Paroles de la chanson Les failles par
J′confonds les prénoms, j'retiens pas les visages
Ni les anniversaires, j′hésite même sur mon âge
J'sais plus où j'suis garé, j′m′invente des dilemmes
J'oublie les mots d′passe même quand c'est tout l′temps l'même
J′peux pas jouer au foot, j'tiens pas debout une heure
Chaque jour physiquement, je suis pas d'bonne humeur
Je suis nostalgique de mes vies passées
Moi la mélancolie, je l′ai dédicacée
Ni les anniversaires, j′hésite même sur mon âge
J'sais plus où j'suis garé, j′m′invente des dilemmes
J'oublie les mots d′passe même quand c'est tout l′temps l'même
J′peux pas jouer au foot, j'tiens pas debout une heure
Chaque jour physiquement, je suis pas d'bonne humeur
Je suis nostalgique de mes vies passées
Moi la mélancolie, je l′ai dédicacée
Tu perds tout l′temps tes clés, il est toujours en retard
Elle renverse son café, il aime trop la bagarre
Lui, il gueule pour rien pendant qu'elle elle bégaye
Toi t′as peur de rater alors même pas t'essayes
Cherche pas à comparer, on a tous des problèmes
On est tous un peu tarés, c′est pour ça qu'j′nous aime
Il faut des maladresses pour pouvoir s'ambiancer
On a besoin d'nos failles pour pouvoir avancer
Viens avec tes failles, c′est plus charmant
C′est par là que passe le talent
Quand il y a des failles, c'est pimenté
C′est par là que passe la vérité
Elle renverse son café, il aime trop la bagarre
Lui, il gueule pour rien pendant qu'elle elle bégaye
Toi t′as peur de rater alors même pas t'essayes
Cherche pas à comparer, on a tous des problèmes
On est tous un peu tarés, c′est pour ça qu'j′nous aime
Il faut des maladresses pour pouvoir s'ambiancer
On a besoin d'nos failles pour pouvoir avancer
Viens avec tes failles, c′est plus charmant
C′est par là que passe le talent
Quand il y a des failles, c'est pimenté
C′est par là que passe la vérité
Les maladroits, les timides, les jaloux, les peureux
Les têtus, les naïfs, les lents, les paresseux
Les sensibles, les impatients, les coléreux
Ceux qui doutent, ceux qu'on trompe, ceux qui mentent un peu
Je vous trouve sympathiques, j′ai beaucoup d'affection
Pour vos manques de logique et vos imperfections
Nos défauts sont des qualités mal exploitées
Nos cicatrices servent à souligner nos grains d′beauté
Comme nos failles sont ouvertes, elles sont des passages
Au travers de nos brèches, on échange des messages
C'est par nos fêlures qu'on se relie aux gens
C′est par nos blessures qu′on est intelligent
Alors on danse au rythme de nos défauts
On chante en souvenir de nos fiascos
On oublie les non-dits, on enterre les tabous
Et ce soir pour le public, j'peux rester trois heures debout
Viens avec tes failles, c′est plus charmant
C'est par là que passe le talent
Quand il y a des failles, c′est pimenté
C'est par là que passe la vérité
(Viens avec tes failles, failles) on a besoin d′nos failles
On a besoin d'nos failles (failles, failles, oh-oh, oh-oh)
C′est par nos blessures qu′on est intelligent
Alors on danse au rythme de nos défauts
On chante en souvenir de nos fiascos
On oublie les non-dits, on enterre les tabous
Et ce soir pour le public, j'peux rester trois heures debout
Viens avec tes failles, c′est plus charmant
C'est par là que passe le talent
Quand il y a des failles, c′est pimenté
C'est par là que passe la vérité
(Viens avec tes failles, failles) on a besoin d′nos failles
On a besoin d'nos failles (failles, failles, oh-oh, oh-oh)
(Viens avec tes failles) on a besoin d'nos failles pour rêver
On a besoin d′nos failles pour s′aimer (failles, failles, oh-oh, oh-oh)
On a besoin d'nos failles pour avancer, on a besoin d′nos failles
Viens avec tes failles, c'est plus charmant (avec tes)
C′est par là que passe le talent (avec tes)
Quand il y a des failles, c'est pimenté (avec tes)
C′est par là que passe la vérité (avec tes, avec tes failles)
On a besoin d′nos failles pour s′aimer (failles, failles, oh-oh, oh-oh)
On a besoin d'nos failles pour avancer, on a besoin d′nos failles
Viens avec tes failles, c'est plus charmant (avec tes)
C′est par là que passe le talent (avec tes)
Quand il y a des failles, c'est pimenté (avec tes)
C′est par là que passe la vérité (avec tes, avec tes failles)
Que racontent les paroles de la chanson Les failles de Grand Corps Malade ?
Ce soir, viens comme tu es
Il y a dans « Les failles » quelque chose qui ressemble à une grande respiration collective. Dès les premières mesures, Grand Corps Malade fait quelque chose d'assez courageux pour un artiste : il commence par parler de lui, vraiment. Pas de la version lissée, pas du personnage scénique — de lui, avec ses prénoms confondus, ses mots de passe oubliés, sa mélancolie qu'il dit avoir « dédicacée » tant elle lui est familière.
Quand l'intime devient universel
On est d'abord dans l'intimité d'un homme qui connaît ses limites. Et puis, imperceptiblement, la chanson s'élargit. Le regard quitte le miroir pour observer la rue, les gens autour. Elle qui renverse son café, lui qui est toujours en retard, toi qui n'essaies même pas de peur de rater. Grand Corps Malade construit une fresque douce et reconnaissable, sans jamais pointer du doigt — plutôt avec la tendresse de quelqu'un qui sait exactement ce que c'est d'être imparfait, et qui trouve ça finalement très bien.
C'est là que le texte bascule vers quelque chose de plus grand. « On a besoin d'nos failles pour pouvoir avancer » : la formule pourrait sembler simple, presque naïve. Mais elle est portée par une conviction sincère, nourrie d'une expérience de vie que l'artiste n'a jamais cherché à dissimuler. Ses propres blessures physiques, sa reconstruction, cette manière qu'il a de faire de la scène un espace de survie — tout cela affleure sans être dit explicitement.
La scène comme point de fuite
La fin de la chanson offre une image bouleversante dans sa simplicité : « ce soir pour le public, j'peux rester trois heures debout ». Lui qui dit ne pas tenir une heure physiquement. La musique, la communion avec la salle, font ce que le corps seul ne peut pas. Les failles ne disparaissent pas — elles deviennent le carburant de quelque chose. « C'est par nos fêlures qu'on se relie aux gens », et cette nuit-là, debout face au public, il en est la preuve vivante.
« Les failles » fonctionne parce qu'il ne promet rien de facile. Il ne dit pas que tout ira bien, ni que vos défauts sont en réalité des super-pouvoirs. Il dit juste : viens comme tu es, c'est plus charmant. Et ça, ça fait du bien.
Il y a dans « Les failles » quelque chose qui ressemble à une grande respiration collective. Dès les premières mesures, Grand Corps Malade fait quelque chose d'assez courageux pour un artiste : il commence par parler de lui, vraiment. Pas de la version lissée, pas du personnage scénique — de lui, avec ses prénoms confondus, ses mots de passe oubliés, sa mélancolie qu'il dit avoir « dédicacée » tant elle lui est familière.
Quand l'intime devient universel
On est d'abord dans l'intimité d'un homme qui connaît ses limites. Et puis, imperceptiblement, la chanson s'élargit. Le regard quitte le miroir pour observer la rue, les gens autour. Elle qui renverse son café, lui qui est toujours en retard, toi qui n'essaies même pas de peur de rater. Grand Corps Malade construit une fresque douce et reconnaissable, sans jamais pointer du doigt — plutôt avec la tendresse de quelqu'un qui sait exactement ce que c'est d'être imparfait, et qui trouve ça finalement très bien.
C'est là que le texte bascule vers quelque chose de plus grand. « On a besoin d'nos failles pour pouvoir avancer » : la formule pourrait sembler simple, presque naïve. Mais elle est portée par une conviction sincère, nourrie d'une expérience de vie que l'artiste n'a jamais cherché à dissimuler. Ses propres blessures physiques, sa reconstruction, cette manière qu'il a de faire de la scène un espace de survie — tout cela affleure sans être dit explicitement.
La scène comme point de fuite
La fin de la chanson offre une image bouleversante dans sa simplicité : « ce soir pour le public, j'peux rester trois heures debout ». Lui qui dit ne pas tenir une heure physiquement. La musique, la communion avec la salle, font ce que le corps seul ne peut pas. Les failles ne disparaissent pas — elles deviennent le carburant de quelque chose. « C'est par nos fêlures qu'on se relie aux gens », et cette nuit-là, debout face au public, il en est la preuve vivante.
« Les failles » fonctionne parce qu'il ne promet rien de facile. Il ne dit pas que tout ira bien, ni que vos défauts sont en réalité des super-pouvoirs. Il dit juste : viens comme tu es, c'est plus charmant. Et ça, ça fait du bien.