Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Confession par

Des rêves d'ivresse
Au-dessus, les hirondelles
Te chercher sans cesse
Dans le ciel, trouver l'amour

Moi, je veux tes vagues
Qui inondent mon âme

Trouver la paix...

Mes nuits de cendres
J'espérais ne plus descendre
À deux pas l'ivresse
M'éloigner de l'obscurité

Moi, je veux tes vagues
Qui submergent mon âme

Partout
Partout
C'est fou
Je te sens près de moi

Partout
Partout
Dans tout
Dans les méandres d'un long sommeil

Partout (Nos cicatrices, crois-moi)
Partout (Nous définissent l'âme)
Je te sens près de moi
Partout (Nos cicatrices sont là)
Partout (Je coagule mal)
Dans tout
Dans les méandres d'un long sommeil

Que racontent les paroles de la chanson Confession de Mylene Farmer ?

Quelque part entre la cendre et le ciel

Il y a des chansons qui commencent comme une respiration retenue. "Confession" en fait partie. Dès les premières lignes, on est saisi par cette image double : les hirondelles au-dessus, et en dessous, quelqu'un qui cherche — sans relâche, "sans cesse" — une présence qui se dérobe. Mylène Farmer a cette façon particulière de poser l'amour comme une traque, quelque chose qu'on ne peut pas saisir mais qu'on ne peut pas non plus cesser de poursuivre.

Se laisser submerger

La chanson avance par vagues, justement — le mot revient deux fois, et ce n'est pas un hasard. D'abord l'inondation, puis la submersion. L'intensité monte. Ce que la narratrice réclame de l'autre, ce n'est pas une tendresse douce ou un amour tranquille : c'est quelque chose qui déborde, qui envahit, qui prend toute la place. "Mes nuits de cendres" dit l'état d'avant, le vide et le froid, l'espoir épuisé de ne plus avoir à descendre plus bas. Et l'ivresse, toujours à deux pas, comme une promesse qui reste hors de portée.

Le corps qui ne guérit pas

Puis vient ce moment étrange et bouleversant où la chanson bascule. Le "partout" répété crée une litanie presque hypnotique — on sent la présence de l'autre partout, dans les recoins du sommeil, dans les méandres de la conscience. Et soudain, glissées entre les refrains comme des aveux chuchotés : "nos cicatrices nous définissent l'âme", "je coagule mal". Ces quelques mots changent tout. Ce n'est plus une déclaration d'amour ordinaire. C'est l'histoire d'une blessure qui refuse de se refermer, d'une personne qui porte l'autre en elle comme une plaie encore vive.

"Confession" porte bien son titre. C'est une chanson qui dit ce qu'on avoue rarement — que certaines personnes nous marquent si profondément qu'elles finissent par faire partie de notre structure intime, de notre façon d'être abîmé.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Mylene Farmer