Paroles de la chanson Hania (Épisode 2) (Traduction) par Niro
Hooks made this shit
Eyo Melo, t'as fait ça ?
Moi, j't'ai donné mon cœur malade
Mon amour et mes failles
Ma money et mon time
T'as mis ton grain d'sel sur mes balafres
Tu baises avec lui quand j'suis pas là
À moi tu m'racontes des salades
J'ferai pas comme si j'avais pas mal
Salope, t'as niqué ma life
J'm'en sortirai pas, Hania
J'vais allumer c'fils de salope
J'vais enterrer son cadavre
Après ça, chacun fait sa life
Eyo Melo, t'as fait ça ?
Moi, j't'ai donné mon cœur malade
Mon amour et mes failles
Ma money et mon time
T'as mis ton grain d'sel sur mes balafres
Tu baises avec lui quand j'suis pas là
À moi tu m'racontes des salades
J'ferai pas comme si j'avais pas mal
Salope, t'as niqué ma life
J'm'en sortirai pas, Hania
J'vais allumer c'fils de salope
J'vais enterrer son cadavre
Après ça, chacun fait sa life
Tu dormiras plus, Hania
Quand j'irai dormir au placard
Cette erreur, tu la referas pas
Sa fille grandira sans papa
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire maintenant
C'est pas possible, cette folle
Elle m'a piégé, ensorcelé, elle a foutu en l'air mes affaires
Quand j'irai dormir au placard
Cette erreur, tu la referas pas
Sa fille grandira sans papa
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Tu dormiras plus, Hania
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire maintenant
C'est pas possible, cette folle
Elle m'a piégé, ensorcelé, elle a foutu en l'air mes affaires
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire maintenant
C'est pas possible, ma folle à moi
Elle m'a piégé, ensorcelé, j'ai fini par croire que c'était ma faute
Ma faute, ma faute
Ma faute, maman, regarde ce que je suis devenu
Ma faute, ma faute
Ma faute, elle m'a maudit
Ma faute, ma faute
Ma faute, maman, regarde ce que je suis devenu
C'est ma faute à moi, c'est ma faute à moi
C'est ma faute à moi, elle m'a rendu fou
Qu'est-ce qu'on va dire, maman, qu'est-ce qu'on va dire
Qu'est-ce qu'on va dire maintenant
C'est pas possible, ma folle à moi
Elle m'a piégé, ensorcelé, j'ai fini par croire que c'était ma faute
Ma faute, ma faute
Ma faute, maman, regarde ce que je suis devenu
Ma faute, ma faute
Ma faute, elle m'a maudit
Ma faute, ma faute
Ma faute, maman, regarde ce que je suis devenu
C'est ma faute à moi, c'est ma faute à moi
C'est ma faute à moi, elle m'a rendu fou
Que racontent les paroles de la chanson Hania (Épisode 2) (Traduction) de Niro ?
Ce que l'on dit à voix haute, ce que l'on chuchote à sa mère
Il y a des morceaux qui commencent comme une explosion et finissent comme un aveu dans le noir. « Hania (Épisode 2) » est de ceux-là. Niro entre dans le son avec une brutalité presque théâtrale — il a tout donné, elle a tout pris, et maintenant quelqu'un d'autre dort dans le lit. La blessure est nommée sans détour : « t'as mis ton grain d'sel sur mes balafres ».
Le temps de la fureur
Pendant la première moitié, le morceau brûle. Les menaces s'enchaînent, le prénom Hania revient comme un couteau qu'on retourne dans la plaie. « Tu dormiras plus » — quatre fois, comme pour s'en convaincre. Il y a quelque chose de presque cinématographique dans cette partie : on est dans la tête d'un homme qui rejoue la scène en boucle, qui invente des fins violentes pour une histoire qu'il n'a pas su écrire autrement. Le rap a cette capacité unique de transformer la douleur sentimentale en film noir, et Niro l'exploite jusqu'au bout.
Quand la langue change, tout change
Et puis vient le darija. Quelques mots suffisent à déplacer tout le décor. « Wach noua n'goul ya amma » — que vais-je dire, maman — et soudain on n'est plus dans la rue, on est dans une chambre, la nuit, avec quelqu'un qui s'effondre discrètement. La colère s'évapore, remplacée par quelque chose de bien plus inconfortable : la honte. « La faute dyali » — c'est ma faute — tourne en boucle comme une prière inversée, comme si répéter la phrase suffisait à l'accepter vraiment.
Ce retournement est le cœur secret du morceau. Niro ne raconte pas seulement une trahison. Il raconte la trajectoire d'un homme qui passe de la victime au coupable dans l'espace d'un même texte — et qui choisit sa langue maternelle pour formuler ce qu'il ne pouvait pas dire en français.
Il y a des morceaux qui commencent comme une explosion et finissent comme un aveu dans le noir. « Hania (Épisode 2) » est de ceux-là. Niro entre dans le son avec une brutalité presque théâtrale — il a tout donné, elle a tout pris, et maintenant quelqu'un d'autre dort dans le lit. La blessure est nommée sans détour : « t'as mis ton grain d'sel sur mes balafres ».
Le temps de la fureur
Pendant la première moitié, le morceau brûle. Les menaces s'enchaînent, le prénom Hania revient comme un couteau qu'on retourne dans la plaie. « Tu dormiras plus » — quatre fois, comme pour s'en convaincre. Il y a quelque chose de presque cinématographique dans cette partie : on est dans la tête d'un homme qui rejoue la scène en boucle, qui invente des fins violentes pour une histoire qu'il n'a pas su écrire autrement. Le rap a cette capacité unique de transformer la douleur sentimentale en film noir, et Niro l'exploite jusqu'au bout.
Quand la langue change, tout change
Et puis vient le darija. Quelques mots suffisent à déplacer tout le décor. « Wach noua n'goul ya amma » — que vais-je dire, maman — et soudain on n'est plus dans la rue, on est dans une chambre, la nuit, avec quelqu'un qui s'effondre discrètement. La colère s'évapore, remplacée par quelque chose de bien plus inconfortable : la honte. « La faute dyali » — c'est ma faute — tourne en boucle comme une prière inversée, comme si répéter la phrase suffisait à l'accepter vraiment.
Ce retournement est le cœur secret du morceau. Niro ne raconte pas seulement une trahison. Il raconte la trajectoire d'un homme qui passe de la victime au coupable dans l'espace d'un même texte — et qui choisit sa langue maternelle pour formuler ce qu'il ne pouvait pas dire en français.