Paroles de la chanson California par
California, rise again
Be my sweet medicine, I need
California to live again
She knows I'm innocent
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Red Sun, you're the only one
Our day is almost done, I need
Grey clouds to blow away
We're having so much fun
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Be my sweet medicine, I need
California to live again
She knows I'm innocent
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Red Sun, you're the only one
Our day is almost done, I need
Grey clouds to blow away
We're having so much fun
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Love never dies
Hearts always break away
Birds in the sky
Please never shy away from me
I've been here
For so long you know
Well I've been waiting here
Since so long ago
California, rise again
Be my sweet medicine, I need
California to live again
She knows I'm innocent
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Words never lie
Dreams always fade away
Tears in my eyes
Please never blur the way I see
You're my life
You're my wonderful
All my love is so strong
But you're so hard to know
California, rise again
Be my sweet medicine, I need
California to live again
She knows I'm innocent
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, oh
Red Sun, you're the only one
Our day is almost done, I need
Grey clouds to blow away
We're having so much fun
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
Our day is almost done, I need
Grey clouds to blow away
We're having so much fun
I need love, love, love
To take me home
I've been gone, gone, gone
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
For way too long, long, long
Que racontent les paroles de la chanson California de Michael Kiwanuka ?
Quelque part entre l'exil et l'espoir
Il y a dans "California" de Michael Kiwanuka quelque chose qui ressemble à une prière murmurée au bord d'une route de nuit. Pas une supplication désespérée, plutôt un appel doux et tenace, celui de quelqu'un qui sait qu'il s'est éloigné — de quelqu'un, de quelque chose, de lui-même — et qui cherche un chemin de retour.
La chanson s'ouvre sur une invocation : "California, rise again." Kiwanuka ne demande pas à rejoindre la Californie, il lui demande de renaître, comme si c'était elle qui avait disparu et non lui. Ce renversement est beau et troublant. Il fait de cet État mythique une présence vivante, féminine ("She knows I'm innocent"), presque une confidente qui détiendrait la clé de son absolution. On ne sait pas vraiment de quoi il est innocent — d'une rupture, d'un échec, d'un départ trop long — et cette ambiguïté laisse le texte ouvert à chacun.
Le soleil rouge et les nuages qui passent
Au fil des couplets, le paysage se dessine par touches impressionnistes : un soleil rouge à l'horizon, des nuages gris qui s'éloignent, des oiseaux dans le ciel à qui il demande de ne jamais fuir — "Please never shy away from me". C'est une nature émotionnelle, presque animiste, où chaque élément semble répondre à un état intérieur. Et puis il y a cette phrase qui arrête : "Words never lie / Dreams always fade away" — les mots ne mentent pas, mais les rêves, eux, s'effacent toujours. Une lucidité amère glissée entre deux élans d'espoir.
Une attente qui devient musique
Ce qui rend "California" hypnotique, c'est la façon dont la chanson finit par incarner ce qu'elle décrit. Le "for way too long" qui se répète en boucle vers la fin n'est plus un simple refrain : c'est le temps lui-même qui s'étire, qui refuse de passer. Kiwanuka, avec sa voix chaude et légèrement voilée, ne cherche pas à résoudre la tension. Il la laisse vivre, comme on laisse une fenêtre ouverte sur quelque chose qu'on espère encore.
Il y a dans "California" de Michael Kiwanuka quelque chose qui ressemble à une prière murmurée au bord d'une route de nuit. Pas une supplication désespérée, plutôt un appel doux et tenace, celui de quelqu'un qui sait qu'il s'est éloigné — de quelqu'un, de quelque chose, de lui-même — et qui cherche un chemin de retour.
La chanson s'ouvre sur une invocation : "California, rise again." Kiwanuka ne demande pas à rejoindre la Californie, il lui demande de renaître, comme si c'était elle qui avait disparu et non lui. Ce renversement est beau et troublant. Il fait de cet État mythique une présence vivante, féminine ("She knows I'm innocent"), presque une confidente qui détiendrait la clé de son absolution. On ne sait pas vraiment de quoi il est innocent — d'une rupture, d'un échec, d'un départ trop long — et cette ambiguïté laisse le texte ouvert à chacun.
Le soleil rouge et les nuages qui passent
Au fil des couplets, le paysage se dessine par touches impressionnistes : un soleil rouge à l'horizon, des nuages gris qui s'éloignent, des oiseaux dans le ciel à qui il demande de ne jamais fuir — "Please never shy away from me". C'est une nature émotionnelle, presque animiste, où chaque élément semble répondre à un état intérieur. Et puis il y a cette phrase qui arrête : "Words never lie / Dreams always fade away" — les mots ne mentent pas, mais les rêves, eux, s'effacent toujours. Une lucidité amère glissée entre deux élans d'espoir.
Une attente qui devient musique
Ce qui rend "California" hypnotique, c'est la façon dont la chanson finit par incarner ce qu'elle décrit. Le "for way too long" qui se répète en boucle vers la fin n'est plus un simple refrain : c'est le temps lui-même qui s'étire, qui refuse de passer. Kiwanuka, avec sa voix chaude et légèrement voilée, ne cherche pas à résoudre la tension. Il la laisse vivre, comme on laisse une fenêtre ouverte sur quelque chose qu'on espère encore.