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Paroles de la chanson Quando ti rivedrò par

Quando ti rivedrò
Non so come farò
A capire se ancora c'è
Questo filo che tra di noi
Non s'è fermato mai
Se c'è in te ancora la magia
Che per me non si è fermata

Tu, che non mi guardi, tu
Che non mi ascolti, tu
Che non mi parli, tu
Che non ti accorgi, tu
Che non mi ami, tu
Che non è vero
Tu, gli stessi occhi, tu
La stessa bocca, tu
La stessa voce, tu
Le stesse mani, tu
La stessa storia, tu
La stessa anima

Quando ti rivedrò
Non ci sarà un perché
Tu non capirai
Nemmeno io capirò perché
Si va via e ci si trova ancora
Tornerà la strana magia
Che tra noi non è finita ancora

Tu, gli stessi occhi, tu
La stessa bocca, tu
La stessa voce, tu
Le stesse mani, tu
La stessa storia, tu
La stessa anima
Noi, gli stessi giorni, noi
Le stesse notti, noi
Le stesse sere, noi
La stessa storia, noi
Lo stesso amore, noi
La stessa vita

E torniamo a ridere
E torniamo a credere
Che si può riprendere
Dove si è fermato il tempo

Que racontent les paroles de la chanson Quando ti rivedrò de Gino Paoli ?

Avant les retrouvailles

Il y a une angoisse particulière dans le fait de revoir quelqu'un qu'on a aimé. Pas la peur du rejet, ni vraiment celle de souffrir à nouveau — plutôt cette question impossible : est-ce que quelque chose subsiste, ou est-ce que je vais me retrouver devant un inconnu qui a le visage de quelqu'un que j'ai connu ? C'est exactement là que commence "Quando ti rivedrò", dans cet espace flottant entre le souvenir et la réalité à venir.

Gino Paoli ne raconte pas une rupture. Il ne raconte pas non plus des retrouvailles. Il se place dans l'entre-deux, ce moment où on ne sait pas encore. Et c'est précisément ce vertige-là qui donne au morceau sa tension douce, presque mélancolique.

Le fil qui ne s'est jamais rompu

Au fil du texte, on suit un narrateur qui s'interroge sur la persistance de ce "filo", ce fil fragile et têtu qui relie deux personnes même quand elles ne se voient plus. Il sait que la magie était là. Il espère qu'elle est encore là. Mais il ne sait pas. Alors il anticipe, il imagine la scène, et dans cette imagination surgit quelque chose d'étrange : une litanie de reproches — "tu che non mi parli, tu che non mi ami" (toi qui ne me parles pas, toi qui ne m'aimes pas) — aussitôt démentis par un "che non è vero", ce n'est pas vrai. Comme si le narrateur répétait mentalement le pire pour mieux s'en débarrasser, pour se convaincre que non, ce n'est pas ainsi que ça se passera.

Quand le temps reprend sa course

Ce qui est beau dans l'écriture de Paoli, c'est qu'il ne cherche pas à expliquer. "Non ci sarà un perché", il n'y aura pas de raison — on se retrouve, on ne comprend pas vraiment pourquoi, et pourtant quelque chose reprend. Les derniers vers ont quelque chose d'une promesse murmurée : "torniamo a ridere, torniamo a credere" — on recommence à rire, on recommence à croire. Le temps reprend là où il s'était arrêté, comme si l'absence n'avait été qu'une parenthèse. C'est romanesque, bien sûr, peut-être un peu naïf — mais c'est aussi l'une des choses les plus honnêtes qu'on puisse dire sur les amours qui durent sans qu'on sache pourquoi.

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