Paroles de la chanson Partir pour de vrai par
Devenir un autre
Quel funeste décor
Curieux Argonaute
Qui en désirait encore et encore
Je ne pourrais même plus pencher le corps
Goudron dans le cœur qui me déshonore
Il n'y a que le vide qui me forge
Il n'y a plus de vie dans ma gorge
Je suis un homme de pierre
Un souvenir en poussière
Malgré l'écorce froide et les fissures je rêve de
Partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Quel funeste décor
Curieux Argonaute
Qui en désirait encore et encore
Je ne pourrais même plus pencher le corps
Goudron dans le cœur qui me déshonore
Il n'y a que le vide qui me forge
Il n'y a plus de vie dans ma gorge
Je suis un homme de pierre
Un souvenir en poussière
Malgré l'écorce froide et les fissures je rêve de
Partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Sous la pluie qui me martèle à grands coups de silence
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Les âmes passent si fières
Elles n'ajoutent rien à mon enfer
Prisonnier d'hier
Je suis un oublié des lumières
Toutes mes roses ont fané
Elles se sont lassées
Du temps qui me combattait
De ces mains
Quand je m'empêche de m'en aller plus loin
Je suis un homme de pierre
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Les âmes passent si fières
Elles n'ajoutent rien à mon enfer
Prisonnier d'hier
Je suis un oublié des lumières
Toutes mes roses ont fané
Elles se sont lassées
Du temps qui me combattait
De ces mains
Quand je m'empêche de m'en aller plus loin
Je suis un homme de pierre
Un souvenir en poussière
Malgré l'écorce froide et les fissures je rêve de
Partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Sous la pluie qui me martèle à grands coups de silence
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Et je rêve
Qu'un jour quelqu'un viendra
Je rêve
Qu'il me redonne un corps
Malgré l'écorce froide et les fissures je rêve de
Partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Sous la pluie qui me martèle à grands coups de silence
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Et je rêve
Qu'un jour quelqu'un viendra
Je rêve
Qu'il me redonne un corps
Partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Sous la pluie qui me martèle à grands coups de silence
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Ça sera mon secret
Sous la pluie qui me martèle à grands coups de silence
Je rêve de partir pour de vrai
Ça sera mon secret
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Je suis sculpté par mes hivers, mes veines n'ont plus de rivières
Que racontent les paroles de la chanson Partir pour de vrai de Nuit Incolore ?
Quand le silence martèle
Il y a des chansons qui entrent doucement, et d'autres qui s'installent comme une présence pesante dans la pièce. « Partir pour de vrai » appartient à la seconde catégorie. Dès les premières lignes, on comprend qu'on ne sera pas simplement spectateur d'une mélodie — on va accompagner quelqu'un dans un endroit très sombre, celui où l'on rêve de disparaître sans même savoir très bien ce que ça voudrait dire.
Le narrateur que Nuit Incolore nous présente n'est pas en colère, pas effondré de façon spectaculaire. Il est pire que ça : il est pétrifié. Il parle de lui-même comme d'une chose façonnée par les saisons froides, « sculpté par mes hivers », comme si la douleur avait fini par lui donner une forme définitive, celle d'un homme de pierre. On sent quelqu'un qui observe les autres passer — « les âmes passent si fières » — sans pouvoir les rejoindre, prisonnier d'une temporalité qui s'est arrêtée quelque part dans le passé.
Le rêve comme seule résistance
Ce qui rend la chanson troublante, c'est que le désir de partir n'est jamais vraiment explicité. Partir où ? Pour quoi ? Le refrain ne répond pas — il répète, il insiste, il martèle lui aussi à sa façon. « Ça sera mon secret » : cette phrase dit beaucoup sur l'état d'isolement du personnage, sur cette conviction que personne autour de lui ne pourrait comprendre ni recevoir ce qu'il porte.
Et puis vient ce moment, presque susurré, vers la fin : « je rêve qu'un jour quelqu'un viendra, je rêve qu'il me redonne un corps ». En deux lignes, tout bascule. On réalise que sous la pierre, sous le goudron et les fissures, il y a encore quelque chose qui espère. Pas grand-chose, juste assez pour continuer à rêver. C'est peut-être ça, finalement, le vrai sens du titre — partir pour de vrai serait non pas fuir, mais retrouver une forme de vie qui ressemble à quelque chose. Nuit Incolore laisse cette question ouverte, et c'est exactement ce qu'il fallait faire.
Il y a des chansons qui entrent doucement, et d'autres qui s'installent comme une présence pesante dans la pièce. « Partir pour de vrai » appartient à la seconde catégorie. Dès les premières lignes, on comprend qu'on ne sera pas simplement spectateur d'une mélodie — on va accompagner quelqu'un dans un endroit très sombre, celui où l'on rêve de disparaître sans même savoir très bien ce que ça voudrait dire.
Le narrateur que Nuit Incolore nous présente n'est pas en colère, pas effondré de façon spectaculaire. Il est pire que ça : il est pétrifié. Il parle de lui-même comme d'une chose façonnée par les saisons froides, « sculpté par mes hivers », comme si la douleur avait fini par lui donner une forme définitive, celle d'un homme de pierre. On sent quelqu'un qui observe les autres passer — « les âmes passent si fières » — sans pouvoir les rejoindre, prisonnier d'une temporalité qui s'est arrêtée quelque part dans le passé.
Le rêve comme seule résistance
Ce qui rend la chanson troublante, c'est que le désir de partir n'est jamais vraiment explicité. Partir où ? Pour quoi ? Le refrain ne répond pas — il répète, il insiste, il martèle lui aussi à sa façon. « Ça sera mon secret » : cette phrase dit beaucoup sur l'état d'isolement du personnage, sur cette conviction que personne autour de lui ne pourrait comprendre ni recevoir ce qu'il porte.
Et puis vient ce moment, presque susurré, vers la fin : « je rêve qu'un jour quelqu'un viendra, je rêve qu'il me redonne un corps ». En deux lignes, tout bascule. On réalise que sous la pierre, sous le goudron et les fissures, il y a encore quelque chose qui espère. Pas grand-chose, juste assez pour continuer à rêver. C'est peut-être ça, finalement, le vrai sens du titre — partir pour de vrai serait non pas fuir, mais retrouver une forme de vie qui ressemble à quelque chose. Nuit Incolore laisse cette question ouverte, et c'est exactement ce qu'il fallait faire.