Paroles de la chanson Wiseman par
Wiseman closed his mouth
Madman closed his fist
Young man shows his age
Judge man named it sin
Bad man don't exist, no
No evil man exists
Good man don't exist, no
No righteous man exists
Sad man cannot cry in place where man can see
Never witnessed father weep
This old man thought it weak
But strong man don't exist
No undying man exists
Weak man don't exist, no
Just flesh and blood exists
Madman closed his fist
Young man shows his age
Judge man named it sin
Bad man don't exist, no
No evil man exists
Good man don't exist, no
No righteous man exists
Sad man cannot cry in place where man can see
Never witnessed father weep
This old man thought it weak
But strong man don't exist
No undying man exists
Weak man don't exist, no
Just flesh and blood exists
But your mother would be proud of you
I bet your mother would be proud of you (Ooh)
The beast will crawl this earth
Then fall in the dirt to feed the crows
They'll rip apart his flesh
'Til all that's left is glorious bone
So you'll bury your own
Too vain
You saw it unfold
What you know
And you claimed all you could hold
Until death did you part from the mess you made
I bet your mother would be proud of you
I bet your mother would be proud of you (Ooh)
Primate sharpens tool
I bet your mother would be proud of you (Ooh)
The beast will crawl this earth
Then fall in the dirt to feed the crows
They'll rip apart his flesh
'Til all that's left is glorious bone
So you'll bury your own
Too vain
You saw it unfold
What you know
And you claimed all you could hold
Until death did you part from the mess you made
I bet your mother would be proud of you
I bet your mother would be proud of you (Ooh)
Primate sharpens tool
To survive and thrive in the jungle
Maybe hearts were made to pump blood
Maybe lungs were made for flood
I won't blunt my blade for cut these chains
Rather let my limbs be drug through mud
You're my brother, but your eyes are cold
You're my sister, but your womb is bare
I bet our mother would be proud of you (You, you, you)
I bet our mother would be proud of you, oh (Mother would be proud)
Bad man don't exist
No evil man exists
I know good man don't exist
No righteous man exists
Strong man don't exist
Maybe hearts were made to pump blood
Maybe lungs were made for flood
I won't blunt my blade for cut these chains
Rather let my limbs be drug through mud
You're my brother, but your eyes are cold
You're my sister, but your womb is bare
I bet our mother would be proud of you (You, you, you)
I bet our mother would be proud of you, oh (Mother would be proud)
Bad man don't exist
No evil man exists
I know good man don't exist
No righteous man exists
Strong man don't exist
No undying man exists
Weak man don't exist, no
Just flesh and blood exists
You, you, you
You, you, you
I bet your mother would be proud, uhh
I bet your mother would be proud, ooh
Weak man don't exist, no
Just flesh and blood exists
You, you, you
You, you, you
I bet your mother would be proud, uhh
I bet your mother would be proud, ooh
Que racontent les paroles de la chanson Wiseman de Frank Ocean ?
Chair et sang, rien d'autre
Il commence par un inventaire. Le sage qui ferme la bouche. Le fou qui serre le poing. Le juge qui nomme le péché. Frank Ocean énumère les figures humaines comme on vide une pièce, et une à une, il les fait disparaître. Pas de méchant. Pas de bon. Pas de fort. Pas de faible. Juste de la chair et du sang — "just flesh and blood exists". En moins de trente secondes, la chanson a tout démonté. Ce qui vient ensuite, c'est la tentative de reconstruire quelque chose sur ces ruines.
Le poids d'une phrase trop douce
Le refrain arrive comme un souffle, presque susurré : "I bet your mother would be proud of you". Difficile de savoir, au premier écoute, si c'est une consolation ou une accusation. Le contexte se charge progressivement de répondre. Ocean parle de quelqu'un qui a vu une situation se dégrader — "you saw it unfold" — et qui s'est quand même emparé de tout ce qu'il pouvait tenir, jusqu'à la mort, jusqu'au chaos qu'il a lui-même créé. La fierté maternelle évoquée devient alors une question sans réponse, posée à quelqu'un qui ne peut plus l'entendre, ou qui ne veut pas.
Fratrie, sang froid, et la boue qu'on traverse
Vers la fin, la voix d'Ocean se rapproche encore. "You're my brother, but your eyes are cold" (tu es mon frère, mais ton regard est froid). Ce n'est plus une réflexion abstraite sur la condition humaine, c'est une confrontation. Quelqu'un dans son cercle s'est endurci, s'est fermé. Et lui refuse de faire pareil — "I won't blunt my blade", il n'émoussera pas sa lame, même si ça signifie être traîné dans la boue. Il y a là une dignité farouche, presque animale, que le texte relie aux images du primate qui aiguise son outil pour survivre dans la jungle. L'évolution n'est pas une promesse de noblesse, c'est juste la continuité de l'effort. "Wiseman" est une chanson sur la lucidité — celle qui fait mal, celle qu'on choisit quand même.
Il commence par un inventaire. Le sage qui ferme la bouche. Le fou qui serre le poing. Le juge qui nomme le péché. Frank Ocean énumère les figures humaines comme on vide une pièce, et une à une, il les fait disparaître. Pas de méchant. Pas de bon. Pas de fort. Pas de faible. Juste de la chair et du sang — "just flesh and blood exists". En moins de trente secondes, la chanson a tout démonté. Ce qui vient ensuite, c'est la tentative de reconstruire quelque chose sur ces ruines.
Le poids d'une phrase trop douce
Le refrain arrive comme un souffle, presque susurré : "I bet your mother would be proud of you". Difficile de savoir, au premier écoute, si c'est une consolation ou une accusation. Le contexte se charge progressivement de répondre. Ocean parle de quelqu'un qui a vu une situation se dégrader — "you saw it unfold" — et qui s'est quand même emparé de tout ce qu'il pouvait tenir, jusqu'à la mort, jusqu'au chaos qu'il a lui-même créé. La fierté maternelle évoquée devient alors une question sans réponse, posée à quelqu'un qui ne peut plus l'entendre, ou qui ne veut pas.
Fratrie, sang froid, et la boue qu'on traverse
Vers la fin, la voix d'Ocean se rapproche encore. "You're my brother, but your eyes are cold" (tu es mon frère, mais ton regard est froid). Ce n'est plus une réflexion abstraite sur la condition humaine, c'est une confrontation. Quelqu'un dans son cercle s'est endurci, s'est fermé. Et lui refuse de faire pareil — "I won't blunt my blade", il n'émoussera pas sa lame, même si ça signifie être traîné dans la boue. Il y a là une dignité farouche, presque animale, que le texte relie aux images du primate qui aiguise son outil pour survivre dans la jungle. L'évolution n'est pas une promesse de noblesse, c'est juste la continuité de l'effort. "Wiseman" est une chanson sur la lucidité — celle qui fait mal, celle qu'on choisit quand même.