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Paroles de la chanson Flemme par Hippocampe Fou

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Paroles de la chanson Flemme par

Trop d'flow dans mes sound systems
Mon tourbus, un camion-citerne
Quand le public est trop mou, ça m'énerve
Donc j'donne tout, au merch, y a des minerves
Y a des gens qui crient, des gens qui grognent
J'suis la bouteille de liqueur devant une bande d'ivrognes
J'ai fait mon trou sans qu'on m'pistonne
J'me répare en écrivant des p'tites bricoles
Ça r'bondit comme dans les nineties, trop d'la balle
Ils prennent plus l'temps d'groover, faut qu'j'm'adapte
Je sillonne en grattant comme la gale
J'passe de tire-au-flanc au mode rafale
Un ghostwriter ? Pas la peine
Les autres rappeurs ? À la traîne
La vie, un aller simple, qu'à c'la n'tienne
Pas d'retour, moins d'larsen

J'ai rangé ma longue-vue, j'en ai marre des réseaux
J'ai soulevé la concu', j'ai plus d'alter ego
J'ai l'audace d'un profane, la rigueur d'un dévot
Faut pas serrer la vis, faut desserrer l'étau

T'as la fame ? J'ai la flemme
Y a pas d'thème, pas la peine
T'as la fame ? J'ai la flemme
Y a pas d'thème, pas la peine

Le kick tape, couvre le tic-tac
Le temps s'dilate, le rythme nous kidnappe
Ma voix zigzague dans ce micmac
Les barres croustillent comme des KitKat
Tu peux les engloutir comme un p'tit snack
Tomber la chemise dans l'habitacle
Danser la chenille ou le mille-pattes
C'est pas un mirage, c'est un miracle
Ma bouche, une ventouse, ton cœur, un tambour
Je rec en pantoufles, j'allume ton ampoule
Tes synapses fument, oublie toute ta paperasse
Les syllabes fusent, allez, bouge ta carcasse

J'ai rangé ma longue-vue, j'en ai marre des réseaux
J'ai soulevé la concu', j'ai plus d'alter ego
J'ai l'audace d'un profane, la rigueur d'un dévot
Faut pas serrer la vis, faut desserrer l'étau

T'as la fame ? J'ai la flemme
Y a pas d'thème, pas la peine
T'as la fame ? J'ai la flemme
Y a pas d'thème, pas la peine

Que racontent les paroles de la chanson Flemme de Hippocampe Fou ?

Un rappeur en pantoufles qui allume tout

Il y a quelque chose d'immédiatement désarmant dans "Flemme" d'Hippocampe Fou. Dès les premières secondes, on sent qu'on n'est pas là pour une démonstration de force ni pour un show de hype. On est chez quelqu'un. Quelqu'un qui enregistre en pantoufles, qui le dit, et qui s'en fout royalement.

Le paradoxe du flow sans effort

Le premier couplet plante le décor d'une scène de concert — le public trop mou, le merch, le tourbus — mais très vite, le récit glisse vers quelque chose de plus intime. "Je me répare en écrivant des p'tites bricoles" : cette phrase, presque murmurée entre deux images de scène, dit tout. L'écriture n'est pas un métier ici, c'est une thérapie, un réflexe. Et puis il y a ce refrain, aussi simple qu'imparable. "T'as la fame ? J'ai la flemme." Face à tous ceux qui s'agitent, qui postent, qui calculent leur image — "j'en ai marre des réseaux" — Hippocampe Fou choisit l'étau desserré. Pas le relâchement, non. La liberté.

Quand la musique prend le corps

Le deuxième couplet change de texture. On quitte la posture pour entrer dans le son lui-même. Le kick qui couvre le tic-tac, le temps qui se dilate, les syllabes qui fusent : Hippocampe Fou décrit ce que la musique fait à l'intérieur — aux synapses, au cœur, à la carcasse. Il y a une générosité dans cette façon d'écrire, quelque chose qui ressemble à une invitation plutôt qu'à une performance. "Allez, bouge ta carcasse" n'est pas un ordre, c'est presque une main tendue.

Au fond, "Flemme" est une chanson sur la confiance. Confiance dans le texte, dans le beat, dans l'auditeur. Pas besoin de courir après quoi que ce soit quand on sait exactement ce qu'on fait — même en pantoufles.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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