Paroles de la chanson Y'a plus de saisons par
Y'a plus d'saisons
Tout fout l'camp
Tout fout l'camp
C'est plus comme avant
Y'a pas d'raison
Que la neige tombe au printemps
Qu'on brave tous les temps
Comme ces arbres couchés
Au milieu de la route
Ces hectares décimés
Par les feux au mois d'août
Quand tout part en fumée
C'est qu'il n'y a pas de doute
Il nous faut partir
Avant de mourir
Tout fout l'camp
Tout fout l'camp
C'est plus comme avant
Y'a pas d'raison
Que la neige tombe au printemps
Qu'on brave tous les temps
Comme ces arbres couchés
Au milieu de la route
Ces hectares décimés
Par les feux au mois d'août
Quand tout part en fumée
C'est qu'il n'y a pas de doute
Il nous faut partir
Avant de mourir
Tant y'a plus d'saisons
Que tout fout l'camp
Tout est sombre
Sans vie sous les décombres
Y'a pas d'raison
De rester quand tout s'effondre
J'ai pris froid, j'ai pris l'ombre
De tes poings serrés
Sur moi, qui se défoulent
Mon corps déraciné
Par ton cœur qui me roule
Par l'amour aveuglée
Je pleure et je m'écroule
Tant j'ai cru mourir
Avant de partir
Loin de tes orages
Qui cognaient à ma porte
Que tout fout l'camp
Tout est sombre
Sans vie sous les décombres
Y'a pas d'raison
De rester quand tout s'effondre
J'ai pris froid, j'ai pris l'ombre
De tes poings serrés
Sur moi, qui se défoulent
Mon corps déraciné
Par ton cœur qui me roule
Par l'amour aveuglée
Je pleure et je m'écroule
Tant j'ai cru mourir
Avant de partir
Loin de tes orages
Qui cognaient à ma porte
Quand sur l'homme le sauvage
Fait violence et l'emporte
Balaie sur son passage
Les femmes, comme feuilles mortes
Il nous faut partir
Ne pas revenir
Tant y'a plus d'saisons
Quand l'été fait l'hiver
De nos vies, un courant d'air
Pour quelle raison
Nos JT à 20 heures
N'en font qu'un fait divers
Qu'un fait divers ?
Fait violence et l'emporte
Balaie sur son passage
Les femmes, comme feuilles mortes
Il nous faut partir
Ne pas revenir
Tant y'a plus d'saisons
Quand l'été fait l'hiver
De nos vies, un courant d'air
Pour quelle raison
Nos JT à 20 heures
N'en font qu'un fait divers
Qu'un fait divers ?
Que racontent les paroles de la chanson Y'a plus de saisons de Zazie ?
Quand la tempête change de visage
On croit d'abord entendre une chanson sur le climat. Le temps qui déraille, les saisons qui ne ressemblent plus à rien, les forêts qui brûlent en août — tout ça sonne juste, familier, presque rassurant dans son côté universel. Et puis Zazie tire le fil, doucement d'abord, puis d'un coup, et on réalise qu'on était ailleurs depuis le début.
Une femme sous les décombres
Le deuxième couplet change tout. « J'ai pris froid, j'ai pris l'ombre / De tes poings serrés » — on n'est plus dans la météo. On est dans une chambre, dans une relation qui écrase, dans ce silence que beaucoup de femmes connaissent et que peu de chansons osent nommer aussi directement. Zazie décrit une femme aveuglée par l'amour, un corps qui s'effondre, une porte que quelqu'un cogne de l'intérieur. Les mots sont simples, presque quotidiens, et c'est ça qui fait mal. Pas de lyrisme excessif, pas de métaphore qui embellisse ce qui ne doit pas l'être.
Ce qui rend la construction du texte si efficace, c'est la continuité des images. Les arbres déracinés par les tempêtes climatiques du premier couplet deviennent le corps déraciné de cette femme. Les feux qui ravagent les hectares deviennent les orages d'un homme qui « fait violence et l'emporte ». La nature et l'intime parlent exactement le même langage de la destruction — et Zazie a eu la lucidité de les faire se répondre.
Ce que les journaux ne montrent pas
La fin de la chanson est un coup de poing discret mais précis. « Nos JT à 20 heures / N'en font qu'un fait divers » — deux fois, comme pour s'assurer qu'on a bien entendu. Les féminicides, les violences conjugales, tout ce que la chanson vient de raconter : réduit à quelques secondes entre la météo et le sport. Zazie ne crie pas. Elle pose la question, elle la répète, et elle laisse le silence faire le reste. C'est souvent là que les meilleures chansons vivent — dans ce qu'elles n'ont pas besoin d'expliquer.
On croit d'abord entendre une chanson sur le climat. Le temps qui déraille, les saisons qui ne ressemblent plus à rien, les forêts qui brûlent en août — tout ça sonne juste, familier, presque rassurant dans son côté universel. Et puis Zazie tire le fil, doucement d'abord, puis d'un coup, et on réalise qu'on était ailleurs depuis le début.
Une femme sous les décombres
Le deuxième couplet change tout. « J'ai pris froid, j'ai pris l'ombre / De tes poings serrés » — on n'est plus dans la météo. On est dans une chambre, dans une relation qui écrase, dans ce silence que beaucoup de femmes connaissent et que peu de chansons osent nommer aussi directement. Zazie décrit une femme aveuglée par l'amour, un corps qui s'effondre, une porte que quelqu'un cogne de l'intérieur. Les mots sont simples, presque quotidiens, et c'est ça qui fait mal. Pas de lyrisme excessif, pas de métaphore qui embellisse ce qui ne doit pas l'être.
Ce qui rend la construction du texte si efficace, c'est la continuité des images. Les arbres déracinés par les tempêtes climatiques du premier couplet deviennent le corps déraciné de cette femme. Les feux qui ravagent les hectares deviennent les orages d'un homme qui « fait violence et l'emporte ». La nature et l'intime parlent exactement le même langage de la destruction — et Zazie a eu la lucidité de les faire se répondre.
Ce que les journaux ne montrent pas
La fin de la chanson est un coup de poing discret mais précis. « Nos JT à 20 heures / N'en font qu'un fait divers » — deux fois, comme pour s'assurer qu'on a bien entendu. Les féminicides, les violences conjugales, tout ce que la chanson vient de raconter : réduit à quelques secondes entre la météo et le sport. Zazie ne crie pas. Elle pose la question, elle la répète, et elle laisse le silence faire le reste. C'est souvent là que les meilleures chansons vivent — dans ce qu'elles n'ont pas besoin d'expliquer.