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Paroles de la chanson BODYBAG par Théa

Album : POPSTAR SPEEDRUN

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Paroles de la chanson BODYBAG par

J'entends mon nom partout en écho
Ils veulent ma mort ou mon numéro ?
Dans les miroirs ou les métros
J'baisse la tête et j'dégueule de trop m'voir
J'enchaîne les sold-out et les mégots
Les attaques de panique et les benzos
Téma les cicatrices sous les mèches roses
J'fais chaque scène comme si c'est la dernière hein

J'ai peur de pas tenir long time
Mon corps est bâti sur tant d'failles

Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
J'la vois partout et c'est c'qu'on attend d'moi
Mais c'est trop bizarre
Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
J'la vois partout et c'est c'qu'on attend d'moi
Mais c'est trop bizarre
(Dans mon corps comme dans un bodybag)
(J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs)

Sometimes, you feel like you're the ocean
And sometimes, you feel like you're drowning in it

Anh j'traîne mon corps comme une épave
On est pareils si tu m'aimes pas
J'avais des rêves j'fais plus qu'des cauchemars
Ca nous tue puis ça s'branle sur des belles trav'
Pétasse, pull up en gang de pétasses
J'veux die comme si j'ai déjà fini tous les niveaux
Téma comme on meurt de leurs débats
Ca s'voit pas mais j'ai trop mal, j'ai peur de partir trop tôt

Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
J'la vois partout et c'est c'qu'on attend d'moi
Mais c'est trop bizarre
Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
J'la vois partout et c'est c'qu'on attend d'moi
Mais c'est trop bizarre
Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
J'la vois partout et c'est c'qu'on attend d'moi
Mais c'est trop bizarre

Dans mon corps comme dans un bodybag
Dans mon corps comme dans un bodybag
Dans mon corps comme dans un bodybag
J'déteste ma gueule même dans les beaux miroirs
Nique sa mère

Que racontent les paroles de la chanson BODYBAG de Théa ?

Le reflet qu'on ne supporte plus

Il y a quelque chose d'immédiatement viscéral dans BODYBAG. Théa n'y va pas doucement : elle commence par nous mettre dans sa tête à l'instant exact où la célébrité devient insupportable, où entendre son nom partout ressemble moins à de la gloire qu'à une poursuite. Elle traîne sur scène, elle traîne dans les couloirs du métro, et dans les deux cas elle cherche à disparaître du cadre — baisser la tête pour ne pas croiser son propre regard dans la vitre.

Ce que ça fait d'être vue sans se reconnaître

Le refrain revient comme une obsession qu'on ne peut pas éteindre. « Dans mon corps comme dans un bodybag » — l'image s'installe et refuse de partir. On comprend que ce n'est pas une métaphore cherchée pour faire beau : c'est la description la plus exacte qu'elle ait trouvée pour dire ce que c'est que de vivre dans un corps qu'on déteste, même quand les miroirs sont bien éclairés, même quand la salle est comble et que les gens crient ton nom. Le monde attend quelque chose d'elle, une image, une présence, et elle la donne — mais ça lui coûte quelque chose qu'elle peine à nommer autrement que « c'est trop bizarre ».

Survie, colère, communauté

Le deuxième couplet change légèrement de registre sans perdre en intensité. Théa parle des personnes trans mortes sous le poids de débats qui les traitent comme des abstractions — « ça nous tue puis ça se branle sur des belles trav' » — avec une colère froide, presque fatiguée. Le « j'veux die » qui suit n'est pas une posture, il fait partie du même tableau : quelqu'un qui a trop mal, qui a peur de partir trop tôt mais qui ne voit plus très bien comment tenir. Et pourtant, au milieu de tout ça, il y a le « gang de pétasses », une solidarité tranchante et tendre à la fois, la seule chose qui ressemble à un abri. La chanson se termine sur un « nique sa mère » lâché après la dernière répétition du refrain — pas une conclusion, plutôt un geste d'épuisement ultime, un bras d'honneur au monde entier jeté depuis le fond d'un sac qu'on ne sait pas encore comment ouvrir de l'intérieur.

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