Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Un chat, un chat par Zazie

Album : Volatil

Paroles de la chanson Un chat, un chat par

Je comprends pas c'que tu dis
L'est où, le point dans la phrase?
Faut qu'on revienne à la base
Oublie les vers et les rimes
Nous, c'qu'on préfère
Est moins compliqué
Ni conjugué
C'est les onomatopées
C'est chanter "Yeah Yeah Yeah"

Ta langue est belle
Oui, mais voilà
Vaut mieux qu't'appelles
Un chat, un chat
Qu'on chante « lalala »
Si tu veux qu'on chante avec toi

Parfois, je sais pas de quoi tu m'causes
En vrai, j'ai déjà ma dose de problèmes
Faut qu'on pense à autre chose
Qu'à tout c'qui va pas dans nos vies
Le temps d'un concert, on l'oublie
Des mots gentils
Genre émojis
Alors écris comme on crie
Pour que les foules
Se défoulent

Ta langue est belle
Oui, mais voilà
Vaut mieux qu't'appelles
Un chat, un chat
Qu'on chante « lalala »
Si tu veux qu'on chante avec toi

Alors, faisons la paix
Y'a pas d'raison
Qu'on n'appelle pas
Un con, un con
C'est juste un consensus, lalala
Si tu veux qu'on chante tous avec toi

Oublie le bla-bla-bla
Et donne ta langue au chat
Donne ta langue au chat
Tu sais, la vie, parfois
C'est moins compliqué que tu crois
Lalala

Que racontent les paroles de la chanson Un chat, un chat de Zazie ?

Quand la chanson prend la parole à sa propre défense

Il y a quelque chose d'espiègle et de profondément honnête dans cette chanson. On imagine Zazie, plume en main, décider un jour d'écrire non pas une belle chanson complexe, mais une chanson sur pourquoi les belles chansons complexes ratent parfois leur cible. Le résultat, c'est « Un chat, un chat » : un morceau qui se regarde chanter, qui s'observe fonctionner, et qui en tire une philosophie de la simplicité assumée.

Donne ta langue au chat

Tout commence par un constat un peu brutal, dit avec le naturel déconcertant qui caractérise l'écriture de Zazie : « je comprends pas c'que tu dis ». Pas d'excuses, pas de détours. Et derrière cette phrase, une invitation à revenir à « la base » — aux onomatopées, au « Yeah Yeah Yeah », à tout ce qui existait avant que la langue devienne un instrument de distinction sociale ou artistique. Il y a dans ce geste une générosité réelle : celle de l'artiste qui choisit de rencontrer son public là où il est, plutôt que de l'élever là où elle voudrait le voir.

Le temps d'un concert, on l'oublie

Le cœur émotionnel du morceau se niche dans ce deuxième couplet, presque en passant. La vie pèse, « j'ai déjà ma dose de problèmes », et la musique est là pour offrir une parenthèse. Pas pour résoudre quoi que ce soit — juste pour que les gens « se défoulent » ensemble, le temps d'un soir. C'est une vision du concert comme espace sacré mais accessible, où les mots importent moins que l'élan collectif. Le « lalala » n'est plus un aveu de paresse : c'est un mot de passe, un sésame pour entrer dans quelque chose de partagé.

Et puis il y a ce retournement malicieux vers la fin, où Zazie lâche qu'on peut aussi bien « appeler un con, un con » — preuve que la simplicité qu'elle prône n'a rien d'angélique. C'est du pragmatisme, presque du bon sens populaire mis en musique. Une façon de dire que les grandes vérités n'ont pas besoin de grands mots pour exister.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Zazie