Paroles de la chanson Bobo au coeur cherche pansement par
J'veux une infirmière à plein temps
Qui m'pose un cathéter pour m'rendre mes vingt ans
L'époque où j'étais libre, ivre de jeunesse
Le rock était ma bible, j'vivais tout en express
J'veux des lèvres sur les miennes comme un traitement
Des rêves sur mes peines posés doucement
Vite avant que j'dérive, ça sera pas un plan sex
Qu'on mélange nos salives, à la santé d'mon ex
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur le moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
Qui m'pose un cathéter pour m'rendre mes vingt ans
L'époque où j'étais libre, ivre de jeunesse
Le rock était ma bible, j'vivais tout en express
J'veux des lèvres sur les miennes comme un traitement
Des rêves sur mes peines posés doucement
Vite avant que j'dérive, ça sera pas un plan sex
Qu'on mélange nos salives, à la santé d'mon ex
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur le moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
J'ai le corps en vrac, j'perds des bouts d'moi
J'avoue j'ai même le trac quand j'me vois
J'ai l'squelette en morceaux, viens caresser ma peau
La silhouette d'un défaut, viens ramasser mes os
J'ai demandé à mon psychiatre qu'on m'casse un bras
Que t'écrives sur mon plâtre « fuck, elle t'aimait pas »
Alerte à la bombe, j'ai l'cœur Hiroshima
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
J'ai le corps en vrac, j'perds des bouts d'moi
J'avoue j'ai même le trac quand j'me vois
J'ai l'squelette en morceaux, viens caresser ma peau
La silhouette d'un défaut, viens ramasser mes os
J'ai demandé à mon psychiatre qu'on m'casse un bras
Que t'écrives sur mon plâtre « fuck, elle t'aimait pas »
Alerte à la bombe, j'ai l'cœur Hiroshima
Je déserte ma tombe, sors-moi de mon drama
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Dis, tu veux être mon infirmière
À l'hôpital d'la vie ?
Pose une perf' de lumière
Pour rallumer mes nuits
Viens m'chercher jusqu'en enfer
J'sais pas c'que j'fous ici
Je t'en prie, ramène-moi sur Terre
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Dis, tu veux être mon infirmière
À l'hôpital d'la vie ?
Pose une perf' de lumière
Pour rallumer mes nuits
Viens m'chercher jusqu'en enfer
J'sais pas c'que j'fous ici
Je t'en prie, ramène-moi sur Terre
Y a d'l'amour sous mes débris
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Mets d'la javel sur mon histoire
Un coup d'scalpel sur l'moi d'avant
Sur l'échelle des idées noires
De un à dix, moi, j'suis à sang
J'veux pas crever sur un brancard
J'suis prête pour le bloc amouratoire
Si infirmière cherche patient
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Bobo au cœur cherche pansement
Que racontent les paroles de la chanson Bobo au coeur cherche pansement de Hoshi ?
Chercher quelqu'un pour ramasser les morceaux
Il y a quelque chose de presque drôle dans le titre, au premier regard. "Bobo au cœur cherche pansement" — on sourit, puis on écoute, et le sourire reste coincé quelque part à mi-chemin. Hoshi a ce talent-là : emballer les coups durs dans du papier cadeau, te faire croire une seconde que ça va aller, et puis te laisser avec l'image d'un cœur Hiroshima et les mains vides.
Le morceau s'ouvre sur un désir de régression, presque tendre — retrouver vingt ans, "l'époque où j'étais libre, ivre de jeunesse", quand le rock servait de boussole et que tout allait vite parce que tout était neuf. Mais cette nostalgie n'est qu'un point de départ. Ce qu'elle réclame vraiment, c'est quelqu'un. Une présence. Pas forcément du sexe — elle le précise elle-même, "ça sera pas un plan sex" — mais quelque chose de plus profond, mélanger les salives comme on trinque à un deuil, "à la santé d'mon ex".
Quand le corps dit ce que les mots ne suffisent plus à dire
Au deuxième couplet, le texte bascule vers quelque chose de plus abrupt. "J'ai le corps en vrac, j'perds des bouts d'moi" — on n'est plus dans la métaphore légère, on est dans la désintégration. Elle demande à être ramassée, littéralement, "viens ramasser mes os". Il y a une vulnérabilité totale dans ces vers, une façon de s'exposer sans filet, de réclamer de l'aide avec une franchise qui peut mettre mal à l'aise tellement elle est directe.
La scène du psychiatre à qui elle demande qu'on lui casse un bras pour pouvoir y lire "fuck, elle t'aimait pas" — c'est absurde, c'est douloureux, c'est exactement ce que font les gens quand ils ont trop mal : ils inventent des rituels impossibles pour rendre la douleur tangible.
Y a de l'amour sous les décombres
Mais Hoshi ne laisse pas la chanson s'effondrer sur elle-même. Le pont arrive comme une main tendue — "pose une perf' de lumière pour rallumer mes nuits", "ramène-moi sur Terre". Sous les débris, elle l'affirme, il reste quelque chose. De l'amour, encore. Peut-être pour quelqu'un qui n'existe pas encore, peut-être pour elle-même. Cette chanson ressemble à une annonce passée dans la nuit, sincère jusqu'à l'os : quelqu'un cherche à guérir, et elle sait que ça prendra deux.
Il y a quelque chose de presque drôle dans le titre, au premier regard. "Bobo au cœur cherche pansement" — on sourit, puis on écoute, et le sourire reste coincé quelque part à mi-chemin. Hoshi a ce talent-là : emballer les coups durs dans du papier cadeau, te faire croire une seconde que ça va aller, et puis te laisser avec l'image d'un cœur Hiroshima et les mains vides.
Le morceau s'ouvre sur un désir de régression, presque tendre — retrouver vingt ans, "l'époque où j'étais libre, ivre de jeunesse", quand le rock servait de boussole et que tout allait vite parce que tout était neuf. Mais cette nostalgie n'est qu'un point de départ. Ce qu'elle réclame vraiment, c'est quelqu'un. Une présence. Pas forcément du sexe — elle le précise elle-même, "ça sera pas un plan sex" — mais quelque chose de plus profond, mélanger les salives comme on trinque à un deuil, "à la santé d'mon ex".
Quand le corps dit ce que les mots ne suffisent plus à dire
Au deuxième couplet, le texte bascule vers quelque chose de plus abrupt. "J'ai le corps en vrac, j'perds des bouts d'moi" — on n'est plus dans la métaphore légère, on est dans la désintégration. Elle demande à être ramassée, littéralement, "viens ramasser mes os". Il y a une vulnérabilité totale dans ces vers, une façon de s'exposer sans filet, de réclamer de l'aide avec une franchise qui peut mettre mal à l'aise tellement elle est directe.
La scène du psychiatre à qui elle demande qu'on lui casse un bras pour pouvoir y lire "fuck, elle t'aimait pas" — c'est absurde, c'est douloureux, c'est exactement ce que font les gens quand ils ont trop mal : ils inventent des rituels impossibles pour rendre la douleur tangible.
Y a de l'amour sous les décombres
Mais Hoshi ne laisse pas la chanson s'effondrer sur elle-même. Le pont arrive comme une main tendue — "pose une perf' de lumière pour rallumer mes nuits", "ramène-moi sur Terre". Sous les débris, elle l'affirme, il reste quelque chose. De l'amour, encore. Peut-être pour quelqu'un qui n'existe pas encore, peut-être pour elle-même. Cette chanson ressemble à une annonce passée dans la nuit, sincère jusqu'à l'os : quelqu'un cherche à guérir, et elle sait que ça prendra deux.