Paroles de la chanson Karma par
Laisse faire le karma (laisse faire le karma, laisse faire le karma)
Laisse faire le karma (laisse faire le karma)
Laisse faire le karma (laisse faire le karma)
Laisse faire le-
KARMA
[Bigflo]
C'est dans le grand vide abyssal
Qu'on voit le plus les étoiles briller
Mon parrain sur un lit d'hôpital
Et moi le grand pragmatique, j'me mets à prier
Je sais bien que le ciel c'est du gaz
Mais au fond d'moi j'espère que c'est plus
Le cycle de la vie nous fait mal
J'ai pleuré sa mort en position fœtale
Laisse faire le karma (laisse faire le karma)
Laisse faire le karma (laisse faire le karma)
Laisse faire le-
KARMA
[Bigflo]
C'est dans le grand vide abyssal
Qu'on voit le plus les étoiles briller
Mon parrain sur un lit d'hôpital
Et moi le grand pragmatique, j'me mets à prier
Je sais bien que le ciel c'est du gaz
Mais au fond d'moi j'espère que c'est plus
Le cycle de la vie nous fait mal
J'ai pleuré sa mort en position fœtale
Le soir ma femme me tire les cartes, elle les étale partout dans l'appart'
Elle m'dit qu'y croire c'est le principal
C'est pas une porte qui claque mais un esprit qui parle
Ha-ah Karma, je t'attends
Des fois c'est dur de croire en toi
J'apprends à garder mon sang-froid
C'que tu jettes à l'univers, il t'le renvoie
À Mexico avec Oli dans les allées du marché noir
Superstitieux, je ramène un porte-bonheur chez moi
On rencontre un petit gars qui se détache de la foule
Quelques jours plus tard, il sera tué par la foudre
Oli m'a appelé en larmes, répétant qu'Dieu n'existait pas
Elle m'dit qu'y croire c'est le principal
C'est pas une porte qui claque mais un esprit qui parle
Ha-ah Karma, je t'attends
Des fois c'est dur de croire en toi
J'apprends à garder mon sang-froid
C'que tu jettes à l'univers, il t'le renvoie
À Mexico avec Oli dans les allées du marché noir
Superstitieux, je ramène un porte-bonheur chez moi
On rencontre un petit gars qui se détache de la foule
Quelques jours plus tard, il sera tué par la foudre
Oli m'a appelé en larmes, répétant qu'Dieu n'existait pas
Le soir même, on a chanté dans un festival et sur scène
J'me suis absenté, j'aurais voulu l'entendre chanter
[Bigflo & Oli]
Et j'attends que tu viennes, que tu règles mes problèmes
Et j'attends que tu viennes, que tu règles mes problèmes
J'ai contenu ma haine, faut que tu me protèges de moi-même
Laisse faire le karma
Faut que tu me protèges de moi-même
Laisse faire le karma
Combien de fois
On m'a dit qu'il viendrait, hmmm
Laisse faire le karma, le karma
J'me suis absenté, j'aurais voulu l'entendre chanter
[Bigflo & Oli]
Et j'attends que tu viennes, que tu règles mes problèmes
Et j'attends que tu viennes, que tu règles mes problèmes
J'ai contenu ma haine, faut que tu me protèges de moi-même
Laisse faire le karma
Faut que tu me protèges de moi-même
Laisse faire le karma
Combien de fois
On m'a dit qu'il viendrait, hmmm
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
[Oli]
Si j'avais lu l'histoire à l'envers, j'aurais su qu'derrière mes problèmes s'cachait un happy-end
Espoir à double vitesse, j'avais une barque qui prenait l'eau mais j'étais le capitaine
J'voulais faire justice moi-même, j'crevais les pneus du voisin qui tapait sa femme
Dépendant d'mes états d'âme, j'fixais des fleurs sur la route, accrochées aux platanes
Quand Flo avait peur d'avoir une maladie, j'avais peur qu'il s'en crée une pour de vrai
J'avais des tocs et des fixettes de petit frère
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
[Oli]
Si j'avais lu l'histoire à l'envers, j'aurais su qu'derrière mes problèmes s'cachait un happy-end
Espoir à double vitesse, j'avais une barque qui prenait l'eau mais j'étais le capitaine
J'voulais faire justice moi-même, j'crevais les pneus du voisin qui tapait sa femme
Dépendant d'mes états d'âme, j'fixais des fleurs sur la route, accrochées aux platanes
Quand Flo avait peur d'avoir une maladie, j'avais peur qu'il s'en crée une pour de vrai
J'avais des tocs et des fixettes de petit frère
Auto-religion, j'improvise des prières
Karma, tu m'as oublié, à croire que tout ça je l'ai mérité
La boule au ventre, j'étais terrifié, et j'veux pas mourir sans connaître cette vérité
J'grattais des prières à mes potes muslims
J'laissais s'asseoir les bonnes sœurs dans le métro
On sait jamais, peut-être que ça va marcher
Personne, si c'est vrai, mais on sait jamais
J'attends le karma, la ligne minuscule à la fin du contrat
Ouais, j'attends le karma
La dernière mélodie d'un piano qui se crash
[Bigflo & Oli]
Combien de fois on m'a dit qu'il viendrait, hmmm
Laisse faire le karma, le karma
Karma, tu m'as oublié, à croire que tout ça je l'ai mérité
La boule au ventre, j'étais terrifié, et j'veux pas mourir sans connaître cette vérité
J'grattais des prières à mes potes muslims
J'laissais s'asseoir les bonnes sœurs dans le métro
On sait jamais, peut-être que ça va marcher
Personne, si c'est vrai, mais on sait jamais
J'attends le karma, la ligne minuscule à la fin du contrat
Ouais, j'attends le karma
La dernière mélodie d'un piano qui se crash
[Bigflo & Oli]
Combien de fois on m'a dit qu'il viendrait, hmmm
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
Combien de fois on m'a dit qu'il viendrait
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma
Laisse faire le karma, le karma
Laisse faire le karma
Combien de fois on m'a dit qu'il viendrait
Laisse faire le karma
Que racontent les paroles de la chanson Karma de Bigflo & Oli ?
La prière de ceux qui n'y croient pas vraiment
Il y a des chansons qui arrivent comme une conversation surprise, celle qu'on n'attendait pas et qui dit exactement ce qu'on ressentait sans pouvoir le formuler. "Karma" de Bigflo & Oli est de celles-là. Pas une ode à la justice divine, pas un morceau feel-good sur l'énergie positive — plutôt le récit tremblant de deux frères qui fixent le ciel en sachant très bien qu'il ne leur répondra probablement pas, et qui le fixent quand même.
Bigflo prend la parole en premier, et il n'y va pas doucement. Son parrain sur un lit d'hôpital, lui qui se définit comme pragmatique et qui se retrouve à prier dans le noir — il y a quelque chose de profondément humain dans cette capitulation momentanée devant l'incompréhensible. Sa femme lui tire les cartes le soir dans l'appartement, et lui, qui sait "que le ciel c'est du gaz", espère quand même "que c'est plus". Cette tension-là, entre la tête et les tripes, c'est le cœur battant de tout le morceau.
Deux frères, deux façons de supplier
Quand Oli prend le relais, l'atmosphère change légèrement. Il est plus agité, plus cabossé. Il raconte une barque qui prend l'eau dont il était quand même le capitaine, des tocs, des fixettes, une anxiété de petit frère qui surveille Flo comme si surveiller suffisait à le protéger. Sa façon à lui de négocier avec l'univers est presque touchante dans son absurdité avouée : laisser sa place assise aux bonnes sœurs dans le métro, recueillir des prières auprès d'amis musulmans — "on sait jamais, peut-être que ça va marcher". Il le dit lui-même avec ce sourire en coin caractéristique, mais derrière il y a une vraie terreur.
La dernière image qu'il convoque pour décrire le karma est magnifique dans sa mélancolie : "la dernière mélodie d'un piano qui se crash". Quelque chose de beau, juste avant la destruction. Quelque chose qu'on entend à peine.
Attendre sans savoir si ça sert à quelque chose
Ce qui rend "Karma" si juste, c'est que les deux frères ne résolvent rien. Le refrain tourne en boucle — "laisse faire le karma" — moins comme une conviction que comme une tentative de lâcher prise. Une formule qu'on se répète pour ne pas exploser. Bigflo & Oli ne proposent pas de réponse. Ils décrivent juste, avec une précision rare, ce que c'est d'attendre quelque chose qu'on n'est même pas sûr d'espérer vraiment.
Il y a des chansons qui arrivent comme une conversation surprise, celle qu'on n'attendait pas et qui dit exactement ce qu'on ressentait sans pouvoir le formuler. "Karma" de Bigflo & Oli est de celles-là. Pas une ode à la justice divine, pas un morceau feel-good sur l'énergie positive — plutôt le récit tremblant de deux frères qui fixent le ciel en sachant très bien qu'il ne leur répondra probablement pas, et qui le fixent quand même.
Bigflo prend la parole en premier, et il n'y va pas doucement. Son parrain sur un lit d'hôpital, lui qui se définit comme pragmatique et qui se retrouve à prier dans le noir — il y a quelque chose de profondément humain dans cette capitulation momentanée devant l'incompréhensible. Sa femme lui tire les cartes le soir dans l'appartement, et lui, qui sait "que le ciel c'est du gaz", espère quand même "que c'est plus". Cette tension-là, entre la tête et les tripes, c'est le cœur battant de tout le morceau.
Deux frères, deux façons de supplier
Quand Oli prend le relais, l'atmosphère change légèrement. Il est plus agité, plus cabossé. Il raconte une barque qui prend l'eau dont il était quand même le capitaine, des tocs, des fixettes, une anxiété de petit frère qui surveille Flo comme si surveiller suffisait à le protéger. Sa façon à lui de négocier avec l'univers est presque touchante dans son absurdité avouée : laisser sa place assise aux bonnes sœurs dans le métro, recueillir des prières auprès d'amis musulmans — "on sait jamais, peut-être que ça va marcher". Il le dit lui-même avec ce sourire en coin caractéristique, mais derrière il y a une vraie terreur.
La dernière image qu'il convoque pour décrire le karma est magnifique dans sa mélancolie : "la dernière mélodie d'un piano qui se crash". Quelque chose de beau, juste avant la destruction. Quelque chose qu'on entend à peine.
Attendre sans savoir si ça sert à quelque chose
Ce qui rend "Karma" si juste, c'est que les deux frères ne résolvent rien. Le refrain tourne en boucle — "laisse faire le karma" — moins comme une conviction que comme une tentative de lâcher prise. Une formule qu'on se répète pour ne pas exploser. Bigflo & Oli ne proposent pas de réponse. Ils décrivent juste, avec une précision rare, ce que c'est d'attendre quelque chose qu'on n'est même pas sûr d'espérer vraiment.