Paroles de la chanson Zazie.A par
Vrai, je fais des faux
Faux-bond et faux-semblants
Fausses joies et faux mouvements
Faut toujours
Que j'me montre sous l'meilleur jour
Photos d'la fête
Faussaire
Belles fringues, bonne tête
Pour cacher la misère
La gomme, le filtre
Au fond, la mer
Tout pour faire croire
À mon avatar
Que t'aimes Zazie.A
Faux-bond et faux-semblants
Fausses joies et faux mouvements
Faut toujours
Que j'me montre sous l'meilleur jour
Photos d'la fête
Faussaire
Belles fringues, bonne tête
Pour cacher la misère
La gomme, le filtre
Au fond, la mer
Tout pour faire croire
À mon avatar
Que t'aimes Zazie.A
Le même algorithme que moi
Celui qui frime, qui flambe et qui ne dit pas
Que c'est faux, qu'la vie, c'est pas comme ça
Aimerais-tu Zazie, oh !
Dans la vraie vie, comme toi, tombée de haut
Qui, comme le monde nous met K.O
Cède à ce ciel artificiel ?
Qui nous fait défaut
Qui nous dit « Là, t'as tout bon, là, t'as faux »
Nous dicte la bonne conduite
Comme on s'en fout que t'ailles bien
Pourvu que t'ailles vite
Et que t'aimes Zazie.A
Le même algorithme que moi
Celui qui triche, s'affiche et qui ne dit pas
Celui qui frime, qui flambe et qui ne dit pas
Que c'est faux, qu'la vie, c'est pas comme ça
Aimerais-tu Zazie, oh !
Dans la vraie vie, comme toi, tombée de haut
Qui, comme le monde nous met K.O
Cède à ce ciel artificiel ?
Qui nous fait défaut
Qui nous dit « Là, t'as tout bon, là, t'as faux »
Nous dicte la bonne conduite
Comme on s'en fout que t'ailles bien
Pourvu que t'ailles vite
Et que t'aimes Zazie.A
Le même algorithme que moi
Celui qui triche, s'affiche et qui ne dit pas
Que c'est faux, qu'la vie, c'est pas que ça
Aimerais-tu Zazie, oh !
Dans la vraie vie, comme toi, tombée de haut
Qui, comme le monde nous met K.O
Cède à ce ciel artificiel ?
Nos vies au bord du vide
Tournent leur remake
Sur les réseaux
Tant pis si c'est fake
Que ça vole pas haut
Si j'te dis « Zazie
C'est pas Zorro »
Tu followes ?
Tu followes ?
Aimes-tu la vie.A ?
Aimerais-tu Zazie, oh !
Dans la vraie vie, comme toi, tombée de haut
Qui, comme le monde nous met K.O
Cède à ce ciel artificiel ?
Nos vies au bord du vide
Tournent leur remake
Sur les réseaux
Tant pis si c'est fake
Que ça vole pas haut
Si j'te dis « Zazie
C'est pas Zorro »
Tu followes ?
Tu followes ?
Aimes-tu la vie.A ?
Qu'un logiciel décide pour toi
Quand la vie est belle et quand elle ne l'est pas ?
Gentils moutons soumis, qu'on s'étonne pas
Oui, qu'on soit par défaut
Devenus par flemme bêtes à manger du faux
Qu'on prenne les I.A pour des idéaux
Accros qu'on est à scroller le ciel
Mais la vie, c'est des hauts
Et des bas
Quand la vie est belle et quand elle ne l'est pas ?
Gentils moutons soumis, qu'on s'étonne pas
Oui, qu'on soit par défaut
Devenus par flemme bêtes à manger du faux
Qu'on prenne les I.A pour des idéaux
Accros qu'on est à scroller le ciel
Mais la vie, c'est des hauts
Et des bas
Que racontent les paroles de la chanson Zazie.A de Zazie ?
Tombée de haut
Il y a quelque chose d'un peu vertigineux à lire le titre pour la première fois. Zazie.A. Pas Zazie — Zazie point A. Comme un fichier informatique, une version exportée, un profil créé pour plaire à une interface. Dès l'ouverture, on comprend que la chanson va jouer avec cette frontière poreuse entre ce qu'on montre et ce qu'on est, et elle le fait avec la précision d'orfèvre qu'on connaît à Zazie depuis ses débuts.
Une vie en mode retouche
La scène d'ouverture est presque banale à force d'être universelle : les « photos d'la fête », les « belles fringues », la « bonne tête » — tout l'arsenal déployé pour que le flux raconte une histoire acceptable. Zazie l'incarne à la première personne, sans distance ironique forcée. Elle dit « je », elle dit « vrai, je fais des faux ». Ce n'est pas une leçon donnée à quelqu'un d'autre : c'est une confession, doublée d'une question adressée directement à celui qui regarde — toi qui aimes Zazie.A, est-ce que tu aimerais l'autre, celle qui, « comme le monde nous met K.O », a parfois envie de céder à ce ciel de pixels ?
Le scroll comme nouvelle gravité
Ce qui rend le texte particulièrement juste, c'est qu'il ne condamne pas. Il décrit. « Nos vies au bord du vide / Tournent leur remake / Sur les réseaux » — il y a une mélancolie douce dans ce constat, presque de la tendresse pour nous tous, « gentils moutons soumis » qui laissons un logiciel décider quand la vie est belle. La question finale — « Tu followes ? » — retourne l'écran vers le lecteur avec une ironie qui pique juste ce qu'il faut. Zazie sait que nous suivrons. Elle suit aussi. Et c'est peut-être ça, le fond de l'affaire : pas un appel à la résistance héroïque, mais la reconnaissance humble que la vie vraie, avec ses hauts et ses bas impossibles à filtrer, reste la seule version qui compte.
Il y a quelque chose d'un peu vertigineux à lire le titre pour la première fois. Zazie.A. Pas Zazie — Zazie point A. Comme un fichier informatique, une version exportée, un profil créé pour plaire à une interface. Dès l'ouverture, on comprend que la chanson va jouer avec cette frontière poreuse entre ce qu'on montre et ce qu'on est, et elle le fait avec la précision d'orfèvre qu'on connaît à Zazie depuis ses débuts.
Une vie en mode retouche
La scène d'ouverture est presque banale à force d'être universelle : les « photos d'la fête », les « belles fringues », la « bonne tête » — tout l'arsenal déployé pour que le flux raconte une histoire acceptable. Zazie l'incarne à la première personne, sans distance ironique forcée. Elle dit « je », elle dit « vrai, je fais des faux ». Ce n'est pas une leçon donnée à quelqu'un d'autre : c'est une confession, doublée d'une question adressée directement à celui qui regarde — toi qui aimes Zazie.A, est-ce que tu aimerais l'autre, celle qui, « comme le monde nous met K.O », a parfois envie de céder à ce ciel de pixels ?
Le scroll comme nouvelle gravité
Ce qui rend le texte particulièrement juste, c'est qu'il ne condamne pas. Il décrit. « Nos vies au bord du vide / Tournent leur remake / Sur les réseaux » — il y a une mélancolie douce dans ce constat, presque de la tendresse pour nous tous, « gentils moutons soumis » qui laissons un logiciel décider quand la vie est belle. La question finale — « Tu followes ? » — retourne l'écran vers le lecteur avec une ironie qui pique juste ce qu'il faut. Zazie sait que nous suivrons. Elle suit aussi. Et c'est peut-être ça, le fond de l'affaire : pas un appel à la résistance héroïque, mais la reconnaissance humble que la vie vraie, avec ses hauts et ses bas impossibles à filtrer, reste la seule version qui compte.