Paroles de la chanson Où la vie va par
J'ai perdu la forme
Mais pas la raison
Perdu la boussole
Mais pas l'horizon
Tant qu'il me reste encore
Ce rêve à la con
Je t'attends Gare du Nord
Je t'attends Gare de Lyon
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
J'arrive Gare de l'Est
Es-tu sur le quai, par hasard ?
Mais pas la raison
Perdu la boussole
Mais pas l'horizon
Tant qu'il me reste encore
Ce rêve à la con
Je t'attends Gare du Nord
Je t'attends Gare de Lyon
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
J'arrive Gare de l'Est
Es-tu sur le quai, par hasard ?
Vas-tu me faire un geste
Est-ce que tu t'attends à le voir
Ressurgir de nulle part
Au coin de la rue
L'amour, sans crier gare
Qu'on n'attendait plus ?
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Touloutoutoutou
Tout n'est pas perdu
Au panneau des départs
Nos voix sans issue
Chantent une note d'espoir
Un autre point de vue
Est-ce que tu t'attends à le voir
Ressurgir de nulle part
Au coin de la rue
L'amour, sans crier gare
Qu'on n'attendait plus ?
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Touloutoutoutou
Tout n'est pas perdu
Au panneau des départs
Nos voix sans issue
Chantent une note d'espoir
Un autre point de vue
J't'attends à la gare
Salle des Pas Perdus
Pour aller où ? Je sais pas
Où la vie mène grand train
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Allez, va, il se fait tard
Vrai qu'on a trop bu
Autant qu'on s'égare
À tenter l'inconnu
Salle des Pas Perdus
Pour aller où ? Je sais pas
Où la vie mène grand train
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Pour aller où ? Je sais pas
Qu'importe, on verra bien
Puisqu'au train où la vie va
Sans toi, j'arrive à rien
Allez, va, il se fait tard
Vrai qu'on a trop bu
Autant qu'on s'égare
À tenter l'inconnu
Que racontent les paroles de la chanson Où la vie va de Zazie ?
Quelqu'un qui attend sur un quai
Imagine une personne debout sur un quai de gare parisienne, sans billet, sans destination, avec juste l'espoir vague que l'autre va apparaître. C'est exactement là que Zazie nous pose dès les premiers mots de "Où la vie va" — dans cet entre-deux suspendu, ce moment étrange où on ne sait plus très bien si on part ou si on attend que quelque chose revienne.
La chanson s'ouvre sur un paradoxe touchant : la narratrice a "perdu la boussole" mais conserve "l'horizon". Elle est désorientée, oui, mais pas aveugle. Il lui reste ce "rêve à la con" — et l'expression est belle dans sa franchise, dans sa façon de reconnaître l'absurdité d'espérer sans pour autant y renoncer. Alors elle attend. Gare du Nord, Gare de Lyon, Gare de l'Est... les noms s'accumulent comme des tentatives, des paris sur le hasard, sur la chance que l'autre soit là, "sur le quai, par hasard".
Une errance amoureuse traversée de jeux de mots
Zazie tisse dans ce texte une série de clins d'œil linguistiques qui font sourire sans jamais alléger le propos. "L'amour, sans crier gare" surgit comme une évidence malicieuse. La "Salle des Pas Perdus" — ce lieu réel des grandes gares, couloir de transit et de passages — devient soudain une image poignante de toutes ces paroles qu'on s'est dites et qui n'ont mené nulle part. Et le refrain lui-même, "au train où la vie va", joue sur l'expression idiomatique pour lui donner une dimension presque vertigineuse : la vie file, et sans l'autre, on n'avance pas.
S'égarer pour mieux se trouver
Ce qui rend la chanson attachante, c'est qu'elle ne cherche pas à résoudre la tension qu'elle crée. Le dernier couplet — "autant qu'on s'égare / à tenter l'inconnu" — ne promet rien, ne conclut rien. Il invite juste à accepter l'errance comme une forme d'amour possible. Pas une capitulation, plutôt une façon de dire que voyager sans savoir où l'on va, tant que c'est ensemble, ça ressemble quand même à une destination.
Imagine une personne debout sur un quai de gare parisienne, sans billet, sans destination, avec juste l'espoir vague que l'autre va apparaître. C'est exactement là que Zazie nous pose dès les premiers mots de "Où la vie va" — dans cet entre-deux suspendu, ce moment étrange où on ne sait plus très bien si on part ou si on attend que quelque chose revienne.
La chanson s'ouvre sur un paradoxe touchant : la narratrice a "perdu la boussole" mais conserve "l'horizon". Elle est désorientée, oui, mais pas aveugle. Il lui reste ce "rêve à la con" — et l'expression est belle dans sa franchise, dans sa façon de reconnaître l'absurdité d'espérer sans pour autant y renoncer. Alors elle attend. Gare du Nord, Gare de Lyon, Gare de l'Est... les noms s'accumulent comme des tentatives, des paris sur le hasard, sur la chance que l'autre soit là, "sur le quai, par hasard".
Une errance amoureuse traversée de jeux de mots
Zazie tisse dans ce texte une série de clins d'œil linguistiques qui font sourire sans jamais alléger le propos. "L'amour, sans crier gare" surgit comme une évidence malicieuse. La "Salle des Pas Perdus" — ce lieu réel des grandes gares, couloir de transit et de passages — devient soudain une image poignante de toutes ces paroles qu'on s'est dites et qui n'ont mené nulle part. Et le refrain lui-même, "au train où la vie va", joue sur l'expression idiomatique pour lui donner une dimension presque vertigineuse : la vie file, et sans l'autre, on n'avance pas.
S'égarer pour mieux se trouver
Ce qui rend la chanson attachante, c'est qu'elle ne cherche pas à résoudre la tension qu'elle crée. Le dernier couplet — "autant qu'on s'égare / à tenter l'inconnu" — ne promet rien, ne conclut rien. Il invite juste à accepter l'errance comme une forme d'amour possible. Pas une capitulation, plutôt une façon de dire que voyager sans savoir où l'on va, tant que c'est ensemble, ça ressemble quand même à une destination.