Paroles de la chanson Billy et Joey par
Si j'vous écris ce soir, c'est qu'toute seule dans le noir, je pleure
Dans votre chambre
La chambre de vos premières histoires autour d'une guitare
J'nous voyais déjà ensemble
J'avoue, c'est pas commun d'écrire à des gamins qui n'ont
Même pas atterri sur Terre
Elle a lâché ma main avant d'tenir la vôtre, j'fais quoi
De mon rêve d'être mère ?
Billy et Joey
J'aurais rêvé d'vous voir jouer
Billy et Joey
Dans votre chambre
La chambre de vos premières histoires autour d'une guitare
J'nous voyais déjà ensemble
J'avoue, c'est pas commun d'écrire à des gamins qui n'ont
Même pas atterri sur Terre
Elle a lâché ma main avant d'tenir la vôtre, j'fais quoi
De mon rêve d'être mère ?
Billy et Joey
J'aurais rêvé d'vous voir jouer
Billy et Joey
De l'dire, j'ai la gorge nouée, j'arrive même plus à chanter, j'vous aurais tant aimés
Billy et Joey
J'attendais votre naissance pour aimer Noël, pour trouver un sens à c'que j'aimais pas
J'attendais votre présence pour aimer la mienne, mes p'tits magiciens, abracadabra
Dans vos premiers pas, j'aurais évité d'tomber, dans mes bras, vous auriez eu moins peur
Sapés en pyjama pour aller s'promener, un peu comme une armure, notre doigt d'honneur
Maman aurait crié, nous, on se serait marrés, elle aurait fini par l'faire avec nous
Mais maman s'est barrée, moi, j'me suis pas marrée, pourtant je vous jure que j'sais rire de tout
Putain, j'deviens tarée, faut qu'ma lettre s'arrête là, ça devient trop dur, mon mal-être s'arrête là
Billy et Joey
J'attendais votre naissance pour aimer Noël, pour trouver un sens à c'que j'aimais pas
J'attendais votre présence pour aimer la mienne, mes p'tits magiciens, abracadabra
Dans vos premiers pas, j'aurais évité d'tomber, dans mes bras, vous auriez eu moins peur
Sapés en pyjama pour aller s'promener, un peu comme une armure, notre doigt d'honneur
Maman aurait crié, nous, on se serait marrés, elle aurait fini par l'faire avec nous
Mais maman s'est barrée, moi, j'me suis pas marrée, pourtant je vous jure que j'sais rire de tout
Putain, j'deviens tarée, faut qu'ma lettre s'arrête là, ça devient trop dur, mon mal-être s'arrête là
Putain, j'fais une décla' aux enfants qu'j'ai pas, putain, j'fais une décla' aux enfants qu'j'ai pas
Billy et Joey
J'aurais rêvé d'vous voir jouer
Billy et Joey
De l'dire, j'ai la gorge nouée, j'vous dis au revoir, à jamais, au revoir, à jamais
Billy et Joey
Billy et Joey
J'vous dis au revoir, à jamais, au revoir, à jamais, au revoir, à jamais
Billy et Joey
J'aurais rêvé d'vous voir jouer
Billy et Joey
De l'dire, j'ai la gorge nouée, j'vous dis au revoir, à jamais, au revoir, à jamais
Billy et Joey
Billy et Joey
J'vous dis au revoir, à jamais, au revoir, à jamais, au revoir, à jamais
Que racontent les paroles de la chanson Billy et Joey de Hoshi ?
Seule dans la chambre qui n'a jamais servi
Il y a des chansons qu'on n'écoute pas vraiment la première fois. On les reçoit comme un coup, et on reste là, un peu sonné, à chercher ses mots. « Billy et Joey » est de celles-là. Hoshi s'installe dans une chambre — la chambre de deux enfants qui n'existeront jamais — et elle écrit. Une lettre. À eux. Et quelque chose dans ce geste, aussi fou qu'il puisse paraître, est d'une cohérence absolue.
L'amour avant la naissance
« J'avoue, c'est pas commun d'écrire à des gamins qui n'ont même pas atterri sur Terre. » Elle le sait. Elle le dit elle-même, avec cette autodérision légère qui est une marque de fabrique chez Hoshi, mais qui ici tremble. Parce que derrière l'aveu un peu maladroit, il y a l'immensité de ce qu'elle portait pour eux : des Noëls réinventés, une réconciliation avec elle-même, une armure cousue de pyjamas et de fou rires partagés. Billy et Joey n'ont pas existé, mais ils avaient déjà une vie entière dans sa tête. Et c'est précisément ça, le cœur du deuil périnatal que la chanson ose nommer sans trembler.
On apprend aussi, au détour d'un couplet, que la mère de Hoshi n'était pas là — « maman s'est barrée ». Alors ces enfants imaginés portaient aussi ce poids-là : réparer une lignée, recommencer quelque chose. « J'attendais votre présence pour aimer la mienne. » Peu de phrases résument aussi bien ce que peut représenter le désir d'enfant pour quelqu'un qui a grandi avec des blessures.
La lettre qui ne peut pas finir
Vers la fin, quelque chose craque. Hoshi sent que les mots débordent, que continuer serait trop. Alors elle dit au revoir — pas une fois, mais encore et encore, comme si répéter pouvait rendre la séparation réelle, ou peut-être simplement supportable. « Au revoir, à jamais » : la formule est définitive, et pourtant elle tourne en boucle, incapable de vraiment se poser. C'est l'honnêteté brutale de cette chanson — elle ne promet pas la guérison, elle témoigne juste, avec une gorge nouée, de ce qui a été perdu avant même d'avoir existé.
Il y a des chansons qu'on n'écoute pas vraiment la première fois. On les reçoit comme un coup, et on reste là, un peu sonné, à chercher ses mots. « Billy et Joey » est de celles-là. Hoshi s'installe dans une chambre — la chambre de deux enfants qui n'existeront jamais — et elle écrit. Une lettre. À eux. Et quelque chose dans ce geste, aussi fou qu'il puisse paraître, est d'une cohérence absolue.
L'amour avant la naissance
« J'avoue, c'est pas commun d'écrire à des gamins qui n'ont même pas atterri sur Terre. » Elle le sait. Elle le dit elle-même, avec cette autodérision légère qui est une marque de fabrique chez Hoshi, mais qui ici tremble. Parce que derrière l'aveu un peu maladroit, il y a l'immensité de ce qu'elle portait pour eux : des Noëls réinventés, une réconciliation avec elle-même, une armure cousue de pyjamas et de fou rires partagés. Billy et Joey n'ont pas existé, mais ils avaient déjà une vie entière dans sa tête. Et c'est précisément ça, le cœur du deuil périnatal que la chanson ose nommer sans trembler.
On apprend aussi, au détour d'un couplet, que la mère de Hoshi n'était pas là — « maman s'est barrée ». Alors ces enfants imaginés portaient aussi ce poids-là : réparer une lignée, recommencer quelque chose. « J'attendais votre présence pour aimer la mienne. » Peu de phrases résument aussi bien ce que peut représenter le désir d'enfant pour quelqu'un qui a grandi avec des blessures.
La lettre qui ne peut pas finir
Vers la fin, quelque chose craque. Hoshi sent que les mots débordent, que continuer serait trop. Alors elle dit au revoir — pas une fois, mais encore et encore, comme si répéter pouvait rendre la séparation réelle, ou peut-être simplement supportable. « Au revoir, à jamais » : la formule est définitive, et pourtant elle tourne en boucle, incapable de vraiment se poser. C'est l'honnêteté brutale de cette chanson — elle ne promet pas la guérison, elle témoigne juste, avec une gorge nouée, de ce qui a été perdu avant même d'avoir existé.