seulement une demande d'amour. C'est une conversation sur ce qu'on rate quand on serre trop fort ce qu'on a.

Puis arrive cette image magnifique et étrange : le vilain petit canard qui chante, et Dieu qui ne sait pas distinguer le clochard du roi. Harket glisse là une idée à la fois humble et immense — que la grâce n'a pas de hiérarchie, que le besoin d'être rejoint est universel, indépendant du rang ou de la dignité sociale.

Une promesse qui flotte

Hold Me ne résout rien avec fracas. Elle laisse tout en suspens, répétant une dernière fois que « everything will lose its weight », comme si la chanson elle-même cherchait à se délester. Et on y croit, parce que la voix y croit. C'est peut-être ça, la magie de Harket : il chante les choses comme s'il les vivait pour la première fois.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment