Paroles de la chanson Des lols et des quoi par
Mmmm
Mmmm
Mmmm
Mmmm
Des lols et des quoi
La langue au plus bas
Des lols sans «lita»
Et Ronsard est las
Tu sais, la langue est la langue
Et les sons glissent mouillés, fins
C'est jamais pauvre
Moi, j'écris tout sur vos pages inventant
Je suis silence, nuances
Qui défie l'argot
Mmmm
Mmmm
Mmmm
Des lols et des quoi
La langue au plus bas
Des lols sans «lita»
Et Ronsard est las
Tu sais, la langue est la langue
Et les sons glissent mouillés, fins
C'est jamais pauvre
Moi, j'écris tout sur vos pages inventant
Je suis silence, nuances
Qui défie l'argot
Dis-moi, où sont passés les mots ?
Ils ont perdu leur âme
Ont déposé les armes
Des lols et des quoi
La langue au plus bas
Des lols sans littérature
Et Ronsard est las, sature
Des lols et des quoi
Du n'importe quoi
La langue au plus bas
Et Ronsard est las
Peu à peu, tu l'oublies
C'est une langue de textures
Autant que de sens
Au fond, c'est jamais trop
La langue est même charnelle (Uh)
A la même saveur (Mmm)
Douceur d'ambre
Un saut en hauteur
Dis-moi, où sont passés les mots ?
Ils ont perdu leur charme
Ont déposé les armes
Des lols et des quoi
La langue au plus bas
Des lols sans «lita» (Lolita)
Et Ronsard est las
Des lols et des quoi
Du n'importe quoi
La langue au plus bas
Mais Ronsard est là
A la même saveur (Mmm)
Douceur d'ambre
Un saut en hauteur
Dis-moi, où sont passés les mots ?
Ils ont perdu leur charme
Ont déposé les armes
Des lols et des quoi
La langue au plus bas
Des lols sans «lita» (Lolita)
Et Ronsard est las
Des lols et des quoi
Du n'importe quoi
La langue au plus bas
Mais Ronsard est là
Quoi qu'il en soit
Quoi qu'il en soit
Quoi qu'il en soit
Quoi qu'il en soit
Banger, de ouf, trop top
C'est ouf, askip, chokbar, le seum
MF, c'est le S, sexy
Des lols et des quoi
Quoi qu'il en soit
Quoi qu'il en soit
Quoi qu'il en soit
Banger, de ouf, trop top
C'est ouf, askip, chokbar, le seum
MF, c'est le S, sexy
Des lols et des quoi
Que racontent les paroles de la chanson Des lols et des quoi de Mylene Farmer ?
Quand Mylène prend la plume pour défendre les mots
Il y a quelque chose de presque impudique dans cette chanson. Mylène Farmer, qui a bâti toute une carrière sur la beauté troublante des mots, sur des textes ciselés parfois jusqu'à l'hermétisme, prend ici la parole d'une façon inhabituelle — directe, presque militante. Pas de fable symbolique, pas de récit allégorique. Juste une femme qui regarde la langue française se liquéfier sous ses yeux et qui refuse de se taire.
Le monde selon les LOLs
Tout commence par une ritournelle un peu grinçante : "Des lols et des quoi, la langue au plus bas." On entend dans cette formule répétée comme un constat d'échec l'écho d'une époque saturée de raccourcis, de réactions instantanées, d'une communication réduite à ses fonctions les plus basiques. Et Ronsard qui "sature", qui "est là" — cette image est presque drôle si elle n'était pas si triste. Le vieux poète de la Renaissance, défenseur acharné du français contre le latin, convoqué comme témoin muet d'un nouveau naufrage.
Ce qui rend la chanson attachante, c'est qu'elle ne tombe pas dans la posture du vieux sage qui gronde. Farmer ne dresse pas de réquisitoire. Elle glisse plutôt vers quelque chose de plus intime, presque sensuel : "la langue est même charnelle", "douceur d'ambre", les sons qui "glissent mouillés". Elle rappelle que le français n'est pas seulement un code — c'est un corps, une texture, une expérience presque physique. Et c'est précisément ça qu'on perd quand on réduit tout à "banger, de ouf, trop top".
Une résistance douce et farouche
La fin du texte lâche d'un coup tout le vocabulaire qu'elle déplorait — "askip, chokbar, le seum" — comme si Farmer s'autorisait un clin d'œil, ou peut-être un aveu : elle connaît ce monde, elle l'a écouté, elle l'a absorbé. Mais elle choisit autre chose. "Je suis silence, nuance, qui défie l'argot" — c'est peut-être la ligne la plus belle, celle qui résume tout. Pas une guerre déclarée, juste une fidélité tranquille et obstinée à la richesse de la langue. Quoi qu'il en soit.
Il y a quelque chose de presque impudique dans cette chanson. Mylène Farmer, qui a bâti toute une carrière sur la beauté troublante des mots, sur des textes ciselés parfois jusqu'à l'hermétisme, prend ici la parole d'une façon inhabituelle — directe, presque militante. Pas de fable symbolique, pas de récit allégorique. Juste une femme qui regarde la langue française se liquéfier sous ses yeux et qui refuse de se taire.
Le monde selon les LOLs
Tout commence par une ritournelle un peu grinçante : "Des lols et des quoi, la langue au plus bas." On entend dans cette formule répétée comme un constat d'échec l'écho d'une époque saturée de raccourcis, de réactions instantanées, d'une communication réduite à ses fonctions les plus basiques. Et Ronsard qui "sature", qui "est là" — cette image est presque drôle si elle n'était pas si triste. Le vieux poète de la Renaissance, défenseur acharné du français contre le latin, convoqué comme témoin muet d'un nouveau naufrage.
Ce qui rend la chanson attachante, c'est qu'elle ne tombe pas dans la posture du vieux sage qui gronde. Farmer ne dresse pas de réquisitoire. Elle glisse plutôt vers quelque chose de plus intime, presque sensuel : "la langue est même charnelle", "douceur d'ambre", les sons qui "glissent mouillés". Elle rappelle que le français n'est pas seulement un code — c'est un corps, une texture, une expérience presque physique. Et c'est précisément ça qu'on perd quand on réduit tout à "banger, de ouf, trop top".
Une résistance douce et farouche
La fin du texte lâche d'un coup tout le vocabulaire qu'elle déplorait — "askip, chokbar, le seum" — comme si Farmer s'autorisait un clin d'œil, ou peut-être un aveu : elle connaît ce monde, elle l'a écouté, elle l'a absorbé. Mais elle choisit autre chose. "Je suis silence, nuance, qui défie l'argot" — c'est peut-être la ligne la plus belle, celle qui résume tout. Pas une guerre déclarée, juste une fidélité tranquille et obstinée à la richesse de la langue. Quoi qu'il en soit.