Paroles de la chanson Paul Revere (traduction) par
Ligne de comté, je compte à rebours
Les boîtes aux lettres jusqu'à chez moi
Cet endroit avait un cœur qui battait en son temps
Vail a racheté les montagnes, et plus rien n'a été pareil
Oui, les gars sont saouls, le soleil est haut
Leurs plaques d'immatriculation : « Vis libre ou meurs »
Mais c'est pas si simple que ça, ça ne l'a jamais été
On boira jusqu'au Nouvel An, puis ils me laisseront tout nettoyer
Un jour, je vais tout couper net
Partir comme Paul Revere
Les boîtes aux lettres jusqu'à chez moi
Cet endroit avait un cœur qui battait en son temps
Vail a racheté les montagnes, et plus rien n'a été pareil
Oui, les gars sont saouls, le soleil est haut
Leurs plaques d'immatriculation : « Vis libre ou meurs »
Mais c'est pas si simple que ça, ça ne l'a jamais été
On boira jusqu'au Nouvel An, puis ils me laisseront tout nettoyer
Un jour, je vais tout couper net
Partir comme Paul Revere
Et quand ils me demanderont qui je suis
Je dirai : « Je ne suis pas d'ici »
Je partirai avant que l'équipe de voirie soit dehors
Avant ces joggeurs, l'air bien trop fiers d'eux
Et je monterai le son et j'oublierai
Jusqu'à la fin, que je ne suis pas encore prêt à lâcher
Un jour, je vais tout couper net
Partir comme Paul Revere
Et quand ils me demanderont qui je suis
Je ferai semblant de ne pas avoir entendu
C'est typique, j'en ai peur
Les gens disparaissent comme ça
Et quand ils me demanderont qui je suis
Je dirai : « Je ne suis pas d'ici »
Je dirai : « Je ne suis pas d'ici »
Je partirai avant que l'équipe de voirie soit dehors
Avant ces joggeurs, l'air bien trop fiers d'eux
Et je monterai le son et j'oublierai
Jusqu'à la fin, que je ne suis pas encore prêt à lâcher
Un jour, je vais tout couper net
Partir comme Paul Revere
Et quand ils me demanderont qui je suis
Je ferai semblant de ne pas avoir entendu
C'est typique, j'en ai peur
Les gens disparaissent comme ça
Et quand ils me demanderont qui je suis
Je dirai : « Je ne suis pas d'ici »
Je dirai : « Je ne suis pas d'ici »
Mais je suis dans ma voiture, et je vois le jardin
Le carré d'herbe où on a enterré le chien
Et le monde a du sens derrière une clôture grillagée
Si je pouvais partir, je serais déjà parti
Mais je suis dans ma voiture, et je vois le jardin
Et le carré d'herbe où on a enterré le chien
Et le monde a du sens derrière une clôture grillagée
Si je pouvais partir, je serais déjà parti
Je serais déjà parti
Que racontent les paroles de la chanson Paul Revere (traduction) de Noah Kahan ?
La chevauchée qui ne viendra jamais
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans cette image d'ouverture : compter les boîtes aux lettres depuis la fenêtre d'une voiture, sur une route que l'on connaît par cœur, en rentrant chez soi sans vraiment en avoir envie. Noah Kahan commence "Paul Revere" dans cet entre-deux — ni parti, ni vraiment là — et il ne le quittera jamais vraiment.
Le Vermont de Kahan n'est pas une carte postale. C'est un endroit où les montagnes ont été rachetées par des promoteurs de stations de ski, où les garçons du coin boivent fort l'été sous des plaques "Live Free or Die", où les saisons touristiques laissent derrière elles un vide que les locaux ramassent en silence. Il y a une amertume douce dans cette observation, jamais agressive, juste lucide. Celle de quelqu'un qui a grandi dans un lieu et qui le voit changer sans avoir été consulté.
Une fuite rêvée, répétée, jamais accomplie
Alors il se raconte une histoire. Il se voit partir avant que la ville ne se réveille, avant les joggeurs trop fiers de leur routine matinale, musique à fond pour ne pas penser. Il se rebaptise Paul Revere — non pas pour alerter qui que ce soit, mais pour disparaître dans la chevauchée elle-même, pour devenir quelqu'un qui vient d'ailleurs, quelqu'un sans attaches. "When they ask me who I am, I'll just pretend I didn't hear" : même la réponse devient trop lourde à formuler.
Ce fantasme du départ est raconté avec une précision qui le rend à la fois grandiose et pathétique, dans le bon sens du terme — c'est-à-dire profondément humain.
Ce que l'on ne peut pas quitter
Et puis vient le jardin. La parcelle de gazon. Le chien enterré là. En quelques images concrètes, tout le château de cartes s'effondre. "If I could leave, I would've already left" — répété, martelé, comme si se le dire deux fois rendait la chose plus vraie ou plus supportable. Le monde est compréhensible depuis derrière une clôture en grillage. Il fait sens. Il est douloureux, familier, et il tient debout.
Kahan ne résout rien. Il ne part pas, il ne reste pas non plus vraiment. Il reste dans sa voiture, à regarder le jardin, et c'est précisément là que réside toute la beauté de cette chanson.
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans cette image d'ouverture : compter les boîtes aux lettres depuis la fenêtre d'une voiture, sur une route que l'on connaît par cœur, en rentrant chez soi sans vraiment en avoir envie. Noah Kahan commence "Paul Revere" dans cet entre-deux — ni parti, ni vraiment là — et il ne le quittera jamais vraiment.
Le Vermont de Kahan n'est pas une carte postale. C'est un endroit où les montagnes ont été rachetées par des promoteurs de stations de ski, où les garçons du coin boivent fort l'été sous des plaques "Live Free or Die", où les saisons touristiques laissent derrière elles un vide que les locaux ramassent en silence. Il y a une amertume douce dans cette observation, jamais agressive, juste lucide. Celle de quelqu'un qui a grandi dans un lieu et qui le voit changer sans avoir été consulté.
Une fuite rêvée, répétée, jamais accomplie
Alors il se raconte une histoire. Il se voit partir avant que la ville ne se réveille, avant les joggeurs trop fiers de leur routine matinale, musique à fond pour ne pas penser. Il se rebaptise Paul Revere — non pas pour alerter qui que ce soit, mais pour disparaître dans la chevauchée elle-même, pour devenir quelqu'un qui vient d'ailleurs, quelqu'un sans attaches. "When they ask me who I am, I'll just pretend I didn't hear" : même la réponse devient trop lourde à formuler.
Ce fantasme du départ est raconté avec une précision qui le rend à la fois grandiose et pathétique, dans le bon sens du terme — c'est-à-dire profondément humain.
Ce que l'on ne peut pas quitter
Et puis vient le jardin. La parcelle de gazon. Le chien enterré là. En quelques images concrètes, tout le château de cartes s'effondre. "If I could leave, I would've already left" — répété, martelé, comme si se le dire deux fois rendait la chose plus vraie ou plus supportable. Le monde est compréhensible depuis derrière une clôture en grillage. Il fait sens. Il est douloureux, familier, et il tient debout.
Kahan ne résout rien. Il ne part pas, il ne reste pas non plus vraiment. Il reste dans sa voiture, à regarder le jardin, et c'est précisément là que réside toute la beauté de cette chanson.