Paroles de la chanson La Vie d'un Homme par
Un grand poète a dit "L'amour n'existe pas, il n'y a que des preuves d'amour.". Ça c'est l'amour à l'africaine ! On n'le crie jamais, mais on se sait
[Tiakola]
Ah, la vie d'un homme, j't'ai cherché, j'l'ai trouvé
J'ai jamais compris l'concept, de v'nir au monde juste pour serrer, putain
Très tôt responsable, j'ai pas eu l'temps d'profiter
J'dois payer baraque du daron au de-ble et tout ça sans broncher, putain
En retour me donne tout son amour à l'africaine
La fin du rêve américain, les impôts veulent m'faire un truc (Hey)
[Tiakola]
Ah, la vie d'un homme, j't'ai cherché, j'l'ai trouvé
J'ai jamais compris l'concept, de v'nir au monde juste pour serrer, putain
Très tôt responsable, j'ai pas eu l'temps d'profiter
J'dois payer baraque du daron au de-ble et tout ça sans broncher, putain
En retour me donne tout son amour à l'africaine
La fin du rêve américain, les impôts veulent m'faire un truc (Hey)
J'passe ma noche au Sofitel
Maman m'appelle pour envoyer de l'argent, sa sœur meurt à l'hôpital
Du lundi jusqu'à dimanche, studio jusqu'à 6 du mat
J'dois faire gonfler l'audimat, sinon j'suis même plus rentable, hey
Plusieurs comptes en banque et sociétés, ça rajoute que de l'anxiété
On profite même plus de l'été, plaisir transformé en devoir
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Yoka lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Tala lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Maman m'appelle pour envoyer de l'argent, sa sœur meurt à l'hôpital
Du lundi jusqu'à dimanche, studio jusqu'à 6 du mat
J'dois faire gonfler l'audimat, sinon j'suis même plus rentable, hey
Plusieurs comptes en banque et sociétés, ça rajoute que de l'anxiété
On profite même plus de l'été, plaisir transformé en devoir
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Yoka lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Tala lolenge na biso (C'est la vie qu'on voulait oh)
Yoka lolenge na biso
[Tiakola]
Ah la vie d'un homme, j't'ai cherché, j't'ai trouvé
Enfant j'pensais qu'l'amour c'était gratuit, tout a un budget, putain
J'peux m'faire avoir par l'profil qui me parle sur IG, mariage, enfants, c'est le sujet
Choisis la bonne ou t'es fichu, tu vas t'faire signer des fichiers
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est ce que le daron m'a dit oh)
Yoka lolenge na biso (C'est ce que papa m'a dit oh)
Tala lolenge na biso (C'est ce que le daron m'a dit oh)
[Tiakola]
Ah la vie d'un homme, j't'ai cherché, j't'ai trouvé
Enfant j'pensais qu'l'amour c'était gratuit, tout a un budget, putain
J'peux m'faire avoir par l'profil qui me parle sur IG, mariage, enfants, c'est le sujet
Choisis la bonne ou t'es fichu, tu vas t'faire signer des fichiers
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est ce que le daron m'a dit oh)
Yoka lolenge na biso (C'est ce que papa m'a dit oh)
Tala lolenge na biso (C'est ce que le daron m'a dit oh)
Yoka lolenge na biso
[Tiakola]
Je vis chaque jour comme si c'était le dernier de ma vie
Entrer dans ma vie, est-ce que t'as les fonds parce que rien n'est gratuit
Et pour t'avertir j'en ai vu prendre mon énergie et partir
Mon cœur est dans l'dur (Dis-leur dis-leur)
Spartiate mental de Léonidas, efficace sur l'terrain j'les menace
J'dois faire le roro, j'dois faire le diam's, jamais d'moment d'inadvertance
Plus j'avance plus je dépense, comme s'il m'reste plus beaucoup d'temps
Des résultats, des attentes, faut faire rentrer de septembre à septembre
[Tiakola]
Je vis chaque jour comme si c'était le dernier de ma vie
Entrer dans ma vie, est-ce que t'as les fonds parce que rien n'est gratuit
Et pour t'avertir j'en ai vu prendre mon énergie et partir
Mon cœur est dans l'dur (Dis-leur dis-leur)
Spartiate mental de Léonidas, efficace sur l'terrain j'les menace
J'dois faire le roro, j'dois faire le diam's, jamais d'moment d'inadvertance
Plus j'avance plus je dépense, comme s'il m'reste plus beaucoup d'temps
Des résultats, des attentes, faut faire rentrer de septembre à septembre
Ma liberté va me coûter un prix, téma nos têtes on est cramés depuis
Comme Franklin j'vais tout faire brique par brique, c'est nous on fait, tu nous a rien appris
Arrête de dire qu'tu nous montrais la voie (Arrête de dire ça), jamais respecté, toujours fais ma loi (Hey)
Maman chante des louanges, comment veux-tu que le diable me dérange ?
J'récupère tout c'qu'ils nous dérobent, trois fois plus méchant dans c'monde de rats
Mauvais tirage, j'm'en sortirai, mes nièces m'en voudrait si je dérape (Ah-ah)
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Yoka lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Tala lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Comme Franklin j'vais tout faire brique par brique, c'est nous on fait, tu nous a rien appris
Arrête de dire qu'tu nous montrais la voie (Arrête de dire ça), jamais respecté, toujours fais ma loi (Hey)
Maman chante des louanges, comment veux-tu que le diable me dérange ?
J'récupère tout c'qu'ils nous dérobent, trois fois plus méchant dans c'monde de rats
Mauvais tirage, j'm'en sortirai, mes nièces m'en voudrait si je dérape (Ah-ah)
[Zaïko Langa Langa]
Tala lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Yoka lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Tala lolenge na biso (C'est la mentalité oh)
Yoka lolenge na biso
[Zaïko Langa Langa]
Oh Zaïko
Na ndimi na motema, na lobi na maloba eh
Tika ngai na meka ya ngai panzi
Tiakola, ti akoli, ti ako kola
Na kobomba na motema eh mabe na malamu
Bana na biso, ba africains nouveaux
Rumba na biso oka
Bana na biso ba africains nouveaux
Rumba na biso, Congo nouveau
Bana na biso ba africains nouveaux
Rumba na biso, Congo nouveau
Eeeh baaa
Bo pambuama
Lokola biso ba papas to ye, bo kende liboso
Tiakola !
[Zaïko Langa Langa]
Oh Zaïko
Na ndimi na motema, na lobi na maloba eh
Tika ngai na meka ya ngai panzi
Tiakola, ti akoli, ti ako kola
Na kobomba na motema eh mabe na malamu
Bana na biso, ba africains nouveaux
Rumba na biso oka
Bana na biso ba africains nouveaux
Rumba na biso, Congo nouveau
Bana na biso ba africains nouveaux
Rumba na biso, Congo nouveau
Eeeh baaa
Bo pambuama
Lokola biso ba papas to ye, bo kende liboso
Tiakola !
Que racontent les paroles de la chanson La Vie d'un Homme de Tiakola ?
Une nuit au Sofitel, un appel depuis l'hôpital
Il y a une image dans cette chanson qui résume tout. Tiakola est à l'hôtel, dans une chambre de luxe, et son téléphone sonne. C'est sa mère. Sa sœur est mourante à l'hôpital. Il faut de l'argent. La scène dure le temps d'un vers, mais elle contient toute la contradiction d'une vie construite entre deux mondes, deux urgences, deux définitions du bonheur.
C'est ça, "La Vie d'un Homme" — pas un hymne à la réussite, mais une radiographie de ce que cette réussite coûte vraiment.
Responsable avant d'avoir eu le temps d'être jeune
Dès les premières mesures, Tiakola installe une atmosphère lourde et honnête. Il a trouvé ce qu'il cherchait — la reconnaissance, l'argent, le studio — mais quelque chose cloche. "Très tôt responsable, j'ai pas eu l'temps d'profiter" : une phrase qui résonne différemment selon qu'on vient d'une famille qui compte sur vous ou non. Il parle de payer le loyer du père, de courir après les chiffres d'audience, de ne plus savoir profiter de l'été parce que le plaisir est devenu un devoir. Le rêve américain, il le nomme explicitement pour mieux le déclarer mort.
Ce qui rend le morceau singulier, c'est qu'il ne sombre jamais dans l'apitoiement. La voix reste droite, presque stoïque — "Spartiate mental de Léonidas" — et la résolution est celle d'un homme qui a décidé de construire "brique par brique", comme Franklin, sans attendre que quelqu'un lui montre la voie.
Deux générations, une même rumba
La présence de Zaïko Langa Langa transforme le morceau en quelque chose de plus grand qu'une confession personnelle. Le groupe congolais, pilier de la rumba depuis les années 70, chante en lingala un refrain qui pourrait se traduire par "Regarde et écoute comment nous sommes" — une invitation à témoigner plutôt qu'à juger. Leur intervention finale, évoquant les "Africains nouveaux" et un "Congo nouveau", donne au texte une dimension collective et presque testamentaire.
Tiakola ne raconte pas seulement sa vie. Il raconte celle d'une génération prise entre les attentes d'un continent, les règles d'un autre, et l'amour silencieux de ceux qui ne disent jamais "je t'aime" mais prouvent tout le reste.
Il y a une image dans cette chanson qui résume tout. Tiakola est à l'hôtel, dans une chambre de luxe, et son téléphone sonne. C'est sa mère. Sa sœur est mourante à l'hôpital. Il faut de l'argent. La scène dure le temps d'un vers, mais elle contient toute la contradiction d'une vie construite entre deux mondes, deux urgences, deux définitions du bonheur.
C'est ça, "La Vie d'un Homme" — pas un hymne à la réussite, mais une radiographie de ce que cette réussite coûte vraiment.
Responsable avant d'avoir eu le temps d'être jeune
Dès les premières mesures, Tiakola installe une atmosphère lourde et honnête. Il a trouvé ce qu'il cherchait — la reconnaissance, l'argent, le studio — mais quelque chose cloche. "Très tôt responsable, j'ai pas eu l'temps d'profiter" : une phrase qui résonne différemment selon qu'on vient d'une famille qui compte sur vous ou non. Il parle de payer le loyer du père, de courir après les chiffres d'audience, de ne plus savoir profiter de l'été parce que le plaisir est devenu un devoir. Le rêve américain, il le nomme explicitement pour mieux le déclarer mort.
Ce qui rend le morceau singulier, c'est qu'il ne sombre jamais dans l'apitoiement. La voix reste droite, presque stoïque — "Spartiate mental de Léonidas" — et la résolution est celle d'un homme qui a décidé de construire "brique par brique", comme Franklin, sans attendre que quelqu'un lui montre la voie.
Deux générations, une même rumba
La présence de Zaïko Langa Langa transforme le morceau en quelque chose de plus grand qu'une confession personnelle. Le groupe congolais, pilier de la rumba depuis les années 70, chante en lingala un refrain qui pourrait se traduire par "Regarde et écoute comment nous sommes" — une invitation à témoigner plutôt qu'à juger. Leur intervention finale, évoquant les "Africains nouveaux" et un "Congo nouveau", donne au texte une dimension collective et presque testamentaire.
Tiakola ne raconte pas seulement sa vie. Il raconte celle d'une génération prise entre les attentes d'un continent, les règles d'un autre, et l'amour silencieux de ceux qui ne disent jamais "je t'aime" mais prouvent tout le reste.