Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Gorgeous par

Sweet thing, why so blue?
Your whole life is right in front of you
Darling, tell the truth
Do all the sad days feel like déjà vu?

You're sitting in the kitchen while he's sitting at a bar
He don't even know who you are
Staring at the mirror while you're falling apart
You might not remember, but

Baby, you're gorgeous just as you are
Don't you let him steal your spark
Baby, you're gorgeous, why don't you see
Everything that you could be?
Baby, you're gorgeous, so gorgeous

Sweet thing, look at you
All done up in hope of something new
Darling, right on cue
He walks in like you're not in the room

You're sitting in the bedroom while he's sitting in the dark
You don't even know who you are
Staring at the mirror while you're falling apart
You might not remember, but

Baby, you're gorgeous just as you are
Don't you let him steal your spark
Baby, you're gorgeous, why don't you see
Everything that you could be?
Baby, you're gorgeous, so gorgeous

Oh, you don't even know it
Baby, you're gorgeous, so gorgeous

Que racontent les paroles de la chanson Gorgeous de Jessie Murph ?

Elle et son reflet

Il y a quelque chose de presque douloureux dans la tendresse avec laquelle Jessie Murph s'adresse à cette femme qu'elle décrit. "Sweet thing, why so blue?" — dès la première ligne, on est dans l'intimité. Pas de grands effets, pas de mise en scène dramatique. Juste une voix qui pose la main sur l'épaule de quelqu'un qui se noie en silence.

L'histoire que raconte "Gorgeous" est celle de beaucoup de gens, et c'est peut-être ce qui la rend si difficile à écouter sans ressentir quelque chose. Une femme qui attend. Un homme qui n'est jamais vraiment là, même quand il est dans la même pièce. Elle s'est habillée, préparée, espéré — "all done up in hope of something new" (toute apprêtée dans l'espoir de quelque chose de nouveau" — et lui entre dans la pièce sans même la voir. Ce moment-là, ce silence entre deux personnes censées s'aimer, Murph le capte avec une précision qui fait mal.

La noyade lente

Ce qui est fascinant dans l'écriture de cette chanson, c'est la façon dont la désintégration est montrée à travers des gestes ordinaires. On ne crie pas, on ne se bat pas. On s'assoit dans des pièces différentes. On fixe son reflet dans un miroir. "Staring at the mirror while you're falling apart" — l'image est simple, presque banale, et pourtant elle dit tout sur ce moment où on cherche dans son visage une réponse que personne d'autre ne nous donne.

Jessie Murph a cette capacité à écrire des choses universelles sans jamais les rendre génériques. Sa voix, brute et fragile à la fois, porte ces mots comme si elle les vivait au moment même où elle les chante.

La voix qu'on aurait voulu entendre

Le refrain arrive comme une main tendue. Pas une main qui sauve, plutôt une qui rappelle. "Don't you let him steal your spark" — c'est la phrase qu'une meilleure amie prononce à 2h du matin, ou qu'une mère glisse avant de raccrocher. Murph endosse ce rôle avec une conviction totale, et c'est là que la chanson prend toute sa force : elle ne règle pas la situation, elle redonne juste à quelqu'un la permission de se souvenir qu'elle existe.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Jessie Murph