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Paroles de la chanson No Thank You, I Love You, Goodbye par

I woke from a dream where you were trying to kill me
By choking me out underneath the old dogwood
So I see a doctor who says, "Take it easy
Drink tea in the morning, and water at night"
Whoever thought you'd be haunting me
While you're still alive, living happily
Somewhere with someone who knows something I don't
Who won't tell you to go

You used to scare me
Bottle on the dashboard
Reckless abandon, abandoning me
I swore to myself I would not follow your lead
So why did I get in the car every evening?
Whoever told me love is all?
Now I know it is not enough
Limits would've helped on this
Unconditional exploit of body and mind

Ooh
Ooh
Ooh

You are bad for my health
You like nobody else
Put me to rest, to rest
Say no thank you, I love you, goodbye
No thank you, I love you, goodbye

Que racontent les paroles de la chanson No Thank You, I Love You, Goodbye de Lucy Dacus ?

La voiture et la bouteille

Il y a quelque chose de très particulier dans la façon dont Lucy Dacus commence cette chanson — par un rêve où l'autre essaie de la tuer. Pas une dispute, pas une trahison symbolique. Un étranglement, sous un arbre en fleurs. On pourrait croire à une provocation, mais non : c'est simplement la façon dont le cerveau traduit ce que les mots du quotidien n'arrivent pas à formuler. Et la réponse du médecin — "drink tea in the morning, and water at night" — sonne comme une blague amère sur l'incapacité du monde à soigner ce genre de blessure.

Ce que l'amour ne guérit pas

La chanson avance doucement, presque prudemment, jusqu'à cette image qui reste : une bouteille sur le tableau de bord. On comprend qu'il y avait de la peur, de l'instabilité, quelque chose de reckless dans cette relation. Et pourtant elle montait dans la voiture, soir après soir. Pas par naïveté — Dacus est trop lucide pour ça. Plutôt par cette étrange logique de l'attachement qui fait qu'on revient précisément là où on sait qu'on devrait ne pas être. Elle l'articule avec une précision qui fait mal : l'amour inconditionnel, cette chose qu'on nous vend comme une vertu, devient ici un "exploit" — une exploitation du corps et de l'esprit. Aimer sans limites, c'est aussi s'offrir sans protection.

Dire au revoir sans cesser d'aimer

Le refrain arrive comme une résolution étrange, suspendue entre trois choses impossibles à tenir ensemble : le refus, l'amour, et la fin. "No thank you, I love you, goodbye" — c'est peut-être la formulation la plus honnête qu'on puisse trouver pour certaines séparations. Pas de colère, pas de rancœur revendiquée. Juste la reconnaissance que quelqu'un peut être mauvais pour soi tout en étant sincèrement aimé. Lucy Dacus ne tranche pas, elle pose. Et c'est précisément ce qui rend ce morceau si difficile à lâcher.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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