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Paroles de la chanson You'll Get By par

You'll get by just fine
The coming of the age is
Another fuckin' dream wasted
And passing of the time
And you'll get by, just take it slow
But everything, everywhere
All the time ain't a thing that you
Always have to know

So be kind when it ain't easy
Don't let the vices in deep
And call up your mama
When you got the time
Let the trash take itself out
Take the telephone off the line a while
Never let your hands play for rich man's dime
And you'll get by just fine

And she said, "Boy, you've been gone a long time"
The coming of your age has been
A long, hard practice in
Lettin' birds fly
And you'll fly east to old Kentucky
And if you're feelin' lucky
You'll spend all your spendin' money
On women, weed, and wine

So be kind when it ain't easy
Don't let the vices in deep
And call up your mama
When you got the time
Let the trash take itself out
Don't let 'em tell you Oklahoma ain't in the South
Never let your hands work for rich man's dime
And you'll get by just fine

And you'll find God
The end of every hard road
The coming of the age is
Another practice in patience
And learnin' how to grow

Que racontent les paroles de la chanson You'll Get By de Zach Bryan ?

La voix qui te dit que ça va aller

Il y a des chansons qui n'ont pas besoin de te prendre par surprise. "You'll Get By" de Zach Bryan arrive calmement, comme quelqu'un qui s'assoit en face de toi et commence à parler doucement. Pas de grand geste, pas d'effets — juste une voix et des mots qui font leur chemin.

Quelque part entre la route et la maison

On entre dans la chanson comme on entrerait dans une conversation à mi-chemin. Quelqu'un est parti depuis longtemps — "Boy, you've been gone a long time", dit une femme, peut-être une mère, peut-être une ancienne. Et dans cette phrase tient tout un roman : l'absence, le temps perdu ou mal dépensé, les années qui passent pendant qu'on cherche quelque chose qu'on ne saurait pas forcément nommer. Zach Bryan a cette façon de faire tenir des vies entières dans des bouts de phrases. Il parle de l'est du Kentucky, de l'argent flambé "on women, weed, and wine" (en femmes, herbe et vin), et même d'une fierté toute simple — "don't let 'em tell you Oklahoma ain't in the South" — comme si l'identité géographique était aussi une forme de résistance.

Apprendre à lâcher et à tenir

Ce qui rend le morceau habitable, c'est sa double tension. D'un côté, il y a les conseils du quotidien — couper le téléphone un moment, laisser les mauvaises choses se régler seules, ne pas vendre ses mains au premier patron venu. De l'autre, quelque chose de plus lent et de plus grand : l'idée que grandir, c'est une pratique, pas un état. "A long, hard practice in lettin' birds fly" — une longue pratique difficile consistant à laisser les oiseaux voler. On ne retient pas ce qu'on aime, on apprend à regarder partir.

Au fond, Bryan ne cherche pas à consoler avec du miel. Il console avec de la vérité brute, et c'est justement pour ça que ça tient. La chanson se termine sur Dieu trouvé dans une route difficile, la patience comme seul bagage. Rien de plus, rien de moins. Et quelque chose dans cette économie de moyens fait que tu y crois.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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