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Paroles de la chanson MACHINE par Architects

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Paroles de la chanson MACHINE par

I'm trying to speak to myself
But the universe can tell
I cry for help when nobody's around

But I gotta feel it
Keep bringing me down to Earth and bury me in the dirt
Tangle me in the roots beneath the ground
I don't care why you left me here

I just wanna believe
When life took a bite out of me
I built myself again
The space that was left still bleeds
Don't you see?
I just wanna believe

I looked at the peak as I fell
It was infinitely now
Behind the clouds
The stars were fading out

But I gotta feel it
Keep bringing me down to Earth and bury me in the dirt
Tangle me in the roots beneath the ground
I don't care why you left me here

I just wanna believe
When life took a bite out of me
I built myself again
The space that was left still bleeds
Don't you see?
I just wanna believe
'Cause fate doesn't know how to please
And there's poison in regret
It's taken a bite out of me
Don't you see?
I just wanna believe

So tell me I'm more than machine (-chine, -chine)
Despair
Ah, oh

I just wanna believe
When life took a bite out of me
I built myself again
The space that was left still bleeds
Don't you see?
I just wanna believe
'Cause fate doesn't know how to please (To please)
And there's poison in regret (In regret)
It's taken a bite out of me (Out of me)
Don't you see? (Don't you see?)
I just wanna believe (I just wanna believe)

(Wanna believe) But I gotta feel it (Gotta feel it)
Keep bringing me down to Earth and bury me in the dirt
'Cause if I don't feel it, and I don't feel it
I just wanna believe

Que racontent les paroles de la chanson MACHINE de Architects ?

Quelque chose a mordu

Il y a des chansons qui commencent par un murmure et finissent par une supplication. MACHINE, des Britanniques d'Architects, est de celles-là. Dès les premières lignes, on est dans la tête de quelqu'un qui essaie de se parler à lui-même dans le silence — "I cry for help when nobody's around" — et qui sait pertinemment que personne ne viendra répondre. Pas de spectateur, pas de sauveur. Juste cette voix intérieure qui tourne en rond dans une pièce vide.

Tomber et rester debout malgré tout

Le récit se construit autour d'une chute. Pas une métaphore floue, mais quelque chose de très concret dans l'imaginaire de la chanson : regarder le sommet depuis le bas pendant qu'on descend, voir les étoiles s'éteindre derrière les nuages — "behind the clouds, the stars were fading out". C'est vertigineux, presque cinématographique. Et pourtant, au milieu de cette descente, il y a une résistance têtue. Le narrateur ne demande pas à être sauvé de la chute. Il demande à être ramené à la terre, enfoui dans la poussière, emmêlé dans les racines. Comme si toucher le fond pour de vrai était la seule façon de recommencer à ressentir quelque chose d'authentique. La vie l'a mordu — "life took a bite out of me" — et la blessure ne s'est jamais vraiment refermée. Mais il s'est reconstruit quand même, avec ce trou béant encore ouvert, cette plaie qui saigne toujours là où un morceau a été arraché.

Être plus qu'une machine

C'est dans le final que tout se cristallise. "Tell me I'm more than machine" — cette phrase arrive comme un cri retenu, presque honteux. Ce n'est pas de la force qu'on entend ici, c'est du doute. Après avoir survécu, après s'être recomposé pièce par pièce, le narrateur se demande s'il n'est pas devenu un simple mécanisme de survie, dépourvu de la foi et de l'élan qui font d'une existence quelque chose de vivant. Croire — pas en quelque chose de précis, juste croire — devient l'acte le plus radical possible. Architects signe avec MACHINE un texte sur la résilience sans happy end propre, sur ce que ça coûte vraiment de se relever quand la cicatrice ne disparaît jamais tout à fait.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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