Paroles de la chanson Ritual par
I can hear the floors creeping
It echoes through the hall
I can your thoughts speaking
'Cause you don't wanna talk
I can see the water leaking
In the house we're drowning in
And we'll do it again
And again, and again
Oh I'm all out of favours
Oh I'm, I'm not a saviour
How long can we wait for a miracle?
You tear me up, It's a ritual
Nothing left to sacrifice
Heaven is a state of mind
It echoes through the hall
I can your thoughts speaking
'Cause you don't wanna talk
I can see the water leaking
In the house we're drowning in
And we'll do it again
And again, and again
Oh I'm all out of favours
Oh I'm, I'm not a saviour
How long can we wait for a miracle?
You tear me up, It's a ritual
Nothing left to sacrifice
Heaven is a state of mind
How long can we wait, for a miracle?
(Ooooooooh)
Tell me how's your heart beating?
Is it so out of time?
I think we hit a wall of reasons
That I don't know how to climb
Oh I'm all out of favours
Oh I'm, I'm not a saviour
How long can we wait for a miracle?
You tear me up, It's a ritual
Nothing left to sacrifice
Heaven is a state of mind
How long can we wait for a miracle?
(Ah)
(Ooooooooh)
Tell me how's your heart beating?
Is it so out of time?
I think we hit a wall of reasons
That I don't know how to climb
Oh I'm all out of favours
Oh I'm, I'm not a saviour
How long can we wait for a miracle?
You tear me up, It's a ritual
Nothing left to sacrifice
Heaven is a state of mind
How long can we wait for a miracle?
(Ah)
How long can we wait for a miracle?
How long can we wait for a miracle?
Nothing left to sacrifice
Heaven is a state of mind
How long can we wait for a miracle?
(How long can we wait for a miracle?)
(You tear me up, It's a ritual)
(Nothing left to sacrifice)
(Heaven is a state of mind)
(How long can we wait for a miracle?)
(How long)
(How long)
(How long)
Que racontent les paroles de la chanson Ritual de David Kushner ?
La maison brûle, et personne ne bouge
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans l'ouverture de "Ritual" — ces bruits de maison la nuit, les craquements de parquet, le silence pesant de quelqu'un qui pense trop fort sans rien dire. David Kushner installe l'atmosphère en quelques mots à peine, et pourtant on est déjà dedans, dans cette pièce trop petite pour deux personnes qui ne savent plus comment se parler.
Dans la noyade du quotidien
L'image est belle et cruelle à la fois : une maison qui fuit, dans laquelle on se noie lentement. Pas une explosion, pas une rupture nette. Juste l'eau qui monte, imperceptiblement, et deux gens qui regardent le plafond au lieu de réparer la fuite. Ce que Kushner décrit, c'est cette phase particulière d'une relation abîmée où la souffrance est devenue si routinière qu'elle n'alarme plus. "And we'll do it again, and again, and again" — la phrase tombe comme un constat, presque détaché, et c'est précisément ça qui fait mal. La douleur est devenue une habitude, le couple une mécanique usée qu'on relance par inertie.
Attendre ce qui ne vient pas
Au cœur du morceau, il y a cette question qui revient en boucle : combien de temps peut-on patienter avant que quelque chose change ? Kushner ne se fait aucune illusion — il dit clairement qu'il n'est pas un sauveur, qu'il a épuisé ses ressources, qu'il a grimpé un mur de raisons sans trouver comment passer de l'autre côté. Et cette phrase, "Heaven is a state of mind", résonne comme une vérité amère : le bonheur n'est pas quelque chose qui arrive, c'est quelque chose qu'on décide — ou qu'on est incapable de décider ensemble.
Ce qui rend "Ritual" si efficace, c'est justement son refus du drame spectaculaire. Pas de cris, pas de grande scène. Juste la répétition douce et épuisante d'un "how long can we wait" qui finit par ressembler à une prière sans destinataire.
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans l'ouverture de "Ritual" — ces bruits de maison la nuit, les craquements de parquet, le silence pesant de quelqu'un qui pense trop fort sans rien dire. David Kushner installe l'atmosphère en quelques mots à peine, et pourtant on est déjà dedans, dans cette pièce trop petite pour deux personnes qui ne savent plus comment se parler.
Dans la noyade du quotidien
L'image est belle et cruelle à la fois : une maison qui fuit, dans laquelle on se noie lentement. Pas une explosion, pas une rupture nette. Juste l'eau qui monte, imperceptiblement, et deux gens qui regardent le plafond au lieu de réparer la fuite. Ce que Kushner décrit, c'est cette phase particulière d'une relation abîmée où la souffrance est devenue si routinière qu'elle n'alarme plus. "And we'll do it again, and again, and again" — la phrase tombe comme un constat, presque détaché, et c'est précisément ça qui fait mal. La douleur est devenue une habitude, le couple une mécanique usée qu'on relance par inertie.
Attendre ce qui ne vient pas
Au cœur du morceau, il y a cette question qui revient en boucle : combien de temps peut-on patienter avant que quelque chose change ? Kushner ne se fait aucune illusion — il dit clairement qu'il n'est pas un sauveur, qu'il a épuisé ses ressources, qu'il a grimpé un mur de raisons sans trouver comment passer de l'autre côté. Et cette phrase, "Heaven is a state of mind", résonne comme une vérité amère : le bonheur n'est pas quelque chose qui arrive, c'est quelque chose qu'on décide — ou qu'on est incapable de décider ensemble.
Ce qui rend "Ritual" si efficace, c'est justement son refus du drame spectaculaire. Pas de cris, pas de grande scène. Juste la répétition douce et épuisante d'un "how long can we wait" qui finit par ressembler à une prière sans destinataire.