Paroles de la chanson The Foggy Edge of Time (traduction) par Neil Young
Sur le bord brumeux du temps
Je volais bas vers l'apogée de ma vie
Je regardais en arrière, et ça n'allait pas bien
Quand j'ai laissé derrière moi mon vieux quartier
Je pensais aux premiers jours
Quand j'étais jeune et que j'avais trouvé cet endroit
Trois beaux enfants nés et élevés là
Mais il y avait eu des embûches en chemin
L'alcool, l'alcool (L'alcool)
L'alcool, l'alcool (L'alcool, l'alcool)
Je volais bas vers l'apogée de ma vie
Je regardais en arrière, et ça n'allait pas bien
Quand j'ai laissé derrière moi mon vieux quartier
Je pensais aux premiers jours
Quand j'étais jeune et que j'avais trouvé cet endroit
Trois beaux enfants nés et élevés là
Mais il y avait eu des embûches en chemin
L'alcool, l'alcool (L'alcool)
L'alcool, l'alcool (L'alcool, l'alcool)
Je me dirigeais vers le sud, vers mon destin
En fermant le portail, j'ai jeté la clé
Même si l'avenir était incertain
J'avais déjà pris ma décision
C'est ce jour-là que j'ai commencé à vivre
Comme je le voulais
Juste pour donner une chance à ma vie
Je sais maintenant que je devais partir
Laisser derrière moi tout ce que j'aime
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
(Alright)
En fermant le portail, j'ai jeté la clé
Même si l'avenir était incertain
J'avais déjà pris ma décision
C'est ce jour-là que j'ai commencé à vivre
Comme je le voulais
Juste pour donner une chance à ma vie
Je sais maintenant que je devais partir
Laisser derrière moi tout ce que j'aime
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
Sur le bord brumeux du temps
(Alright)
Que racontent les paroles de la chanson The Foggy Edge of Time (traduction) de Neil Young ?
Quelque part entre partir et ne plus revenir
Il y a des chansons qui ressemblent à des pages de journal arrachées et chantées à voix basse. "The Foggy Edge of Time" est de celles-là. On entend Neil Young raconter — pas expliquer, pas justifier, juste raconter — le moment où une vie a bifurqué. Le brouillard du titre n'est pas un effet de style : c'est la texture exacte de ces instants où l'on prend une décision capitale sans vraiment voir où elle mène.
Un quartier, des enfants, une bouteille
Le morceau commence par une image de mouvement — quelqu'un qui vole bas, qui regarde en arrière, qui quitte un vieux quartier. Rien n'est précisé, et c'est là la force du texte : on reconstitue une vie entière à partir de fragments. Les "three beautiful children born and raised" surgissent au détour d'un vers comme une évidence lumineuse, aussitôt nuancée par les "bumps along the way". Puis le refrain tombe, sans préparation : "Alcohol, alcohol". Répété, presque scandé, comme on répéterait le nom d'une vieille blessure pour mieux la regarder en face. Young ne cherche pas la poésie ici. Il cherche la vérité, et ça fait un effet bien plus durable.
Jeter la clé dans l'herbe
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est la conscience lucide du sacrifice. "I know now that I had to go / Leave everything I love behind" — pas de colère, pas d'amertume, juste la reconnaissance un peu douloureuse d'une nécessité. La scène de la grille qu'on referme et dont on jette la clé dit tout : on ne part pas pour revenir. On part pour avoir une chance de vivre autrement, "the way I wanted to", comme il chante simplement.
La fin du morceau tourne en boucle sur le titre, encore et encore, "out on the foggy edge of time". Ce n'est pas une résolution. C'est une installation dans l'incertitude, une façon de dire que cet espace flottant entre l'ancien monde et le nouveau est peut-être le seul endroit où certaines personnes peuvent enfin respirer. Neil Young connaît ce territoire mieux que quiconque — il y a passé une bonne partie de sa vie, et une bonne partie de sa musique.
Il y a des chansons qui ressemblent à des pages de journal arrachées et chantées à voix basse. "The Foggy Edge of Time" est de celles-là. On entend Neil Young raconter — pas expliquer, pas justifier, juste raconter — le moment où une vie a bifurqué. Le brouillard du titre n'est pas un effet de style : c'est la texture exacte de ces instants où l'on prend une décision capitale sans vraiment voir où elle mène.
Un quartier, des enfants, une bouteille
Le morceau commence par une image de mouvement — quelqu'un qui vole bas, qui regarde en arrière, qui quitte un vieux quartier. Rien n'est précisé, et c'est là la force du texte : on reconstitue une vie entière à partir de fragments. Les "three beautiful children born and raised" surgissent au détour d'un vers comme une évidence lumineuse, aussitôt nuancée par les "bumps along the way". Puis le refrain tombe, sans préparation : "Alcohol, alcohol". Répété, presque scandé, comme on répéterait le nom d'une vieille blessure pour mieux la regarder en face. Young ne cherche pas la poésie ici. Il cherche la vérité, et ça fait un effet bien plus durable.
Jeter la clé dans l'herbe
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est la conscience lucide du sacrifice. "I know now that I had to go / Leave everything I love behind" — pas de colère, pas d'amertume, juste la reconnaissance un peu douloureuse d'une nécessité. La scène de la grille qu'on referme et dont on jette la clé dit tout : on ne part pas pour revenir. On part pour avoir une chance de vivre autrement, "the way I wanted to", comme il chante simplement.
La fin du morceau tourne en boucle sur le titre, encore et encore, "out on the foggy edge of time". Ce n'est pas une résolution. C'est une installation dans l'incertitude, une façon de dire que cet espace flottant entre l'ancien monde et le nouveau est peut-être le seul endroit où certaines personnes peuvent enfin respirer. Neil Young connaît ce territoire mieux que quiconque — il y a passé une bonne partie de sa vie, et une bonne partie de sa musique.