Paroles de la chanson Quando ti rivedrò (traduction) par
Quand je te reverrai
Je ne sais pas comment je ferai
Pour comprendre s'il existe encore
Ce fil qui entre nous
Ne s'est jamais arrêté
Si en toi il y a encore la magie
Qui pour moi ne s'est pas arrêtée
Toi, qui ne me regardes pas, toi
Qui ne m'écoutes pas, toi
Qui ne me parles pas, toi
Qui ne te rends pas compte, toi
Qui ne m'aimes pas, toi
Que ce n'est pas vrai
Toi, les mêmes yeux, toi
La même bouche, toi
Je ne sais pas comment je ferai
Pour comprendre s'il existe encore
Ce fil qui entre nous
Ne s'est jamais arrêté
Si en toi il y a encore la magie
Qui pour moi ne s'est pas arrêtée
Toi, qui ne me regardes pas, toi
Qui ne m'écoutes pas, toi
Qui ne me parles pas, toi
Qui ne te rends pas compte, toi
Qui ne m'aimes pas, toi
Que ce n'est pas vrai
Toi, les mêmes yeux, toi
La même bouche, toi
La même voix, toi
Les mêmes mains, toi
La même histoire, toi
La même âme
Quand je te reverrai
Il n'y aura pas de pourquoi
Tu ne comprendras pas
Moi non plus je ne comprendrai pas pourquoi
On s'en va et on se retrouve encore
Reviendra l'étrange magie
Qui entre nous n'est pas encore finie
Toi, les mêmes yeux, toi
La même bouche, toi
La même voix, toi
Les mêmes mains, toi
La même histoire, toi
Les mêmes mains, toi
La même histoire, toi
La même âme
Quand je te reverrai
Il n'y aura pas de pourquoi
Tu ne comprendras pas
Moi non plus je ne comprendrai pas pourquoi
On s'en va et on se retrouve encore
Reviendra l'étrange magie
Qui entre nous n'est pas encore finie
Toi, les mêmes yeux, toi
La même bouche, toi
La même voix, toi
Les mêmes mains, toi
La même histoire, toi
La même âme
Nous, les mêmes jours, nous
Les mêmes nuits, nous
Les mêmes soirs, nous
La même histoire, nous
Le même amour, nous
La même vie
Et on recommence à rire
Et on recommence à croire
Qu'on peut reprendre
Là où le temps s'est arrêté
Nous, les mêmes jours, nous
Les mêmes nuits, nous
Les mêmes soirs, nous
La même histoire, nous
Le même amour, nous
La même vie
Et on recommence à rire
Et on recommence à croire
Qu'on peut reprendre
Là où le temps s'est arrêté
Que racontent les paroles de la chanson Quando ti rivedrò (traduction) de Gino Paoli ?
Avant les retrouvailles
Il y a une angoisse particulière dans le fait de revoir quelqu'un qu'on a aimé. Pas la peur du rejet, ni vraiment celle de souffrir à nouveau — plutôt cette question impossible : est-ce que quelque chose subsiste, ou est-ce que je vais me retrouver devant un inconnu qui a le visage de quelqu'un que j'ai connu ? C'est exactement là que commence "Quando ti rivedrò", dans cet espace flottant entre le souvenir et la réalité à venir.
Gino Paoli ne raconte pas une rupture. Il ne raconte pas non plus des retrouvailles. Il se place dans l'entre-deux, ce moment où on ne sait pas encore. Et c'est précisément ce vertige-là qui donne au morceau sa tension douce, presque mélancolique.
Le fil qui ne s'est jamais rompu
Au fil du texte, on suit un narrateur qui s'interroge sur la persistance de ce "filo", ce fil fragile et têtu qui relie deux personnes même quand elles ne se voient plus. Il sait que la magie était là. Il espère qu'elle est encore là. Mais il ne sait pas. Alors il anticipe, il imagine la scène, et dans cette imagination surgit quelque chose d'étrange : une litanie de reproches — "tu che non mi parli, tu che non mi ami" (toi qui ne me parles pas, toi qui ne m'aimes pas) — aussitôt démentis par un "che non è vero", ce n'est pas vrai. Comme si le narrateur répétait mentalement le pire pour mieux s'en débarrasser, pour se convaincre que non, ce n'est pas ainsi que ça se passera.
Quand le temps reprend sa course
Ce qui est beau dans l'écriture de Paoli, c'est qu'il ne cherche pas à expliquer. "Non ci sarà un perché", il n'y aura pas de raison — on se retrouve, on ne comprend pas vraiment pourquoi, et pourtant quelque chose reprend. Les derniers vers ont quelque chose d'une promesse murmurée : "torniamo a ridere, torniamo a credere" — on recommence à rire, on recommence à croire. Le temps reprend là où il s'était arrêté, comme si l'absence n'avait été qu'une parenthèse. C'est romanesque, bien sûr, peut-être un peu naïf — mais c'est aussi l'une des choses les plus honnêtes qu'on puisse dire sur les amours qui durent sans qu'on sache pourquoi.
Il y a une angoisse particulière dans le fait de revoir quelqu'un qu'on a aimé. Pas la peur du rejet, ni vraiment celle de souffrir à nouveau — plutôt cette question impossible : est-ce que quelque chose subsiste, ou est-ce que je vais me retrouver devant un inconnu qui a le visage de quelqu'un que j'ai connu ? C'est exactement là que commence "Quando ti rivedrò", dans cet espace flottant entre le souvenir et la réalité à venir.
Gino Paoli ne raconte pas une rupture. Il ne raconte pas non plus des retrouvailles. Il se place dans l'entre-deux, ce moment où on ne sait pas encore. Et c'est précisément ce vertige-là qui donne au morceau sa tension douce, presque mélancolique.
Le fil qui ne s'est jamais rompu
Au fil du texte, on suit un narrateur qui s'interroge sur la persistance de ce "filo", ce fil fragile et têtu qui relie deux personnes même quand elles ne se voient plus. Il sait que la magie était là. Il espère qu'elle est encore là. Mais il ne sait pas. Alors il anticipe, il imagine la scène, et dans cette imagination surgit quelque chose d'étrange : une litanie de reproches — "tu che non mi parli, tu che non mi ami" (toi qui ne me parles pas, toi qui ne m'aimes pas) — aussitôt démentis par un "che non è vero", ce n'est pas vrai. Comme si le narrateur répétait mentalement le pire pour mieux s'en débarrasser, pour se convaincre que non, ce n'est pas ainsi que ça se passera.
Quand le temps reprend sa course
Ce qui est beau dans l'écriture de Paoli, c'est qu'il ne cherche pas à expliquer. "Non ci sarà un perché", il n'y aura pas de raison — on se retrouve, on ne comprend pas vraiment pourquoi, et pourtant quelque chose reprend. Les derniers vers ont quelque chose d'une promesse murmurée : "torniamo a ridere, torniamo a credere" — on recommence à rire, on recommence à croire. Le temps reprend là où il s'était arrêté, comme si l'absence n'avait été qu'une parenthèse. C'est romanesque, bien sûr, peut-être un peu naïf — mais c'est aussi l'une des choses les plus honnêtes qu'on puisse dire sur les amours qui durent sans qu'on sache pourquoi.