Paroles de la chanson 숲 (The Forest Dwellers) (traduction) par
[Intro]
Quand on ouvre une forêt ancienne et lourde de sens
Les arbres se dressent, baignés de la lumière du soleil
Peut-être que nous aussi, nous avons besoin d'espace
Parfois, pour pouvoir laisser l'autre respirer
Plutôt que la sève tranchante
Dans les saisons qui s'écoulent en silence
Sur ce chemin qui nous appartient
[Couplet 1]
Un pas en retrait
Pour devenir l'ombre de l'autre
Quand on ouvre une forêt ancienne et lourde de sens
Les arbres se dressent, baignés de la lumière du soleil
Peut-être que nous aussi, nous avons besoin d'espace
Parfois, pour pouvoir laisser l'autre respirer
Plutôt que la sève tranchante
Dans les saisons qui s'écoulent en silence
Sur ce chemin qui nous appartient
[Couplet 1]
Un pas en retrait
Pour devenir l'ombre de l'autre
Pouvoir partager le vent
C'est ce que nous sommes l'un pour l'autre
Pas besoin d'être
Trop près, trop serrés
Là où nos cœurs se rejoignent
Nous espérons devenir
Notre propre forêt
Plutôt que de tout attendre
Et de s'effriter peu à peu
Restons tels que nous sommes maintenant
[Refrain]
Un pas en retrait
Pour devenir l'ombre de l'autre
Pouvoir partager le vent
C'est ce que nous sommes l'un pour l'autre
Pas besoin d'être
C'est ce que nous sommes l'un pour l'autre
Pas besoin d'être
Trop près, trop serrés
Là où nos cœurs se rejoignent
Nous espérons devenir
Notre propre forêt
Plutôt que de tout attendre
Et de s'effriter peu à peu
Restons tels que nous sommes maintenant
[Refrain]
Un pas en retrait
Pour devenir l'ombre de l'autre
Pouvoir partager le vent
C'est ce que nous sommes l'un pour l'autre
Pas besoin d'être
Trop près, trop serrés
Là où nos cœurs se rejoignent
Nous espérons devenir
Notre propre forêt
[Pont]
Pour toi qui es en moi
Pour moi qui suis en toi
[Outro]
Pour que nous puissions durer
Encore plus longtemps
Même si on dirait qu'on s'est éloignés
Pour ne faire qu'un
Pas besoin de dire
Que je t'aime
En regardant vers l'éternité
Nous espérons devenir
Là où nos cœurs se rejoignent
Nous espérons devenir
Notre propre forêt
[Pont]
Pour toi qui es en moi
Pour moi qui suis en toi
[Outro]
Pour que nous puissions durer
Encore plus longtemps
Même si on dirait qu'on s'est éloignés
Pour ne faire qu'un
Pas besoin de dire
Que je t'aime
En regardant vers l'éternité
Nous espérons devenir
Notre propre forêt
Que racontent les paroles de la chanson 숲 (The Forest Dwellers) (traduction) de Yesung ?
Quand deux arbres apprennent à respirer ensemble
Il y a des chansons qui ne crient pas leur amour. Elles le murmurent à travers des images qu'on met un moment à déchiffrer, et c'est précisément pour ça qu'elles restent. 숲, que l'on peut traduire par La forêt ou Les habitants de la forêt, est de celles-là. Yesung y construit un monde à deux, discret et dense comme une futaie en automne.
Tout commence dans une forêt lourde, dont on pousse les branches pour entrer. La lumière y tombe entre les troncs espacés — et c'est justement cet entre-deux qui devient le sujet de la chanson. Pas l'étreinte, pas la fusion, mais l'espace laissé à l'autre. « Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae », peut-être que nous aussi avons besoin de cet interstice. C'est une pensée presque contre-intuitive dans une ballade coréenne : l'amour comme art de ne pas étouffer.
Deux silhouettes dans la même clairière
Le refrain installe une image que l'on n'oublie pas facilement. Être l'ombre de l'autre quand le soleil tape trop fort, partager le vent plutôt que de le retenir — « barameul nanul su inneun seoroigiro hae ». Pas besoin d'être collés l'un à l'autre. Ce qui compte, c'est que les cœurs se touchent, même à distance. Yesung chante ça avec une voix posée, presque apaisante, qui n'appuie jamais là où ça fait mal — et c'est pour ça que ça fait quand même quelque chose.
La forêt comme promesse
Au fil de la chanson, la forêt cesse d'être un décor pour devenir une destination. « Urineun urimanui supi doegireul bara » — que nous devenions notre forêt à nous. Quelque chose d'exclusif, de vivant, qui pousse dans la durée sans qu'on ait besoin de le nommer à voix haute. La dernière partie de la chanson lâche même l'exigence de la déclaration : l'amour n'a pas à être dit pour exister. Il se construit dans les gestes silencieux, dans le fait de rester un pas en retrait au bon moment, dans cette capacité à durer — « deo mani orae uriga doel su itge ».
Yesung signe ici quelque chose de rare : une chanson d'amour qui fait confiance à l'absence de mots.
Il y a des chansons qui ne crient pas leur amour. Elles le murmurent à travers des images qu'on met un moment à déchiffrer, et c'est précisément pour ça qu'elles restent. 숲, que l'on peut traduire par La forêt ou Les habitants de la forêt, est de celles-là. Yesung y construit un monde à deux, discret et dense comme une futaie en automne.
Tout commence dans une forêt lourde, dont on pousse les branches pour entrer. La lumière y tombe entre les troncs espacés — et c'est justement cet entre-deux qui devient le sujet de la chanson. Pas l'étreinte, pas la fusion, mais l'espace laissé à l'autre. « Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae », peut-être que nous aussi avons besoin de cet interstice. C'est une pensée presque contre-intuitive dans une ballade coréenne : l'amour comme art de ne pas étouffer.
Deux silhouettes dans la même clairière
Le refrain installe une image que l'on n'oublie pas facilement. Être l'ombre de l'autre quand le soleil tape trop fort, partager le vent plutôt que de le retenir — « barameul nanul su inneun seoroigiro hae ». Pas besoin d'être collés l'un à l'autre. Ce qui compte, c'est que les cœurs se touchent, même à distance. Yesung chante ça avec une voix posée, presque apaisante, qui n'appuie jamais là où ça fait mal — et c'est pour ça que ça fait quand même quelque chose.
La forêt comme promesse
Au fil de la chanson, la forêt cesse d'être un décor pour devenir une destination. « Urineun urimanui supi doegireul bara » — que nous devenions notre forêt à nous. Quelque chose d'exclusif, de vivant, qui pousse dans la durée sans qu'on ait besoin de le nommer à voix haute. La dernière partie de la chanson lâche même l'exigence de la déclaration : l'amour n'a pas à être dit pour exister. Il se construit dans les gestes silencieux, dans le fait de rester un pas en retrait au bon moment, dans cette capacité à durer — « deo mani orae uriga doel su itge ».
Yesung signe ici quelque chose de rare : une chanson d'amour qui fait confiance à l'absence de mots.