Paroles de la chanson Tout s'en va par
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Regarde moi, dans les yeux
Et ose me dire que c'est d'ma faute
Si on en est là, toutes les deux, toi et moi
Tu me détestes un jour sur deux
La maison brûle quand tu bois trop
Et emporte avec elle des petits bouts de moi
Et si j'ai tant de mal à vivre
C'est qu'on a bâti sur tes failles
Puisqu'on n'a plus rien à se dire
Je te déteste quand tu bois (quand tu bois)
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Regarde moi, dans les yeux
Et ose me dire que c'est d'ma faute
Si on en est là, toutes les deux, toi et moi
Tu me détestes un jour sur deux
La maison brûle quand tu bois trop
Et emporte avec elle des petits bouts de moi
Et si j'ai tant de mal à vivre
C'est qu'on a bâti sur tes failles
Puisqu'on n'a plus rien à se dire
Je te déteste quand tu bois (quand tu bois)
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Regarde toi, dans le miroir
Et dis-moi qu'est-c'que t'y vois ?
Car ça fait quelques années
Que je n'te r'connais pas
Je t'ai attendue, à l'hôpital
Je t'ai pas vue, à l'Olympia
Dis-moi qu'est-ce qu'il reste encore de toi et moi ?
Cracher l'amour comme la bile
Au visage d'une relation bâclée
J'attends la mort, j'attends qu'l'ivresse
Te dévore, le temps d'une soirée
Tu passes ta vie à la fuir
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Regarde toi, dans le miroir
Et dis-moi qu'est-c'que t'y vois ?
Car ça fait quelques années
Que je n'te r'connais pas
Je t'ai attendue, à l'hôpital
Je t'ai pas vue, à l'Olympia
Dis-moi qu'est-ce qu'il reste encore de toi et moi ?
Cracher l'amour comme la bile
Au visage d'une relation bâclée
J'attends la mort, j'attends qu'l'ivresse
Te dévore, le temps d'une soirée
Tu passes ta vie à la fuir
Dis où t'étais quand j'étais cassée ?
Je te déteste quand tu bois (te déteste quand tu bois)
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Et si j'ai tant de mal à vivre
C'est qu'on a bâti sur tes failles
Puisqu'on n'a plus rien à se dire
Je te déteste quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Je te déteste quand tu bois (te déteste quand tu bois)
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Et si j'ai tant de mal à vivre
C'est qu'on a bâti sur tes failles
Puisqu'on n'a plus rien à se dire
Je te déteste quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en va
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Tout s'en, tout s'en va
Toi et moi, quand tu bois
Que racontent les paroles de la chanson Tout s'en va de Théa ?
Quand l'amour ne suffit plus à tenir debout
Il y a dans "Tout s'en va" quelque chose qui ressemble à un aveu arraché de force. Théa ne chante pas, elle confronte. Dès les premières secondes, on sent qu'on assiste à quelque chose d'intime et de tendu, à une de ces conversations que l'on reporte pendant des années avant de ne plus pouvoir les éviter.
L'autre, c'est quelqu'un qu'elle connaît depuis longtemps. Trop longtemps pour faire semblant. Et cette personne boit. Pas à l'occasion — vraiment. Au point que la relation entre elles deux n'existe plus vraiment que par intermittence, selon l'humeur de la bouteille. "Tu me détestes un jour sur deux" : on voit immédiatement le tableau. Les jours calmes et les jours de tempête. L'alternance épuisante entre la femme qu'on aime et celle qu'on ne reconnaît plus.
Des absences qui ne pardonnent pas
Ce que Théa réussit brillamment, c'est de ne pas rester dans l'abstraction. Elle ancre la douleur dans des souvenirs précis, des moments concrets. L'hôpital où elle a attendu seule. L'Olympia où l'autre n'est pas venue. Ces deux images suffisent à raconter des années entières de promesses non tenues, de moments importants gâchés, d'une présence qui manque exactement quand on en a le plus besoin. "Dis où t'étais quand j'étais cassée ?" — la question est posée sans filet, sans ménagement, et elle résonne longtemps après.
Mourir à petit feu ensemble
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est qu'il ne verse jamais dans la haine pure. Théa n'abandonne pas — du moins pas encore. Elle déteste l'alcool, pas la personne. Elle distingue les deux, même si cette distinction l'use. "Et si j'ai tant de mal à vivre / c'est qu'on a bâti sur tes failles" — voilà peut-être le vers le plus dévastateur de la chanson. Elle aussi s'est construite là-dedans. Elle aussi porte les dégâts. Le refrain qui revient en boucle, obsessionnel, ressemble à l'intérieur d'une tête qui tourne en rond depuis trop longtemps, cherchant une sortie qui ne vient pas.
Il y a dans "Tout s'en va" quelque chose qui ressemble à un aveu arraché de force. Théa ne chante pas, elle confronte. Dès les premières secondes, on sent qu'on assiste à quelque chose d'intime et de tendu, à une de ces conversations que l'on reporte pendant des années avant de ne plus pouvoir les éviter.
L'autre, c'est quelqu'un qu'elle connaît depuis longtemps. Trop longtemps pour faire semblant. Et cette personne boit. Pas à l'occasion — vraiment. Au point que la relation entre elles deux n'existe plus vraiment que par intermittence, selon l'humeur de la bouteille. "Tu me détestes un jour sur deux" : on voit immédiatement le tableau. Les jours calmes et les jours de tempête. L'alternance épuisante entre la femme qu'on aime et celle qu'on ne reconnaît plus.
Des absences qui ne pardonnent pas
Ce que Théa réussit brillamment, c'est de ne pas rester dans l'abstraction. Elle ancre la douleur dans des souvenirs précis, des moments concrets. L'hôpital où elle a attendu seule. L'Olympia où l'autre n'est pas venue. Ces deux images suffisent à raconter des années entières de promesses non tenues, de moments importants gâchés, d'une présence qui manque exactement quand on en a le plus besoin. "Dis où t'étais quand j'étais cassée ?" — la question est posée sans filet, sans ménagement, et elle résonne longtemps après.
Mourir à petit feu ensemble
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est qu'il ne verse jamais dans la haine pure. Théa n'abandonne pas — du moins pas encore. Elle déteste l'alcool, pas la personne. Elle distingue les deux, même si cette distinction l'use. "Et si j'ai tant de mal à vivre / c'est qu'on a bâti sur tes failles" — voilà peut-être le vers le plus dévastateur de la chanson. Elle aussi s'est construite là-dedans. Elle aussi porte les dégâts. Le refrain qui revient en boucle, obsessionnel, ressemble à l'intérieur d'une tête qui tourne en rond depuis trop longtemps, cherchant une sortie qui ne vient pas.