Paroles de la chanson Vrai OG par
[Tiakola]
Regarde les pseudos Snap des gens des 4000. Tu verras des "4Keus" partout. Quand on prononce "nous" en tant qu'groupe, c'est pas pour porter un nom de cité, c'est pour citer un nom de famille, avec ses bienfaits... et ses méfaits
Si j'perds je reviendrai pas solo
On remet les comptes à zéro
[Tiakola]
On a level up, fini l'époque des guerres de gang
La Cartier remplace les menottes, les coups de feu, les clans, les émeutes
Les voisins qui m'ouvraient la porte, attachés à nos rues mais on peut pas y rester
Pas un dans nos survêtes Lacoste quand on sortait du bloc (Ey)
Regarde les pseudos Snap des gens des 4000. Tu verras des "4Keus" partout. Quand on prononce "nous" en tant qu'groupe, c'est pas pour porter un nom de cité, c'est pour citer un nom de famille, avec ses bienfaits... et ses méfaits
Si j'perds je reviendrai pas solo
On remet les comptes à zéro
[Tiakola]
On a level up, fini l'époque des guerres de gang
La Cartier remplace les menottes, les coups de feu, les clans, les émeutes
Les voisins qui m'ouvraient la porte, attachés à nos rues mais on peut pas y rester
Pas un dans nos survêtes Lacoste quand on sortait du bloc (Ey)
On s'est organisé (Ey), on a concrétisé (Ey), on s'est monétisé
Pour rester dans la course faut toujours savoir viser (Ey)
Igo que ça soit dans l'bien ou dans l'mal, j'aurai toujours de l'amour pour mes frères
La rue c'est cardio j'ai niqué ma santé, j'demande un rein comme Abidal (Vécu vécu)
Vécu la délinquance petit frère attention, c'que j'te raconte c'est pas des fables
J'étais là pour faire plaisir à tout mon gang, et ça m'a rajouté des fans (Vécu vécu)
On s'est organisé (Tu nous connais), on a concrétisé, on s'est monétisé
Grand sourire mais les cœurs sont brisés (Ey yeah)
On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe (Ey hey)
Pour rester dans la course faut toujours savoir viser (Ey)
Igo que ça soit dans l'bien ou dans l'mal, j'aurai toujours de l'amour pour mes frères
La rue c'est cardio j'ai niqué ma santé, j'demande un rein comme Abidal (Vécu vécu)
Vécu la délinquance petit frère attention, c'que j'te raconte c'est pas des fables
J'étais là pour faire plaisir à tout mon gang, et ça m'a rajouté des fans (Vécu vécu)
On s'est organisé (Tu nous connais), on a concrétisé, on s'est monétisé
Grand sourire mais les cœurs sont brisés (Ey yeah)
On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe (Ey hey)
Vrai OG reconnaît depuis l'époque MSN pas Snapchat (Ey hey)
On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe (Ey hey)
Pas l'temps pour les regrets, ça remet la cagoule ou l'écharpe
[Tiakola]
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
[Bné]
La plupart a baigné dans l'sale, les yeux rouges, les étoiles se cachent dans le ciel
On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe (Ey hey)
Pas l'temps pour les regrets, ça remet la cagoule ou l'écharpe
[Tiakola]
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
[Bné]
La plupart a baigné dans l'sale, les yeux rouges, les étoiles se cachent dans le ciel
Flow Canada Goose, une p'tite paire de TN aux pieds, je passais du bitume à la scène
4Keus c'est pas qu'un groupe c'est bien plus dans l'fond, dis-toi qu'la plupart des membres sont même pas dans le son
La faim justifie les moyens c'est un fait (Briki, briki)
Débrouillard comme Booska, le TP c'est carbo, la musique, les serpents, les bourbiers, les dragons
Les frérots qui bé-ton il a son bail, soum-soum, qui tourne depuis 10 ans, c'est baisé rien d'nouveau
J'préfère sourire que montrer qu'j'ai mal
J'connais notre histoire, j'm'en fous d'celle des autres
Si c'était à r'faire j'aurais fait la même chose
4Keus c'est pas qu'un groupe c'est bien plus dans l'fond, dis-toi qu'la plupart des membres sont même pas dans le son
La faim justifie les moyens c'est un fait (Briki, briki)
Débrouillard comme Booska, le TP c'est carbo, la musique, les serpents, les bourbiers, les dragons
Les frérots qui bé-ton il a son bail, soum-soum, qui tourne depuis 10 ans, c'est baisé rien d'nouveau
J'préfère sourire que montrer qu'j'ai mal
J'connais notre histoire, j'm'en fous d'celle des autres
Si c'était à r'faire j'aurais fait la même chose
C'est qu'une affaire de famille, d'la lumière à l'ombre, briki
[Tiakola & Bné]
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Le bon-char, la sueur, le torse, l'odeur
La fumée du canon pour niquer la fête
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Ves-qui les popopo, Ves-qui les popopop
[Tiakola & Bné]
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Popopop, popo-popo-popo-popo-popo-pop
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Le bon-char, la sueur, le torse, l'odeur
La fumée du canon pour niquer la fête
C'est pas la ville qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Ves-qui les popopo, Ves-qui les popopop
[Tiakola & Bné]
L'enfant qui vient d'une ville, où c'est la drogue illégale qui nous finance
Le quartier, ses réalités (Le quartier, ses réalités)
Le diable a su en profiter (Le diable a su en profiter)
Le chant des sirènes nous font paniquer, ils ne sauront pas, j'finis menotté
Avec ou sans morale ça récidivais, j'ai cherché l'amour, j'ai jamais trouvé, laisse tomber
L'odeur du sang revient à chaque fois, l'opinel arrive à une vitesse
La rue et ses codes où la street cred, que des tristesses
Malgré le peu qu'on a eu il fallait s'débrouiller, même lumière éteinte on a brillé
C'était soit le foot, c'était soit la- argh, on a fini dans le R-A-P
L'enfant qui vient d'une ville, où c'est la drogue illégale qui nous finance
Le quartier, ses réalités (Le quartier, ses réalités)
Le diable a su en profiter (Le diable a su en profiter)
Le chant des sirènes nous font paniquer, ils ne sauront pas, j'finis menotté
Avec ou sans morale ça récidivais, j'ai cherché l'amour, j'ai jamais trouvé, laisse tomber
L'odeur du sang revient à chaque fois, l'opinel arrive à une vitesse
La rue et ses codes où la street cred, que des tristesses
Malgré le peu qu'on a eu il fallait s'débrouiller, même lumière éteinte on a brillé
C'était soit le foot, c'était soit la- argh, on a fini dans le R-A-P
[Tiakola]
Pas d'grand mec
C'est pas l'âge qui fait les couilles
Mais c'est la rage qui fait les douilles
Que racontent les paroles de la chanson Vrai OG de Tiakola ?
Une lettre à ceux qui savent déjà
Il y a des chansons qui s'adressent à tout le monde, et il y a celles qui parlent à quelqu'un de précis — un frère, un ancien du bloc, quelqu'un qui n'a pas besoin qu'on lui explique ce que signifie rentrer tard dans un survêt Lacoste sans que personne ne pose de questions. « Vrai OG » est de celles-là. Tiakola ne cherche pas à convaincre, il témoigne. Et cette posture change tout à la manière dont on reçoit le texte.
Du bitume à la scène, le voyage en accéléré
Le morceau s'ouvre sur une promesse de solidarité : « Si j'perds je reviendrai pas solo. » Dès les premiers mots, on comprend que cette chanson ne sera pas une success story individuelle. Ce qui se raconte ici, c'est une histoire collective, celle d'un groupe d'hommes qui ont traversé la délinquance, les clans, les émeutes, et qui ont réussi à convertir cette énergie brute en quelque chose de durable. Tiakola glisse une image médicale presque surréaliste — « La rue c'est cardio j'ai niqué ma santé, j'demande un rein comme Abidal » — qui dit en une phrase l'usure physique d'une vie passée dans la tension permanente.
Bné arrive avec une autre texture, plus sèche, presque journalistique. Il ne dramatise pas, il constate. « La plupart a baigné dans l'sale. » Pas d'excuses, pas de regrets non plus. Juste la réalité d'un parcours où « la faim justifie les moyens » n'est pas une figure de style mais une règle de survie quotidienne. Ce que les deux rappeurs partagent, c'est ce refus de se victimiser sans pour autant embellir ce qu'ils ont vécu.
Ce que le temps révèle
Le passage le plus touchant du morceau est peut-être celui où Tiakola lâche : « On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe. » Il y a là une lucidité teintée de mélancolie — l'amour manqué, les opportunités ratées, les proches perdus en route. Mais le morceau ne s'y attarde pas. Il se referme sur la même certitude têtue qui l'a ouvert : ce n'est pas d'où tu viens qui compte, c'est la rage que tu portes et ce que tu en fais. Un vrai OG, c'est quelqu'un qui se reconnaît depuis l'époque MSN — avant les réseaux, avant le succès, dans le vrai.
Il y a des chansons qui s'adressent à tout le monde, et il y a celles qui parlent à quelqu'un de précis — un frère, un ancien du bloc, quelqu'un qui n'a pas besoin qu'on lui explique ce que signifie rentrer tard dans un survêt Lacoste sans que personne ne pose de questions. « Vrai OG » est de celles-là. Tiakola ne cherche pas à convaincre, il témoigne. Et cette posture change tout à la manière dont on reçoit le texte.
Du bitume à la scène, le voyage en accéléré
Le morceau s'ouvre sur une promesse de solidarité : « Si j'perds je reviendrai pas solo. » Dès les premiers mots, on comprend que cette chanson ne sera pas une success story individuelle. Ce qui se raconte ici, c'est une histoire collective, celle d'un groupe d'hommes qui ont traversé la délinquance, les clans, les émeutes, et qui ont réussi à convertir cette énergie brute en quelque chose de durable. Tiakola glisse une image médicale presque surréaliste — « La rue c'est cardio j'ai niqué ma santé, j'demande un rein comme Abidal » — qui dit en une phrase l'usure physique d'une vie passée dans la tension permanente.
Bné arrive avec une autre texture, plus sèche, presque journalistique. Il ne dramatise pas, il constate. « La plupart a baigné dans l'sale. » Pas d'excuses, pas de regrets non plus. Juste la réalité d'un parcours où « la faim justifie les moyens » n'est pas une figure de style mais une règle de survie quotidienne. Ce que les deux rappeurs partagent, c'est ce refus de se victimiser sans pour autant embellir ce qu'ils ont vécu.
Ce que le temps révèle
Le passage le plus touchant du morceau est peut-être celui où Tiakola lâche : « On mesure la valeur des bonnes choses une fois que ça nous échappe. » Il y a là une lucidité teintée de mélancolie — l'amour manqué, les opportunités ratées, les proches perdus en route. Mais le morceau ne s'y attarde pas. Il se referme sur la même certitude têtue qui l'a ouvert : ce n'est pas d'où tu viens qui compte, c'est la rage que tu portes et ce que tu en fais. Un vrai OG, c'est quelqu'un qui se reconnaît depuis l'époque MSN — avant les réseaux, avant le succès, dans le vrai.