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Paroles de la chanson Rockin' In The Free World (Traduction) par Neil Young

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Paroles de la chanson Rockin' In The Free World (Traduction) par Neil Young

Il y a des couleurs dans la rue
Rouge, blanc et bleu
Les gens traînent des pieds
Les gens dorment dans leurs chaussures
Mais il y a un panneau de signalisation
Sur la route
Beaucoup de gens disent
Nous serions mieux morts
Ne le prenez pas mal
Mais je suis des leurs
Alors j'essaie de l'oublier
De toute façon; je le peux

Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre

Je vois une femme dans la nuit
Avec un bébé dans les bras
Sous un vieux lampadaire
Près d'une poubelle
Alors elle mets son enfant loin
Et se prépare à le frapper
Elle déteste sa vie
Et tout ce qu'elle a sacrifié pour elle
Il y a encore un enfant
Qui n'ira jamais à l'école
ne tombera jamais amoureux
Ne deviendra jamais cool...

Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre

Nous avons eu un millier de lueurs d'espoir
Pour un SDF
Nous avons eu une gentille, douce
Mitrailleuse en main
Nous avons eu de grand magasins
Et du papier toilette
Eu des boites en plastique
Pour la couche d'ozone
Eu un homme du peule
Nous disant de garder espoir
Eu du carburant à brûler
Eu du chemin a parcourir

Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre
Gardez le rythme dans le monde libre

Que racontent les paroles de la chanson Rockin' In The Free World (Traduction) de Neil Young ?

Des couleurs sur le bitume

Il y a quelque chose de vertigineux dans la façon dont « Rockin' In The Free World » commence. On croit entendre un hymne, la guitare gronde, et puis les mots arrivent — des gens qui traînent, qui dorment dans leurs chaussures, un panneau d'avertissement sur la route. Neil Young n'est pas en train de célébrer. Il est en train de dresser un état des lieux.

L'Amérique telle qu'elle est

La chanson avance comme une promenade nocturne dans une ville qu'on préférerait ne pas voir. Au coin d'une rue, sous un vieux lampadaire près d'une poubelle, une femme avec un bébé dans les bras. Elle pose l'enfant, elle disparaît. Young n'en dit pas plus, il n'a pas besoin d'en dire plus. Cette image — « she put the kid away and she's gone to get a hit » — contient toute une vie fracassée en une seule ligne. Ce gamin qui ne ira jamais à l'école, qui ne tombera jamais amoureux, qui ne connaîtra jamais ce que c'est d'être cool : c'est l'enfant du monde libre, celui dont personne ne parle dans les discours.

Et puis vient le troisième couplet, et là Young sort les griffes. Il pille directement le vocabulaire de la campagne de Bush père — « a thousand points of light », « a kinder, gentler » — pour montrer à quel point ces belles formules sonnent faux face à la réalité des rues. Le polystyrène qui tue l'ozone, le carburant qu'on brûle sans compter, les grandes surfaces bien approvisionnées pendant que des gens crèvent dehors. C'est du sarcasme pur, mais enveloppé dans un riff qui donne envie de lever le poing.

Le piège du refrain

C'est là tout le génie du morceau : on chante « keep on rockin' in the free world » avec une énergie immense, et on ne réalise pas toujours qu'on est en train de hurler une ironie mordante. Young nous tend un miroir. Le rock'n'roll comme refuge, comme façon de ne pas voir, de continuer à danser pendant que tout fout le camp. Trente ans après sa sortie, la chanson n'a rien perdu de son tranchant. Le monde libre continue de rouler.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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