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Paroles de la chanson Love Sick (traduction) par

Réveille-moi pour que je ne sois plus désabusée
Sûrement que tout le monde n'est pas déjà pris
Je cherche partout une conversation
Une qui ne vient pas avec ses complications
De curiosité, et je ne peux tout simplement pas résister
Difficile de se précipiter, mais j'ai l'esprit ouvert
Je sors ce soir avec une question, peut-être
Si je le veux vraiment, je ne peux pas me permettre d'être paresseuse

Je, je n'abandonne pas (Oh)
C'est juste (C'est juste, c'est juste, c'est juste)

J'ai le mal d'amour, comment l'arrêter ?
Je voulais que tu poses un peu d'émerveillement sur mes lèvres
Ça ne me dérangerait pas si mon cœur en décidait ainsi
Je crois que je ferais mieux de tout retourner
J'ai le mal d'amour, comment l'arrêter ?
Je ne veux pas laisser passer le moment
Je crois que je ferais mieux de tout retourner

Rien sur ma table de nuit, je marche en file indienne
Toutes mes émotions, où les mettre ?
Elles ont trop poussé, je sens les lianes grimper le long du mur
Et s'enfoncer sous les rues à la recherche de l'amour dans la ville

Je, je n'abandonne pas (Oh)
C'est juste (C'est juste, c'est juste, c'est juste)

J'ai le mal d'amour, comment l'arrêter ?
Je voulais que tu poses un peu d'émerveillement sur mes lèvres
Ça ne me dérangerait pas si mon cœur en décidait ainsi
Je crois que je ferais mieux de tout retourner
J'ai le mal d'amour, comment l'arrêter ?
Je ne veux pas laisser passer le moment
Je crois que je ferais mieux de tout retourner

Que racontent les paroles de la chanson Love Sick (traduction) de Ravyn Lenae ?

Chercher quelqu'un dans la ville qui dort

Il y a quelque chose de particulièrement honnête dans "Love Sick" de Ravyn Lenae. Pas d'histoire d'amour déjà en cours, pas de rupture à panser — juste cette sensation bizarre et un peu inconfortable d'avoir envie de quelqu'un qui n'existe pas encore. La chanson s'ouvre comme un réveil difficile, celui de quelqu'un qui a décidé de ne plus être cynique, de repartir à zéro et de croire que la connexion est possible. "Everyone surely can't be taken", se dit-elle, presque pour se convaincre.

Les lianes qui poussent sous les pavés

Ce qui rend le morceau fascinant, c'est que Ravyn Lenae ne raconte pas une rencontre — elle raconte l'état qui précède. Cette fièvre douce, ce manque diffus qu'on ne sait pas encore à qui adresser. Elle sort "avec une question", elle arpente la ville, et quelque part sous les rues, ses émotions font leur chemin comme des plantes sauvages : "I can feel the vines running up the wall, and going underneath the streets" (je sens les lianes grimper le long du mur, et partir sous les rues). C'est une image presque surréaliste, et pourtant elle dit exactement ce que c'est que d'avoir trop de sentiments pour une seule chambre, trop de désir pour une seule nuit ordinaire. Le "nothing by my bedside" qui précède cette image est cruel dans sa simplicité — le côté vide du lit comme point de départ du voyage.

La fièvre dont on ne veut pas vraiment guérir

Le refrain revient comme une question qu'on se pose dans le miroir : "I'm feelin' lovesick, how can I stop it?" Et la réponse implicite, c'est qu'on ne veut pas vraiment l'arrêter. Ce lovesick-là n'est pas une souffrance, c'est une promesse. "I wouldn't mind if my heart decided" (ça ne me dérangerait pas que mon cœur prenne une décision) — cette formulation presque timide révèle une voix qui s'autorise à désirer sans se jeter dans le vide. Lenae tient un équilibre délicat, entre vulnérabilité et dignité, et c'est précisément là que la chanson touche juste. Elle ne supplie pas. Elle attend, les yeux ouverts.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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