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Paroles de la chanson mon ventre par marguerite

Album : guérir

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Paroles de la chanson mon ventre par

Un autre t'a porté, celui de maman
Maintenant c'est toi et moi, contre le monde entier
Il reste de ça, sur ma peau fragile
Une cicatrice où tout a commencé

Où on s'est pris des coups, coups de poings et ballons
Des bagarres de gamins, des histoires à la con
T'as fini par saigner, depuis douze fois par an
Je te déteste tant, je sais aussi t'aimer

Tout vient de là
Tout vient de toi
Tout vient de là
Tout vient de toi

Et grâce à toi je sens si j'ai peur, si je stresse
Tu gardes mes secrets, et tout ce qui me blesse
Grâce à toi je me guide, oui grâce à toi je sais
Ce qui au fond m'anime, ou ce qui me déplaît

Maman dit que t'as froid quand je m'habille comme ça
Que je te montre ou pas, les gens s'en prennent à toi
Que ta peau s'agrandisse ou devienne chagrin
J't'aimerai sans condition, de toi je n'en ai qu'un

Tout vient de là
Tout vient de toi
Tout vient de là
Tout vient de toi

Ooh-ooh-ooh-ooh
Ooh-ooh-ooh-ooh

Et un jour peut-être, il y aura quelque chose
Que je ferai grandir, qui deviendra quelqu'un
Si c'est pas le jour, enfin si je suppose
Alors je déciderai qu'il n'y aura rien
Que personne ne sait mieux ce qu'il faut que tu portes
On ne porte pas
Mon ventre est à moi, mon ventre est à moi
Mon ventre est à moi

Que racontent les paroles de la chanson mon ventre de marguerite ?

Ce que personne ne dit vraiment

Il y a des chansons qui parlent du corps comme on parle d'un décor. Et puis il y en a qui parlent du corps comme on parle d'un être vivant, d'un complice, d'un ennemi qu'on finit par chérir. "Mon ventre" de Marguerite appartient à cette deuxième catégorie — celle des textes qui font un peu mal parce qu'ils nomment ce qu'on garde d'habitude pour soi.

Une relation qui commence avant soi

Ça commence fort, presque mystérieux : "Un autre t'a porté, celui de maman." En une ligne, Marguerite tisse un fil entre les générations, rappelant que ce ventre qu'elle habite aujourd'hui a lui-même été abrité, transmis, hérité. Et depuis, c'est une histoire à deux — elle et lui, contre le monde entier. Le monde entier, c'est beaucoup. Mais en écoutant la suite, on comprend que ce n'est pas une exagération.

Il y a les coups de la cour de récré, les règles qui arrivent et reviennent "douze fois par an", la cicatrice laissée là comme une signature. Le ventre se souvient de tout. Il enregistre la peur, le stress, les secrets inavouables — "grâce à toi je sens si j'ai peur, si je stresse" — et il indique, silencieusement, ce qui plaît ou déplaît vraiment. Marguerite parle de lui comme d'une boussole intérieure, plus fiable que les mots.

Le corps comme territoire politique

Puis vient ce moment où la chanson change d'altitude. La mère qui s'inquiète du froid, les gens qui s'en prennent à ce ventre qu'on le montre ou non, la peau qui s'agrandit ou "devient chagrin" — tout ce que le monde projette sur un corps de femme est convoqué en quelques vers, sans jamais hausser le ton. Et au bout du chemin, la question de la maternité, posée avec une délicatesse absolue : peut-être un jour, peut-être pas, et dans tous les cas, c'est elle qui décidera. "Personne ne sait mieux ce qu'il faut que tu portes."

La répétition finale — "mon ventre est à moi" — n'est pas un slogan. C'est une évidence que Marguerite a pris le temps de mériter, ligne après ligne, avant de l'énoncer enfin.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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