Paroles de la chanson À ta santé consentement par
(Si c'était vraiment arrivé elle aurait porté plainte tout de suite.)
(Moi je dis pas qu'elle ment... mais bon, son histoire elle est bizarre.)
(Et ça sens la vengeance personnelle.)
Maman je sais bien
Tu m'avais toujours dis
Ton corps t'appartiens
Pourtant on me l'a pris
Madame j'y suis pour rien moi
J'vous jure j'ai rien compris
Me traitez pas de putain
Ah non pas vous aussi
J'pourrais invoquer le feu
Cramer mes souvenirs
M'arracher les yeux
(Moi je dis pas qu'elle ment... mais bon, son histoire elle est bizarre.)
(Et ça sens la vengeance personnelle.)
Maman je sais bien
Tu m'avais toujours dis
Ton corps t'appartiens
Pourtant on me l'a pris
Madame j'y suis pour rien moi
J'vous jure j'ai rien compris
Me traitez pas de putain
Ah non pas vous aussi
J'pourrais invoquer le feu
Cramer mes souvenirs
M'arracher les yeux
Pour plus me voir souffrir
La science peux plus rien faire pour moi
J'pourrais vider des bouteilles
Pour plus rien ressentir
Arracher mes oreilles
Pour plus les entendre gémir
D'avance, j'ai d'ja perdu le combat
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
La science peux plus rien faire pour moi
J'pourrais vider des bouteilles
Pour plus rien ressentir
Arracher mes oreilles
Pour plus les entendre gémir
D'avance, j'ai d'ja perdu le combat
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
A ta santé consentement
Papa tu m'disais
Ne parle pas aux inconnus
J'te jure que j'l'ai pas fais
Mais ça m'est tombé dessus
Messieurs, faut pas vous fâcher
C'est quoi la victime parfaite ?
J'en fais trop ou pas assez
De toute façon vous me croirez jamais
J'pourrais invoquer le temps
Pour qu'il me rende mon innocence
Me vider de mon sang
Pour retrouver mon essence
Tu as
Détruit une partie de moi
A ta santé consentement
A ta santé consentement
A ta santé consentement
Papa tu m'disais
Ne parle pas aux inconnus
J'te jure que j'l'ai pas fais
Mais ça m'est tombé dessus
Messieurs, faut pas vous fâcher
C'est quoi la victime parfaite ?
J'en fais trop ou pas assez
De toute façon vous me croirez jamais
J'pourrais invoquer le temps
Pour qu'il me rende mon innocence
Me vider de mon sang
Pour retrouver mon essence
Tu as
Détruit une partie de moi
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
A ta santé consentement
Pourquoi elle a rien dis avant ?
Non mais elle fais ça pour l'argent
Ou pour le buzz, c'est évident
De toute façon je la sens pas vraiment
Et la présomption d'innocence ?
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Regarde moi bien en face
Et ose dire que je mens
Que la honte change de place
Que la peur change de camp
A ta santé consentement
A ta santé consentement
Pourquoi elle a rien dis avant ?
Non mais elle fais ça pour l'argent
Ou pour le buzz, c'est évident
De toute façon je la sens pas vraiment
Et la présomption d'innocence ?
Pourquoi juger quelqu'un d'avance ?
Parce que pour tant de viols en France
Beaucoup trop peu de sentences
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Parce que pour tant de viols en France
Beaucoup trop peu de sentences
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
A ta santé consentement
Il serait temps qu'on s'entende
Que racontent les paroles de la chanson À ta santé consentement de Hoshi ?
Un toast amer
Il y a des chansons qui commencent doucement, presque tendrement, avant de vous saisir à la gorge. « À ta santé consentement » de Hoshi est de celles-là. On entre dans le morceau par une confidence adressée à une mère — « Maman, je sais bien, tu m'avais toujours dit, ton corps t'appartient » — et la phrase qui suit tombe comme un couperet : « Pourtant, on me l'a pris ».
Dès ces quelques mots, on comprend que cette chanson ne sera pas facile. Elle ne cherche pas à l'être.
Se justifier devant ceux qui ne croiront jamais
Ce qui frappe au fil des couplets, c'est l'épuisement qui transparaît dans chaque ligne. La narratrice ne raconte pas les faits — elle se défend, encore et encore, face à des interlocuteurs qui doutent d'elle par principe. Elle supplie qu'on ne la traite pas de « putain », elle anticipe le verdict — « toute façon, vous me croirez jamais » — avec une résignation qui fait mal à lire. Hoshi capture avec une précision troublante ce moment où la victime devient suspecte, où raconter son agression revient à s'exposer au procès de sa propre crédibilité.
Les images que la chanson convoque pour dire la douleur intérieure sont d'une intensité rare : l'envie de « cramer ses souvenirs », de « vider des bouteilles pour plus rien ressentir », de « se vider de son sang pour retrouver son essence ». Ce ne sont pas des métaphores poétiques habillées pour le grand public — ce sont des descriptions brutes de ce que le trauma fait à un corps, à une identité.
Quand la foule prend la parole
Le tournant arrive dans le troisième couplet, presque parlé, où Hoshi laisse résonner les voix du déni collectif : « Pourquoi elle a rien dit avant ? », « elle fait ça pour l'argent ». On reconnaît ces phrases. On les a entendues dans les commentaires, dans les tribunaux, dans les dîners de famille. Les entendre ici, dans une chanson, sans guillemets protecteurs, c'est vertigineux — et c'est exactement le but. Hoshi les cite pour les exposer à la lumière, et leur répond avec les chiffres : trop de viols, trop peu de condamnations.
Le refrain répété jusqu'à l'obsession — « À ta santé, consentement, il serait temps qu'on s'entende » — finit par ressembler à un mantra d'épuisement autant qu'à un cri de colère. Un toast porté à ce qui devrait être une évidence et qui reste, encore, un combat.
Il y a des chansons qui commencent doucement, presque tendrement, avant de vous saisir à la gorge. « À ta santé consentement » de Hoshi est de celles-là. On entre dans le morceau par une confidence adressée à une mère — « Maman, je sais bien, tu m'avais toujours dit, ton corps t'appartient » — et la phrase qui suit tombe comme un couperet : « Pourtant, on me l'a pris ».
Dès ces quelques mots, on comprend que cette chanson ne sera pas facile. Elle ne cherche pas à l'être.
Se justifier devant ceux qui ne croiront jamais
Ce qui frappe au fil des couplets, c'est l'épuisement qui transparaît dans chaque ligne. La narratrice ne raconte pas les faits — elle se défend, encore et encore, face à des interlocuteurs qui doutent d'elle par principe. Elle supplie qu'on ne la traite pas de « putain », elle anticipe le verdict — « toute façon, vous me croirez jamais » — avec une résignation qui fait mal à lire. Hoshi capture avec une précision troublante ce moment où la victime devient suspecte, où raconter son agression revient à s'exposer au procès de sa propre crédibilité.
Les images que la chanson convoque pour dire la douleur intérieure sont d'une intensité rare : l'envie de « cramer ses souvenirs », de « vider des bouteilles pour plus rien ressentir », de « se vider de son sang pour retrouver son essence ». Ce ne sont pas des métaphores poétiques habillées pour le grand public — ce sont des descriptions brutes de ce que le trauma fait à un corps, à une identité.
Quand la foule prend la parole
Le tournant arrive dans le troisième couplet, presque parlé, où Hoshi laisse résonner les voix du déni collectif : « Pourquoi elle a rien dit avant ? », « elle fait ça pour l'argent ». On reconnaît ces phrases. On les a entendues dans les commentaires, dans les tribunaux, dans les dîners de famille. Les entendre ici, dans une chanson, sans guillemets protecteurs, c'est vertigineux — et c'est exactement le but. Hoshi les cite pour les exposer à la lumière, et leur répond avec les chiffres : trop de viols, trop peu de condamnations.
Le refrain répété jusqu'à l'obsession — « À ta santé, consentement, il serait temps qu'on s'entende » — finit par ressembler à un mantra d'épuisement autant qu'à un cri de colère. Un toast porté à ce qui devrait être une évidence et qui reste, encore, un combat.