Paroles de la chanson Empty Bed par
I was eight years old with a furry animal
Oh-oh
Had to say goodbye to the fuzzy little guy
Oh no
Asked my neighbours
"Would you please take care of him for me?
Don't let him know I'm goin'
Take care of him for me
Take care of him for me"
I was thirteen years old with a heart made of gold
Oh-oh
Tried to make some friends, almost killed myself instead
Oh-oh
Had to say goodbye to the fuzzy little guy
Oh no
Asked my neighbours
"Would you please take care of him for me?
Don't let him know I'm goin'
Take care of him for me
Take care of him for me"
I was thirteen years old with a heart made of gold
Oh-oh
Tried to make some friends, almost killed myself instead
Oh no
They said the meds would take care of things for me
I don't think they are working
Take care of things for me
Take care of things for me
Today I felt scared thinkin' 'bout your empty bed
Oh-oh
But I know you'll be fine, yeah, you've got to stay alive
Oh-oh
Just don't forget to take care of you for me
I've been where you are goin'
Take care of you for me
Take care of you for me
They said the meds would take care of things for me
I don't think they are working
Take care of things for me
Take care of things for me
Today I felt scared thinkin' 'bout your empty bed
Oh-oh
But I know you'll be fine, yeah, you've got to stay alive
Oh-oh
Just don't forget to take care of you for me
I've been where you are goin'
Take care of you for me
Take care of you for me
Que racontent les paroles de la chanson Empty Bed de Cavetown ?
Le lit vide
Il y a des chansons qui ressemblent à une confidence murmurée dans le noir, celles qu'on n'écrit pas pour être célèbre mais parce qu'il fallait les écrire. "Empty Bed" est exactement ça. Cavetown n'élève jamais la voix, ne cherche pas le grand geste musical — et pourtant, en trois petites scènes de vie, il réussit à emporter quelque chose d'essentiel.
Tout commence avec un enfant de huit ans et un animal à fourrure qu'il doit laisser derrière lui. Rien de dramatique en surface, et pourtant cette première image installe quelque chose : l'impuissance, le fait de confier à d'autres ce qu'on ne peut pas porter. "Would you please take care of him for me?" — cette question simple, presque timide, devient le battement de cœur de toute la chanson.
Quand la douleur prend un autre visage
Puis vient l'adolescence, et là Robin Skinner lâche une phrase qui arrête net : à treize ans, il a failli se tuer en essayant simplement de se faire des amis. C'est dit comme ça, sans tremblement dans la voix, sans violons. Et c'est justement cette économie qui rend le propos si percutant. Les médicaments sont là, censés "prendre soin des choses" à sa place — mais il n'est pas sûr qu'ils fonctionnent vraiment. On est au cœur de quelque chose de très intime, de très peu raconté en musique avec cette honnêteté-là.
Une main tendue dans l'obscurité
Mais "Empty Bed" ne s'arrête pas à l'autobiographie. Le dernier couplet change tout. Cavetown pense à quelqu'un dont le lit est vide ce soir — image silencieuse et glaçante d'une absence qui inquiète — et il lui parle directement. "I've been where you are going", je suis passé par là où tu te rends. Celui qui était autrefois l'enfant perdu est devenu le témoin, la voix qui dit : tu peux tenir. La formule "take care of you for me" se renverse alors complètement, et c'est là que la chanson touche juste : dans ce geste discret de passer le flambeau de la survie.
Il y a des chansons qui ressemblent à une confidence murmurée dans le noir, celles qu'on n'écrit pas pour être célèbre mais parce qu'il fallait les écrire. "Empty Bed" est exactement ça. Cavetown n'élève jamais la voix, ne cherche pas le grand geste musical — et pourtant, en trois petites scènes de vie, il réussit à emporter quelque chose d'essentiel.
Tout commence avec un enfant de huit ans et un animal à fourrure qu'il doit laisser derrière lui. Rien de dramatique en surface, et pourtant cette première image installe quelque chose : l'impuissance, le fait de confier à d'autres ce qu'on ne peut pas porter. "Would you please take care of him for me?" — cette question simple, presque timide, devient le battement de cœur de toute la chanson.
Quand la douleur prend un autre visage
Puis vient l'adolescence, et là Robin Skinner lâche une phrase qui arrête net : à treize ans, il a failli se tuer en essayant simplement de se faire des amis. C'est dit comme ça, sans tremblement dans la voix, sans violons. Et c'est justement cette économie qui rend le propos si percutant. Les médicaments sont là, censés "prendre soin des choses" à sa place — mais il n'est pas sûr qu'ils fonctionnent vraiment. On est au cœur de quelque chose de très intime, de très peu raconté en musique avec cette honnêteté-là.
Une main tendue dans l'obscurité
Mais "Empty Bed" ne s'arrête pas à l'autobiographie. Le dernier couplet change tout. Cavetown pense à quelqu'un dont le lit est vide ce soir — image silencieuse et glaçante d'une absence qui inquiète — et il lui parle directement. "I've been where you are going", je suis passé par là où tu te rends. Celui qui était autrefois l'enfant perdu est devenu le témoin, la voix qui dit : tu peux tenir. La formule "take care of you for me" se renverse alors complètement, et c'est là que la chanson touche juste : dans ce geste discret de passer le flambeau de la survie.