Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Quiet Nights of Quiet Stars (Corcovado) par Frank Sinatra

Quiet Nights of Quiet Stars (Corcovado)
Writer(s): Antonio Carlos Jobim

Quiet nights of quiet stars
Quiet chords from my guitar
Floating on the silence that surrounds us

Quiet thoughts and quiet dreams
Quiet walks by quiet streams
And a window looking on the mountains and the sea
How lovely

This is where I want to be
Here with you so close to me
Until the final flicker of life's ember

I, who was lost and lonely
Believing life was only
A bitter tragic joke, have found with you
The meaning of existence, my love

I who was lost and lonely
Believing life was only
A bitter tragic joke, have found with you
The meaning of existence, my love

Que racontent les paroles de la chanson Quiet Nights of Quiet Stars (Corcovado) de Frank Sinatra ?

Ce que le silence dit

Il y a des chansons qui commencent avant même que la musique ne démarre. « Corcovado », dans la version qu'en livre Frank Sinatra, est de celles-là. Dès les premiers mots — « quiet nights of quiet stars » — quelque chose se pose. Pas un rideau, plutôt une brume. Le genre d'atmosphère qu'on ne fabrique pas, qu'on rencontre, un soir où l'on ne cherchait plus rien.

La bossa nova, musique de l'entre-deux

Jobim avait composé ce morceau dans l'esprit de Rio, de ses nuits chaudes, de ses paysages qui donnent l'impression que le monde a trouvé son équilibre. Mais ce qui est fascinant dans la version anglaise, c'est à quel point les paroles de Gene Lees universalisent cette géographie. La « fenêtre qui donne sur les montagnes et la mer » pourrait être n'importe où. Elle devient surtout un état d'esprit — cet endroit rare où l'on se sent exactement à sa place. « This is where I want to be », dit le narrateur, et dans la bouche de Sinatra, ce n'est pas un désir : c'est une certitude enfin acquise.

L'aveu au cœur du calme

On pourrait se laisser bercer par les images répétées — les nuits douces, les rivières tranquilles, la guitare qui flotte dans le silence — sans mesurer ce qui se trame vraiment. Puis vient la confession, abrupte dans sa franchise : celui qui parle s'est longtemps cru perdu, convaincu que la vie n'était qu'une mauvaise plaisanterie. La répétition du couplet final — « I who was lost and lonely » — n'est pas un oubli de compositeur. C'est l'insistance de quelqu'un qui a du mal à croire lui-même à sa propre transformation.

Sinatra n'a jamais caché que ses chansons préférées étaient celles qui portaient une histoire vraie quelque part dedans. Dans « Corcovado », il trouve exactement ça : un homme qui a touché le fond et qui, depuis une pièce silencieuse au bord du monde, réalise que tout a changé. Pas avec fracas. Avec une guitare. Avec quelqu'un à côté.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Frank Sinatra