Paroles de la chanson On m'appelle artiste par
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
Peut-être que l'art c'est restituer la vie autrement
En la faisant passer par le filtre de ses sentiments
Ce filtre est un mélange de sa culture, ses valeurs
De son vécu, son présent, de ses envies, ses humeurs
Peut-être que l'art c'est juste un transfert d'émotions
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
Peut-être que l'art c'est restituer la vie autrement
En la faisant passer par le filtre de ses sentiments
Ce filtre est un mélange de sa culture, ses valeurs
De son vécu, son présent, de ses envies, ses humeurs
Peut-être que l'art c'est juste un transfert d'émotions
Entre celui qui crée et celui qui reçoit la création
Peut-être qu'être artiste, c'est être récompensé
D'avoir un jour commencé à faire danser ses pensées
Peut-être que l'art c'est l'or que tu sors de ton cœur
Peut-être que l'art c'est l'heure de se moquer des moqueurs
Peut-être que l'art c'est la joie, peut-être que l'art c'est le jeu
Peut-être que l'art c'est ma voie, peut-être que l'art c'est mon vœu
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Peut-être qu'être artiste, c'est être récompensé
D'avoir un jour commencé à faire danser ses pensées
Peut-être que l'art c'est l'or que tu sors de ton cœur
Peut-être que l'art c'est l'heure de se moquer des moqueurs
Peut-être que l'art c'est la joie, peut-être que l'art c'est le jeu
Peut-être que l'art c'est ma voie, peut-être que l'art c'est mon vœu
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
On m'appelle artiste, huh
On m'appelle artiste
Y'a pas de procédure pour faire de l'art vivant
Pour être pro c'est dur, faut faire de l'art vibrant
Peut-être que l'art c'est poser des questions en regardant la route
C'est ne pas avoir de réponse et se nourrir de ces doutes
C'est raconter la vie avec une âme d'enfant
Mettre un drôle de miroir, en face de la tête des gens
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
On m'appelle artiste, huh
On m'appelle artiste
Y'a pas de procédure pour faire de l'art vivant
Pour être pro c'est dur, faut faire de l'art vibrant
Peut-être que l'art c'est poser des questions en regardant la route
C'est ne pas avoir de réponse et se nourrir de ces doutes
C'est raconter la vie avec une âme d'enfant
Mettre un drôle de miroir, en face de la tête des gens
Ce miroir change les contours, les couleurs, les profondeurs
C'est tricher face au réel, et être fier d'être fraudeur
Je fais de l'art frère, je ne vais pas m'taire
Car y'a de l'art clair, dans mes artères
J'suis plutôt cartésien, je fais de l'art terrien
Avec l'art t'es pas grand-chose, mais sans l'art t'es rien
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
C'est tricher face au réel, et être fier d'être fraudeur
Je fais de l'art frère, je ne vais pas m'taire
Car y'a de l'art clair, dans mes artères
J'suis plutôt cartésien, je fais de l'art terrien
Avec l'art t'es pas grand-chose, mais sans l'art t'es rien
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
On m'appelle artiste
On m'appelle artiste
Peut-être que l'art c'est du bordel, le droit de ne pas être sage
Peut-être que c'est le mélange, les différences, le métissage
L'art c'est de la lumière quand l'horizon devient sombre
L'art c'est de la chaleur face aux horreurs de ce monde
Quand les salauds veulent diviser, c'est la culture qui rassemble
Car dans nos diversités, je sais que l'art nous ressemble
C'est un chemin, un voyage, jamais une finalité
C'est le plus beau des traits d'union pour fêter notre l'humanité
On m'appelle artiste
Peut-être que l'art c'est du bordel, le droit de ne pas être sage
Peut-être que c'est le mélange, les différences, le métissage
L'art c'est de la lumière quand l'horizon devient sombre
L'art c'est de la chaleur face aux horreurs de ce monde
Quand les salauds veulent diviser, c'est la culture qui rassemble
Car dans nos diversités, je sais que l'art nous ressemble
C'est un chemin, un voyage, jamais une finalité
C'est le plus beau des traits d'union pour fêter notre l'humanité
C'est le caprice des sages et la sagesse des capricieux
C'est le silence des bavards et la voix des silencieux
Faire l'artiste c'est comme faire l'amour, car c'est s'étonner
De ne plus faire la différence entre prendre du plaisir et en donner
On m'appelle artiste, c'est un mot mystérieux
Je fais de l'art triste, je fais de l'art joyeux
Je cherche ce que ça veut dire et je vous fais un extrait
On m'appelle artiste, j'ai même pas fait exprès
On m'appelle artiste
On m'appelle artiste
On m'appelle artiste
Que racontent les paroles de la chanson On m'appelle artiste de Grand Corps Malade ?
L'artiste qui ne se savait pas artiste
Il y a quelque chose de touchant dans la façon dont Grand Corps Malade ouvre ce texte. Pas avec une déclaration fracassante, pas avec la pose de celui qui se sait grand — non, avec une sorte de haussement d'épaules élégant. On l'appelle artiste. Lui, il cherche encore ce que ça signifie. Et il nous embarque dans cette recherche, à voix haute, comme s'il pensait devant nous en temps réel.
La chanson avance comme une promenade intérieure, une série de coups de sonde lancés vers une vérité insaisissable. Le slam s'y prête parfaitement : le débit posé, la rime qui revient sans s'imposer, la parole qui ressemble à de la conversation et pourtant ne l'est pas. Chaque « peut-être que l'art c'est... » ouvre une porte différente. Ici, c'est « l'or que tu sors de ton cœur ». Là, c'est « se moquer des moqueurs ». Plus loin, c'est « se nourrir de ces doutes », avancer sans réponse, nourri par les questions elles-mêmes. On sent quelqu'un qui a beaucoup créé avant de vraiment se demander pourquoi.
Quand l'art devient une question de survie collective
Mais la promenade ne reste pas longtemps dans l'atelier. À mesure que le texte avance, il s'ouvre sur le monde — et là, Grand Corps Malade dit quelque chose de plus urgent. L'art comme « lumière quand l'horizon devient sombre », comme chaleur face aux horreurs. Ce n'est plus seulement une affaire personnelle de créateur solitaire : c'est un acte de résistance tranquille, un espace où les différences coexistent et se célèbrent plutôt qu'elles ne s'affrontent.
Il y a une générosité profonde dans cette vision. L'artiste n'est pas au-dessus, il est au milieu, il tisse. Et la dernière image — créer comparé à faire l'amour, dans ce vertige de ne plus distinguer le plaisir donné du plaisir reçu — dit mieux que n'importe quelle définition académique ce que c'est que de mettre quelque chose de soi dans le monde et de voir que ça touche quelqu'un d'autre. C'est peut-être ça, l'art. Peut-être.
Il y a quelque chose de touchant dans la façon dont Grand Corps Malade ouvre ce texte. Pas avec une déclaration fracassante, pas avec la pose de celui qui se sait grand — non, avec une sorte de haussement d'épaules élégant. On l'appelle artiste. Lui, il cherche encore ce que ça signifie. Et il nous embarque dans cette recherche, à voix haute, comme s'il pensait devant nous en temps réel.
La chanson avance comme une promenade intérieure, une série de coups de sonde lancés vers une vérité insaisissable. Le slam s'y prête parfaitement : le débit posé, la rime qui revient sans s'imposer, la parole qui ressemble à de la conversation et pourtant ne l'est pas. Chaque « peut-être que l'art c'est... » ouvre une porte différente. Ici, c'est « l'or que tu sors de ton cœur ». Là, c'est « se moquer des moqueurs ». Plus loin, c'est « se nourrir de ces doutes », avancer sans réponse, nourri par les questions elles-mêmes. On sent quelqu'un qui a beaucoup créé avant de vraiment se demander pourquoi.
Quand l'art devient une question de survie collective
Mais la promenade ne reste pas longtemps dans l'atelier. À mesure que le texte avance, il s'ouvre sur le monde — et là, Grand Corps Malade dit quelque chose de plus urgent. L'art comme « lumière quand l'horizon devient sombre », comme chaleur face aux horreurs. Ce n'est plus seulement une affaire personnelle de créateur solitaire : c'est un acte de résistance tranquille, un espace où les différences coexistent et se célèbrent plutôt qu'elles ne s'affrontent.
Il y a une générosité profonde dans cette vision. L'artiste n'est pas au-dessus, il est au milieu, il tisse. Et la dernière image — créer comparé à faire l'amour, dans ce vertige de ne plus distinguer le plaisir donné du plaisir reçu — dit mieux que n'importe quelle définition académique ce que c'est que de mettre quelque chose de soi dans le monde et de voir que ça touche quelqu'un d'autre. C'est peut-être ça, l'art. Peut-être.