Paroles de la chanson Juda par
C'est bon, fallait pas. Fallait pas, c'est trop tard
Sur la route, j'repense à toutes les trahisons
Même sans raison toutes les saisons mon corazon
Mon corazon fallait pas l'laisser dans la zone
Sur la route, j'repense à toutes les trahisons
Même sans raison toutes les saisons mon corazon
Mon corazon a beaucoup souffert dans la zone (Beng hey)
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
À mon ami d'en bas
Sur la route, j'repense à toutes les trahisons
Même sans raison toutes les saisons mon corazon
Mon corazon fallait pas l'laisser dans la zone
Sur la route, j'repense à toutes les trahisons
Même sans raison toutes les saisons mon corazon
Mon corazon a beaucoup souffert dans la zone (Beng hey)
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
À mon ami d'en bas
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
Confiance absente, trahison de toute part
Adebayor, Pogba, Mobutu, Lumumba
J'ai senti l'mensonge
Dans tes yeux tes paroles
Mon pire ennemi a mangé les beignets d'ma daronne
Mon futur ennemi me voit comme un ami d'location
N'm'a pas encore trahi parce qu'il a pas eu l'occasion
États d'âme, rancœur, jalousie, tensions
Ils veulent pas dégainer
Ils veulent juste attirer l'attention
*Moi si j'en suis là c'est parce que je l'ai mérité*
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
Confiance absente, trahison de toute part
Adebayor, Pogba, Mobutu, Lumumba
J'ai senti l'mensonge
Dans tes yeux tes paroles
Mon pire ennemi a mangé les beignets d'ma daronne
Mon futur ennemi me voit comme un ami d'location
N'm'a pas encore trahi parce qu'il a pas eu l'occasion
États d'âme, rancœur, jalousie, tensions
Ils veulent pas dégainer
Ils veulent juste attirer l'attention
*Moi si j'en suis là c'est parce que je l'ai mérité*
*Mais ces bâtards veulent pas accepter cette vérité*
William calme-toi, faut pas tout niquer après tant d'effort
Pense à ta carrière, fais comme s'ils étaient déjà morts
Si j'en suis là c'est parce que je l'ai mérité
Mais ces bâtards veulent pas accepter cette vérité
J'vais les lever, comme Adeyemi
J'les voyais comme la famille mais c'étaient même pas des amis
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
À mon ami d'en bas
William calme-toi, faut pas tout niquer après tant d'effort
Pense à ta carrière, fais comme s'ils étaient déjà morts
Si j'en suis là c'est parce que je l'ai mérité
Mais ces bâtards veulent pas accepter cette vérité
J'vais les lever, comme Adeyemi
J'les voyais comme la famille mais c'étaient même pas des amis
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
À mon ami d'en bas
J'suis pas remis d'mon dernier Juda
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
Aaaaaanh
À mon ami d'en bas à qui j'confiais tous les bails en scred
Aaaaaanh
Que racontent les paroles de la chanson Juda de Tiakola ?
Sur la route, les fantômes de ceux qu'on aimait
Il y a quelque chose de très particulier dans la façon dont « Juda » commence. Pas d'intro, pas de mise en contexte — juste ce constat jeté comme un soupir : « c'est bon, fallait pas. » On entre directement dans l'après. La trahison a déjà eu lieu. On est dans la voiture, sur la route, à ruminer.
Tiakola roule et repense. C'est l'image qui structure tout le morceau : ce moment suspendu entre deux endroits, où les pensées remontent sans qu'on puisse les arrêter. « Mon corazon a beaucoup souffert dans la zone » — le mot espagnol pour cœur glissé dans une phrase de rap de quartier, ça crée un effet étrange, presque tendre, comme si la langue elle-même cherchait à habiller la douleur autrement.
Un ami d'en bas, un couteau dans le dos
L'ami dont il parle, on ne saura jamais son nom. Mais on sait tout du lien qu'ils avaient : un ami « d'en bas », du bas de l'immeuble, du bas de la ville, celui à qui on dit les choses qu'on ne dit à personne d'autre. Et c'est lui, précisément lui, qui a trahi. « Mon pire ennemi a mangé les beignets d'ma daronne » — cette image-là est terrible dans sa précision. Il a partagé la table familiale. Il avait la confiance totale.
Ce qui rend le morceau humain, c'est le moment où Tiakola se retourne contre lui-même. Il s'appelle par son prénom — William — comme pour se calmer de l'extérieur, comme si une autre voix prenait le relais. Il sait que la colère peut tout détruire. Alors il choisit de s'élever plutôt que de s'abaisser, de « les lever comme Adeyemi » plutôt que de sombrer dans la rancœur.
Le refrain revient en boucle, et c'est voulu. « J'suis pas remis de mon dernier Juda. » Pas encore. Peut-être jamais vraiment. Certaines trahisons laissent une cicatrice qu'on apprend à porter, pas à effacer.
Il y a quelque chose de très particulier dans la façon dont « Juda » commence. Pas d'intro, pas de mise en contexte — juste ce constat jeté comme un soupir : « c'est bon, fallait pas. » On entre directement dans l'après. La trahison a déjà eu lieu. On est dans la voiture, sur la route, à ruminer.
Tiakola roule et repense. C'est l'image qui structure tout le morceau : ce moment suspendu entre deux endroits, où les pensées remontent sans qu'on puisse les arrêter. « Mon corazon a beaucoup souffert dans la zone » — le mot espagnol pour cœur glissé dans une phrase de rap de quartier, ça crée un effet étrange, presque tendre, comme si la langue elle-même cherchait à habiller la douleur autrement.
Un ami d'en bas, un couteau dans le dos
L'ami dont il parle, on ne saura jamais son nom. Mais on sait tout du lien qu'ils avaient : un ami « d'en bas », du bas de l'immeuble, du bas de la ville, celui à qui on dit les choses qu'on ne dit à personne d'autre. Et c'est lui, précisément lui, qui a trahi. « Mon pire ennemi a mangé les beignets d'ma daronne » — cette image-là est terrible dans sa précision. Il a partagé la table familiale. Il avait la confiance totale.
Ce qui rend le morceau humain, c'est le moment où Tiakola se retourne contre lui-même. Il s'appelle par son prénom — William — comme pour se calmer de l'extérieur, comme si une autre voix prenait le relais. Il sait que la colère peut tout détruire. Alors il choisit de s'élever plutôt que de s'abaisser, de « les lever comme Adeyemi » plutôt que de sombrer dans la rancœur.
Le refrain revient en boucle, et c'est voulu. « J'suis pas remis de mon dernier Juda. » Pas encore. Peut-être jamais vraiment. Certaines trahisons laissent une cicatrice qu'on apprend à porter, pas à effacer.