Paroles de la chanson 숲 (The Forest Dwellers) par
Mugeopge sunoin supeul yeoreobomyeon
Haetsari deul mankeumeun tteoreojyeo seon namudeul
Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae
Ttaeroneun seoroege sumeul jul su itge
Challaui pimbodan
Sumaneun gyejeol soge
Museonghal uriigireul
Han georeum dwie
Geuneuri doeeojugo
Barameul nanul su inneun
Seoroigiro hae
Neomu gakkai
Seoitji anado dwae
Haetsari deul mankeumeun tteoreojyeo seon namudeul
Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae
Ttaeroneun seoroege sumeul jul su itge
Challaui pimbodan
Sumaneun gyejeol soge
Museonghal uriigireul
Han georeum dwie
Geuneuri doeeojugo
Barameul nanul su inneun
Seoroigiro hae
Neomu gakkai
Seoitji anado dwae
Maeumi danneun gose
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Modeun geol gidaeeo
Jogeumssik sseureojineun geotbodan
Jigeum idaero
Han georeum dwie
Geuneuri doeeojugo
Barameul nanul su inneun
Seoroigiro hae
Neomu gakkai
Seoitji anado dwae
Maeumi danneun gose
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Modeun geol gidaeeo
Jogeumssik sseureojineun geotbodan
Jigeum idaero
Han georeum dwie
Geuneuri doeeojugo
Barameul nanul su inneun
Seoroigiro hae
Neomu gakkai
Seoitji anado dwae
Maeumi danneun gose
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Neoui nareul wihaeseo
Naui neoreul wihaeseo
Deo mani orae
Uriga doel su itge
Tteoreojin deusi boyeodo
Hanail su itge
Saranghandago
Malhaji anado dwae
Yeongwoneul barabomyeo
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Naui neoreul wihaeseo
Deo mani orae
Uriga doel su itge
Tteoreojin deusi boyeodo
Hanail su itge
Saranghandago
Malhaji anado dwae
Yeongwoneul barabomyeo
Urineun urimanui
Supi doegireul bara
Que racontent les paroles de la chanson 숲 (The Forest Dwellers) de Yesung ?
Quand deux arbres apprennent à respirer ensemble
Il y a des chansons qui ne crient pas leur amour. Elles le murmurent à travers des images qu'on met un moment à déchiffrer, et c'est précisément pour ça qu'elles restent. 숲, que l'on peut traduire par La forêt ou Les habitants de la forêt, est de celles-là. Yesung y construit un monde à deux, discret et dense comme une futaie en automne.
Tout commence dans une forêt lourde, dont on pousse les branches pour entrer. La lumière y tombe entre les troncs espacés — et c'est justement cet entre-deux qui devient le sujet de la chanson. Pas l'étreinte, pas la fusion, mais l'espace laissé à l'autre. « Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae », peut-être que nous aussi avons besoin de cet interstice. C'est une pensée presque contre-intuitive dans une ballade coréenne : l'amour comme art de ne pas étouffer.
Deux silhouettes dans la même clairière
Le refrain installe une image que l'on n'oublie pas facilement. Être l'ombre de l'autre quand le soleil tape trop fort, partager le vent plutôt que de le retenir — « barameul nanul su inneun seoroigiro hae ». Pas besoin d'être collés l'un à l'autre. Ce qui compte, c'est que les cœurs se touchent, même à distance. Yesung chante ça avec une voix posée, presque apaisante, qui n'appuie jamais là où ça fait mal — et c'est pour ça que ça fait quand même quelque chose.
La forêt comme promesse
Au fil de la chanson, la forêt cesse d'être un décor pour devenir une destination. « Urineun urimanui supi doegireul bara » — que nous devenions notre forêt à nous. Quelque chose d'exclusif, de vivant, qui pousse dans la durée sans qu'on ait besoin de le nommer à voix haute. La dernière partie de la chanson lâche même l'exigence de la déclaration : l'amour n'a pas à être dit pour exister. Il se construit dans les gestes silencieux, dans le fait de rester un pas en retrait au bon moment, dans cette capacité à durer — « deo mani orae uriga doel su itge ».
Yesung signe ici quelque chose de rare : une chanson d'amour qui fait confiance à l'absence de mots.
Il y a des chansons qui ne crient pas leur amour. Elles le murmurent à travers des images qu'on met un moment à déchiffrer, et c'est précisément pour ça qu'elles restent. 숲, que l'on peut traduire par La forêt ou Les habitants de la forêt, est de celles-là. Yesung y construit un monde à deux, discret et dense comme une futaie en automne.
Tout commence dans une forêt lourde, dont on pousse les branches pour entrer. La lumière y tombe entre les troncs espacés — et c'est justement cet entre-deux qui devient le sujet de la chanson. Pas l'étreinte, pas la fusion, mais l'espace laissé à l'autre. « Eojjeomyeon urido teumi isseoya hae », peut-être que nous aussi avons besoin de cet interstice. C'est une pensée presque contre-intuitive dans une ballade coréenne : l'amour comme art de ne pas étouffer.
Deux silhouettes dans la même clairière
Le refrain installe une image que l'on n'oublie pas facilement. Être l'ombre de l'autre quand le soleil tape trop fort, partager le vent plutôt que de le retenir — « barameul nanul su inneun seoroigiro hae ». Pas besoin d'être collés l'un à l'autre. Ce qui compte, c'est que les cœurs se touchent, même à distance. Yesung chante ça avec une voix posée, presque apaisante, qui n'appuie jamais là où ça fait mal — et c'est pour ça que ça fait quand même quelque chose.
La forêt comme promesse
Au fil de la chanson, la forêt cesse d'être un décor pour devenir une destination. « Urineun urimanui supi doegireul bara » — que nous devenions notre forêt à nous. Quelque chose d'exclusif, de vivant, qui pousse dans la durée sans qu'on ait besoin de le nommer à voix haute. La dernière partie de la chanson lâche même l'exigence de la déclaration : l'amour n'a pas à être dit pour exister. Il se construit dans les gestes silencieux, dans le fait de rester un pas en retrait au bon moment, dans cette capacité à durer — « deo mani orae uriga doel su itge ».
Yesung signe ici quelque chose de rare : une chanson d'amour qui fait confiance à l'absence de mots.