Paroles de la chanson Qu'est-ce que tu nous chantes ? par
Crèmes, liftings
Antioxydants
Gym, régimes
Course contre le temps
Le prix à payer
Pour que tu m'aimes, Société
Trop gros, homos
T'aimes pas trop
C'est comme faire son âge
Paraît qu'c'est un gros mot ?
Mise en abyme
Être soi s'rait un crime
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Sais-tu le mal que ça fait, qu'on se donne ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Antioxydants
Gym, régimes
Course contre le temps
Le prix à payer
Pour que tu m'aimes, Société
Trop gros, homos
T'aimes pas trop
C'est comme faire son âge
Paraît qu'c'est un gros mot ?
Mise en abyme
Être soi s'rait un crime
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Sais-tu le mal que ça fait, qu'on se donne ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Qui ça dérange qu'on détonne ?
Qu'est-ce que tu dis?
Mais oui, mais oui, j'suis différente
Oui, je rentre pas dans les cases, dans la norme
Au moins, je vis comme ça me chante
Sans faire de mal à personne
Teins-toi les cheveux
Parce que là, pardon, le gris, ça fait vieux
Allez, j'te pardonne
Société, tellement t'es conne
Toi, qui tries les gens en "noirs" ou "blancs"
Qui fais la pluie, la pluie
Sans voir le beau temps
C'est dire si t'as peur
On s'rait le pire
Toi, la meilleure
Qu'est-ce que tu dis?
Mais oui, mais oui, j'suis différente
Oui, je rentre pas dans les cases, dans la norme
Au moins, je vis comme ça me chante
Sans faire de mal à personne
Teins-toi les cheveux
Parce que là, pardon, le gris, ça fait vieux
Allez, j'te pardonne
Société, tellement t'es conne
Toi, qui tries les gens en "noirs" ou "blancs"
Qui fais la pluie, la pluie
Sans voir le beau temps
C'est dire si t'as peur
On s'rait le pire
Toi, la meilleure
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Sais-tu le mal que ça fait, qu'on se donne ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Qui ça dérange qu'on détonne ?
Qu'est-ce que tu dis?
Tant pis, tant pis, j'suis différente
Oui, je rentre pas dans les cases, dans la norme
Tant pis, je vis comme ça me chante
Sans faire de mal à personne
J'suis comme ça, et alors ?
Pas comme toi, et alors ?
Qu'on soit l'aurore
Ou le crépuscule
Tous, on est forts
Et ridicules
De quoi danser encore
Se dire « je t'aime » encore
Sais-tu le mal que ça fait, qu'on se donne ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Qui ça dérange qu'on détonne ?
Qu'est-ce que tu dis?
Tant pis, tant pis, j'suis différente
Oui, je rentre pas dans les cases, dans la norme
Tant pis, je vis comme ça me chante
Sans faire de mal à personne
J'suis comme ça, et alors ?
Pas comme toi, et alors ?
Qu'on soit l'aurore
Ou le crépuscule
Tous, on est forts
Et ridicules
De quoi danser encore
Se dire « je t'aime » encore
Puisqu'on vit tous
Sous le même soleil
Rien que des hommes
Tous pareils
Qu'est-ce que tu dis ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Sais-tu le monde que tu fais, que ça donne ?
Oh la la, qu'est-ce que t'es méchante
À croire que t'aimes pas les hommes
Qu'est-ce que tu fais ?
Oh la la, qu'est-ce que ça veut dire
Tous ces diktats, ces discours ? à l'avenir
On va sourire, pas te subir
À ce nouveau monde à construire
Oui, ce nouveau monde à construire
Qu'est-ce que t'en dis ?
Sous le même soleil
Rien que des hommes
Tous pareils
Qu'est-ce que tu dis ?
Oh la la, qu'est-ce que tu nous chantes ?
Sais-tu le monde que tu fais, que ça donne ?
Oh la la, qu'est-ce que t'es méchante
À croire que t'aimes pas les hommes
Qu'est-ce que tu fais ?
Oh la la, qu'est-ce que ça veut dire
Tous ces diktats, ces discours ? à l'avenir
On va sourire, pas te subir
À ce nouveau monde à construire
Oui, ce nouveau monde à construire
Qu'est-ce que t'en dis ?
Que racontent les paroles de la chanson Qu'est-ce que tu nous chantes ? de Zazie ?
Le ras-le-bol pris en flagrant délit
Il y a dans cette chanson quelque chose qui ressemble à une lettre ouverte écrite un soir d'agacement, quand on en a vraiment assez de se justifier d'exister. Zazie commence par une rafale de mots qui claquent comme autant de cases à cocher : crèmes, liftings, gym, régimes. On reconnaît le vocabulaire des magazines, des publicités, de ces petites voix intérieures qu'on a fini par croire être les nôtres. Et derrière cette liste, une question brûlante : pourquoi se donner tout ce mal ? "Le prix à payer pour que tu m'aimes, Société" — voilà la phrase qui dit tout.
Un dialogue avec un interlocuteur imaginaire
Ce qui rend le morceau attachant, c'est sa forme de conversation à sens unique. Zazie parle à la Société comme on parlerait à quelqu'un d'épuisant qu'on aime quand même un peu, ou pas du tout. Elle lui pardonne — "allez, j'te pardonne" — avec cette ironie douce-amère qui lui est propre, avant de lâcher sans détour que cette même société "trie les gens en noirs ou blancs" et fait "la pluie sans voir le beau temps". Il y a une vraie tendresse blessée dans cette façon de s'adresser à une abstraction comme si c'était une personne décevante. Le refrain, lui, fonctionne comme un soupir collectif, un "oh la la" qui dit à la fois l'exaspération et une certaine incrédulité face à tant de bêtise ordinaire.
Là où la colère se transforme
Mais Zazie ne laisse pas la chanson se refermer sur elle-même. Vers la fin, quelque chose se déplace. "Forts et ridicules", "l'aurore ou le crépuscule" — les oppositions s'effacent, et ce qui reste, c'est une image simple : on vit tous sous le même soleil. La chanson passe imperceptiblement du réquisitoire au manifeste, de la plainte à l'invitation. Pas de grands discours, juste cette idée que le nouveau monde à construire commence peut-être par arrêter de se soumettre à des règles que personne n'a vraiment choisies. Et vivre, comme dit le refrain, "comme ça me chante".
Il y a dans cette chanson quelque chose qui ressemble à une lettre ouverte écrite un soir d'agacement, quand on en a vraiment assez de se justifier d'exister. Zazie commence par une rafale de mots qui claquent comme autant de cases à cocher : crèmes, liftings, gym, régimes. On reconnaît le vocabulaire des magazines, des publicités, de ces petites voix intérieures qu'on a fini par croire être les nôtres. Et derrière cette liste, une question brûlante : pourquoi se donner tout ce mal ? "Le prix à payer pour que tu m'aimes, Société" — voilà la phrase qui dit tout.
Un dialogue avec un interlocuteur imaginaire
Ce qui rend le morceau attachant, c'est sa forme de conversation à sens unique. Zazie parle à la Société comme on parlerait à quelqu'un d'épuisant qu'on aime quand même un peu, ou pas du tout. Elle lui pardonne — "allez, j'te pardonne" — avec cette ironie douce-amère qui lui est propre, avant de lâcher sans détour que cette même société "trie les gens en noirs ou blancs" et fait "la pluie sans voir le beau temps". Il y a une vraie tendresse blessée dans cette façon de s'adresser à une abstraction comme si c'était une personne décevante. Le refrain, lui, fonctionne comme un soupir collectif, un "oh la la" qui dit à la fois l'exaspération et une certaine incrédulité face à tant de bêtise ordinaire.
Là où la colère se transforme
Mais Zazie ne laisse pas la chanson se refermer sur elle-même. Vers la fin, quelque chose se déplace. "Forts et ridicules", "l'aurore ou le crépuscule" — les oppositions s'effacent, et ce qui reste, c'est une image simple : on vit tous sous le même soleil. La chanson passe imperceptiblement du réquisitoire au manifeste, de la plainte à l'invitation. Pas de grands discours, juste cette idée que le nouveau monde à construire commence peut-être par arrêter de se soumettre à des règles que personne n'a vraiment choisies. Et vivre, comme dit le refrain, "comme ça me chante".