Paroles de la chanson And You And I (traduction) par
[I Le Fil de la Vie]
Un homme a conçu la réponse d'un instant au rêve
Entretenant les fleurs chaque jour, percevant tous les thèmes
Comme un fondement laissé pour créer l'élan en spirale
Un mouvement retrouvé et considéré de la même façon
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
Changé seulement pour un aperçu du son, l'espace convenu
Entre l'image du temps derrière le visage du besoin
Un homme a conçu la réponse d'un instant au rêve
Entretenant les fleurs chaque jour, percevant tous les thèmes
Comme un fondement laissé pour créer l'élan en spirale
Un mouvement retrouvé et considéré de la même façon
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
Changé seulement pour un aperçu du son, l'espace convenu
Entre l'image du temps derrière le visage du besoin
Venant rapidement à bout de toute expression posée
Les émotions révélées comme la sirène de l'océan
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
Pièces et croix
(Retourne-toi, tailleur, à l'assaut)
Ne connaissent jamais leur valeur stérile
(tous les matins de l'intérêt manifesté,
se présentant l'un à l'autre au fil)
Les fils sont brisés
(Tous laissés à mourir, redécouverts
De la porte qui s'est retournée)
Enfermés au cœur de la Terre mère
(Pour refermer le couvercle, tout
l'intérêt manifesté)
Les émotions révélées comme la sirène de l'océan
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
Pièces et croix
(Retourne-toi, tailleur, à l'assaut)
Ne connaissent jamais leur valeur stérile
(tous les matins de l'intérêt manifesté,
se présentant l'un à l'autre au fil)
Les fils sont brisés
(Tous laissés à mourir, redécouverts
De la porte qui s'est retournée)
Enfermés au cœur de la Terre mère
(Pour refermer le couvercle, tout
l'intérêt manifesté)
Ils ne cacheront pas, ne retiendront pas, ne te diront rien
(Pour se tourner l'un vers l'autre, vers
le signe au moment où tu laisses flotter ton ascension)
Regardant le monde, regardant tout le monde
Nous regardant passer
Et toi et moi grimpons par-delà la mer vers la vallée
Et toi et moi avons tendu la main pour trouver des raisons d'appeler
[II Éclipse]
Venant rapidement à bout de toute expression posée
Les émotions révélées comme la sirène de l'océan
(Pour se tourner l'un vers l'autre, vers
le signe au moment où tu laisses flotter ton ascension)
Regardant le monde, regardant tout le monde
Nous regardant passer
Et toi et moi grimpons par-delà la mer vers la vallée
Et toi et moi avons tendu la main pour trouver des raisons d'appeler
[II Éclipse]
Venant rapidement à bout de toute expression posée
Les émotions révélées comme la sirène de l'océan
Comme un mouvement retrouvé et considéré de la même façon
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
[III Le Prédicateur, Le Professeur]
Triste prédicateur cloué sur la porte colorée du temps
Professeur insensé, rappelle-toi là-bas de la rime
Il n'y aura pas d'ennemi mutant, nous le certifierons
Les fins politiques comme de tristes vestiges mourront
Tends la main tandis que les avant-goûts commencent à entrer en toi
Oooh, ooh
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
[III Le Prédicateur, Le Professeur]
Triste prédicateur cloué sur la porte colorée du temps
Professeur insensé, rappelle-toi là-bas de la rime
Il n'y aura pas d'ennemi mutant, nous le certifierons
Les fins politiques comme de tristes vestiges mourront
Tends la main tandis que les avant-goûts commencent à entrer en toi
Oooh, ooh
J'ai écouté attentivement mais ne pouvais pas voir
Le tempo de la vie changer en moi et autour de moi
Le prédicateur formé en tout pour perdre son nom
Le professeur voyage, demandant à voir la même chose
À la fin nous serons d'accord, nous accepterons, nous immortaliserons
Que la vérité de l'homme mûrit dans ses yeux
Tout accompli dans la vision des graines de vie avec toi
Venant rapidement à bout de toute expression posée
Comme un moment retrouvé et considéré de la même façon
L'émotion révélée comme la sirène de l'océan
Un avenir plus clair, matins, soirs, nuits avec toi
[IV Apocalypse]
Et toi et moi grimpons, traversant les formes du matin
Et toi et moi tendons la main par-delà le soleil vers la rivière
Et toi et moi grimpons, plus clairement vers le mouvement
Et toi et moi avons appelé par-delà les vallées des mers sans fin
Un avenir plus clair, matins, soirs, nuits avec toi
[IV Apocalypse]
Et toi et moi grimpons, traversant les formes du matin
Et toi et moi tendons la main par-delà le soleil vers la rivière
Et toi et moi grimpons, plus clairement vers le mouvement
Et toi et moi avons appelé par-delà les vallées des mers sans fin
Que racontent les paroles de la chanson And You And I (traduction) de Yes ?
Quand la musique devient paysage
Il y a des morceaux qu'on n'écoute pas assis. « And You And I » de Yes fait partie de ceux-là. Dès les premières notes de guitare acoustique — cette intro presque cérémonielle de Steve Howe — on comprend qu'on ne va pas simplement entendre une chanson. On va traverser quelque chose.
Le morceau s'ouvre sur une vision : un homme qui cherche une réponse dans un rêve, qui « tends les fleurs chaque jour, sentant tous les thèmes ». C'est une image douce et étrange à la fois, typique de Jon Anderson, ce chanteur visionnaire qui écrivait ses paroles comme d'autres peignent — par couches successives, par intuition plus que par démonstration. On ne comprend pas tout immédiatement. On ressent d'abord.
Monter, toujours monter
Le refrain arrive comme une promesse tenue : « And you and I climb over the sea to the valley ». Cette phrase, on l'entend et on s'y accroche. Parce qu'elle dit quelque chose d'essentiel sur ce que la musique de Yes cherchait à cette époque — une transcendance partagée, un voyage vers quelque chose de plus grand que soi, mais jamais seul. Le « you and I » revient comme un souffle, une respiration commune entre deux êtres qui s'élèvent ensemble au-dessus du bruit du monde.
Et puis vient le troisième mouvement, celui du prédicateur triste et de l'enseignant égaré. L'atmosphère change légèrement. Anderson glisse une mélancolie plus sombre, presque prophétique — « political ends as sad remains will die » — avant de revenir à la lumière. Parce que c'est là toute la structure émotionnelle du morceau : le doute n'est qu'une étape. La fin, elle, appartient à la clarté. « A clearer future, morning, evening, nights with you ».
L'Apocalypse finale du quatrième mouvement n'a rien de terrifiant — au contraire. Les vallées de mers sans fin, le soleil qu'on enjambe, le mouvement vers lequel on grimpe : tout cela ressemble moins à une fin du monde qu'à une naissance. Yes ne nous laisse pas au bord du précipice. Il nous emmène de l'autre côté.
Il y a des morceaux qu'on n'écoute pas assis. « And You And I » de Yes fait partie de ceux-là. Dès les premières notes de guitare acoustique — cette intro presque cérémonielle de Steve Howe — on comprend qu'on ne va pas simplement entendre une chanson. On va traverser quelque chose.
Le morceau s'ouvre sur une vision : un homme qui cherche une réponse dans un rêve, qui « tends les fleurs chaque jour, sentant tous les thèmes ». C'est une image douce et étrange à la fois, typique de Jon Anderson, ce chanteur visionnaire qui écrivait ses paroles comme d'autres peignent — par couches successives, par intuition plus que par démonstration. On ne comprend pas tout immédiatement. On ressent d'abord.
Monter, toujours monter
Le refrain arrive comme une promesse tenue : « And you and I climb over the sea to the valley ». Cette phrase, on l'entend et on s'y accroche. Parce qu'elle dit quelque chose d'essentiel sur ce que la musique de Yes cherchait à cette époque — une transcendance partagée, un voyage vers quelque chose de plus grand que soi, mais jamais seul. Le « you and I » revient comme un souffle, une respiration commune entre deux êtres qui s'élèvent ensemble au-dessus du bruit du monde.
Et puis vient le troisième mouvement, celui du prédicateur triste et de l'enseignant égaré. L'atmosphère change légèrement. Anderson glisse une mélancolie plus sombre, presque prophétique — « political ends as sad remains will die » — avant de revenir à la lumière. Parce que c'est là toute la structure émotionnelle du morceau : le doute n'est qu'une étape. La fin, elle, appartient à la clarté. « A clearer future, morning, evening, nights with you ».
L'Apocalypse finale du quatrième mouvement n'a rien de terrifiant — au contraire. Les vallées de mers sans fin, le soleil qu'on enjambe, le mouvement vers lequel on grimpe : tout cela ressemble moins à une fin du monde qu'à une naissance. Yes ne nous laisse pas au bord du précipice. Il nous emmène de l'autre côté.